Grimace du lundi

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Joyeux… Daphne du Maurier

La grande romancière britannique Daphne du Maurier (« Rebecca », « L’Auberge de la Jamaïque » …) est l’héroïne du 377è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité ou bisexualité n’a pas empêché la réussite.

Daphne du Maurier, l’une des romancières britanniques les plus lues au monde

Daphne du Maurier, née le 13 mai 1907 à Londres et morte le 19 avril 1989 à Par, village portuaire de Cornouailles, est une romancière, nouvelliste et dramaturge britannique.

Biographie

Daphné du Maurier est la fille de Sir Gerald du Maurier, acteur célèbre de son époque, et la petite-fille de l’écrivain et dessinateur George du Maurier, auteur notamment du roman « Peter Ibbetson » et ami de Henry James. La mère de Daphné, Muriel Beaumont, est également actrice. Elle abandonne sa carrière en se mariant. Daphné a deux sœurs : Angela (1904–2002) et Jeanne (1911-1997). Après une brève carrière d’actrice, Angela devient romancière elle aussi.

Daphné termine ses études à Meudon, près de Paris, dans une finishing school (pensionnat pour jeunes filles), pour se perfectionner en français et en culture générale. Elle y fait une rencontre déterminante, celle de la directrice d’études, Mlle Fernande Yvon avec qui elle a sa première liaison amoureuse. En 1928, les premières nouvelles de Daphne du Maurier paraissent dans le magazine « Bystander », édité par son oncle William Comyns Beaumont.

Son premier roman, « La Chaîne d’amour » (« The Loving Spirit » – réédité aujourd’hui en français sous le titre « L’Amour dans l’âme »), est publié en 1931 et obtient un succès honorable. Elle passe une grande partie de son temps dans la maison « Ferryside » achetée par son père en 1926 et située dans le village de Bodinnick ; les Cornouailles vont devenir une véritable source d’inspiration pour Daphné qui y situe les intrigues de la plupart de ses romans.

Daphne tombe amoureuse et épouse en 1932, un jeune homme qui deviendra général, Frederick « Boy » Browning (1896-1965), passionné de voile comme elle. Le couple donnera naissance à trois enfants : Tessa (1933), Flavia (1937) et Christian Frederick (1940).

Après deux romans (« I’ll never be young Again » – « Jeunesse perdue », 1932 et « The Progress of Julius » – « La Fortune de Sir Julius », 1933), Daphne publie une biographie de son père, « Gerald » en 1934. Elle obtient son premier grand succès avec le roman « L’Auberge de la Jamaïque » (« Jamaica Inn ») publié en 1936 : un article du magazine culturel « Spectator » la compare à R.L. Stevenson et les ventes du roman s’envolent très vite.

« Rebecca » triomphe et suite de vie

Dans le courant de l’année 1936, elle suit son mari à Alexandrie en Égypte. Profondément déprimée par le climat et l’atmosphère de la colonie anglaise, elle rédige avec peine un essai sur sa famille, « Les Du Maurier ». Elle rentre en Angleterre pour accoucher de sa deuxième fille puis rejoint son mari. Elle commence la rédaction de « Rebecca » en Égypte et la famille regagne Londres en décembre 1937. « Rebecca » est publié en 1938 et c’est un véritable triomphe.

Si la plupart des critiques reprochent au livre son manque d’innovation, certains notent l’indéniable talent de conteuse de Daphné du Maurier. L’ouvrage s’écoule à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires aussi bien en Angleterre qu’aux États-Unis et bouleverse la vie de son autrice qui accède à une totale indépendance.

En 1943, Daphne s’installe à l’année à son manoir de Menabilly, à quelques centaines de mètres de la maison paternelle de Bodinnick.

Son mari Frederick est anobli en 1946 pour son action pendant la Guerre. Daphne devient lady Browning et doit accompagner son époux qui termine sa carrière comme attaché militaire auprès du prince Philip (mari de la Reine Elizabeth II).

A partir de 1969 jusqu’à sa mort, elle vit dans un autre manoir, baptisé « Kilmarth », toujours en Cornouailles et bord de mer. C’est là qu’elle s’éteint à l’âge de quatre-vingt-deux ans.

Oeuvre

Plusieurs de ses romans relèvent du suspense psychologique et criminel, notamment « L’Auberge de la Jamaïque » (« Jamaica Inn »), « Rebecca », son chef-d’œuvre, ainsi que « Ma cousine Rachel » (« My Cousin Rachel »). Ces trois oeuvres emploient en outre les ressorts propres au roman gothique dans un cadre moderne, tout comme « Le Bouc émissaire » (« The Scapegoat »).

D’autres récits ont recours à des éléments résolument fantastiques : la potion qui permet au héros de voyager dans le temps dans « La Maison sur le rivage » (« The House on the Strand ») ou la vie après la mort dans la nouvelle « Le Pommier » (« The Apple Tree ») (…)

D’autres ouvrages de Daphné du Maurier s’apparentent à des chroniques ou des romans historiques. Ainsi, « Le Général du roi » (« The King’s General ») se situe entre la Première et la Deuxième guerre civile anglaise du milieu du XVIIe siècle. De plus, Daphné du Maurier a beaucoup écrit sur son histoire familiale. Dans « Les Souffleurs de verre » (« The Glass-Blowers »), elle évoque les origines françaises de sa famille.

Le roman « Mary-Ann », qui se déroule au tout début du XIXe siècle, est centré sur la vie de son arrière-arrière-grand-mère, Mary Anne Clarke. « Les Du Maurier » raconte l’histoire de sa famille entre les années 1810 et 1936. « Gerald » est une biographie de son père, publiée peu de temps après la mort de celui-ci. Sacrifiant à une mode antiaméricaine, elle écrit en 1972 un roman de politique-fiction, « Mad » (« Rule Britannia »), qui imagine la Grande-Bretagne occupée par l’armée américaine.

Bisexualité

Quelques années après sa mort, la bisexualité de Daphné du Maurier est révélée par Margaret Forster dans la biographie « Daphne du Maurier : The Secret Life of the Renowned Storyteller » (1993), et par la publication de la correspondance de l’auteur. Daphné du Maurier a eu une relation amoureuse platonique avec la comédienne et chanteuse Gertrude Lawrence et un flirt surtout épistolaire avec Ellen Doubleday, l’épouse de son éditeur américain.

A 18 ans, Daphné eut une première liaison homosexuelle avec son professeur de français du pensionnat de jeunes filles de Meudon (près de Paris) où elle terminait ses études.

Daphné du Maurier n’était pas complètement (ni même principalement) lesbienne. Après son amour d’adolescence, elle tomba amoureuse du cinéaste Carol Reed, puis de ‘Boy’ Browning, jeune officier britannique (et futur Général d’armée) et ami de la famille royale, qu’elle épousa. Ce mariage fut heureux pendant plusieurs années et produisit trois enfants. Mais quand le général Browning revint de la Guerre, il n’eut pas envie de reprendre les relations sexuelles avec elle (bien que Daphné était toujours une beauté et encore jeune à 38 ans). Déconcertée et dépressive, elle se tourna vers les femmes pour se consoler : d’abord Ellen Doubleday, qui ne fut pas intéressée, puis Gertrude Lawrence, qui le fut.

Malgré ses penchants homosexuels, elle méprisait profondément les lesbiennes, déclarant : « Si jamais quelqu’un appelle cette sorte d’amour par le mot déplaisant qui commence par « L », je jure devant Dieu que je lui arrache les tripes » … Son oeuvre contient des personnages homosexuels masculins et féminins ; « Rebecca », son roman le plus célèbre est fascinant pour ses deux héros sexuellement ambivalents : Maxim de Winter, aristocrate probablement homosexuel, et l’ignoble gouvernante Mme Danvers.

L’attirance de l’auteur pour les femmes fut gardée secrète (elle ne fit pas son comingout) en raison d’un père homophobe (mort en 1934), et surtout possessif, car lui interdisant dans sa jeunesse de « sortir avec des garçons ».

Postérité

Daphné du Maurier a été anoblie en 1969, avec le titre de Dame de l’Ordre de l’Empire britannique par la reine Élisabeth II ; cependant, elle n’a jamais utilisé son titre et ses enfants n’ont découvert qu’elle était Dame Daphné du Maurier qu’à la lecture des journaux.

De nombreuses ouvrages écrits par Daphné du Maurier ont été adaptés au cinéma, les plus célèbres étant probablement ceux réalisés par Alfred Hitchcock : « L’Auberge de la Jamaïque » (1939) avec Charles Laughton, « Rebecca » (1940) avec Laurence Olivier et Joan Fontaine, ainsi que la nouvelle « Les Oiseaux » (« The Birds ») (1963) avec Tippi Hedren.

Cette célèbre nouvelle se révèle être moins un texte fantastique (comme peut le laisser croire son adaptation cinématographique par Alfred Hitchcock) qu’une œuvre symboliste sur la guerre donnant lieu à une évocation voilée des attaques aériennes des forces allemandes sur la Grande-Bretagne pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’explication (des attaques d’humains par des oiseaux) est rationnelle et non morale : elles s’expliquent par les variations météorologiques du moment, et ne se limitent pas aux petits volatiles mis en cage (ou mangés) par l’homme ; bien que non maltraités, les rapaces participent également aux agressions.

wikipedia + The Independent – résumé et traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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Gâteau du dimanche (139)

Pour mon cher ami Tauche et son mari, je réalise presque chaque semaine des gâteaux à la fois sains et gourmands et j’ai décidé de vous faire profiter, joyeux visiteurs, de mes plus belles réussites…

Cette semaine, j’ai essayé une recette parue récemment chez United Colours of Macarons de gâteau roulé chocolat praliné car mes amis adorent le parfum praliné

J’ai remplacé la farine par mon mélange sans gluten, et le sucre par du rapadura, plus sains pour mes amis, j’ai obtenu une joyeux :

Gâteau roulé au chocolat et praliné maison

Ingrédients pour le praliné maison (Recette de Philippe Conticini)
(Temps de préparation: 30 minutes):

  • 150 g de noisettes
  • 150 g d’amandes
  • 140 g de rapadura (au lieu de 200 g de sucre)
  • 10 cl d’eau
  • 2 pincées de fleur de sel

Préparation :

  • Torréfier les noisettes et les amandes en les étalant sur une plaque de four, à 150°C pendant 20 minutes. Laisser refroidir.
  • Dans une casserole, réaliser un sirop en portant le rapadura et l’eau à 116° C. Ajouter les noisettes et les amandes torréfiées et remuer jusqu’à ce que le rapadura s’agglutine autour. Continuer de remuer sur feu moyen sans s’arrêter pendant 10 minutes environ jusqu’à ce que le sucre caramélise autour des fruits secs (couleur blond foncé).
  • Laisser refroidir le tout sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
  • Mixer les fruits secs caramélisés dans un robot en procédant par « à coups », le mélange va d’abord se transformer en poudre puis en pâte de praliné. Vous aurez besoin de 100 g de praliné pour cette recette, le reste se conserve au frais dans un récipient hermétique. Retrouvez de nombreuses recettes à la fin de l’article pour l’utiliser dans de délicieuses recettes.

Ingrédients pour la crème au chocolat et au praliné
(Temps de préparation: 10 minutes; Temps de repos: 30 minutes) :

  • 180 g de chocolat noir
  • 100 g de praliné
  • 20 cl de crème liquide entière

Préparation :

  • Au bain marie, faire fondre le chocolat et le praliné. Laisser refroidir.
  • Une fois le mélange chocolat-praliné refroidi, fouetter la crème liquide bien froide pour obtenir une crème montée bien ferme. Ajouter la crème délicatement au mélange chocolat-praliné.
  • Laisser reposer la crème (filmée) au frais pendant environ 30 minutes.

Ingrédients pour le biscuit roulé (génoise)
(Temps de préparation: 20 minutes; Temps de cuisson: 7 minutes):

  • 4 oeufs
  • 55 g de rapadura (au lieu de 80 g de sucre de coco ou de canne)
  • 70 g de farine de riz + 50 g de poudre d’amande + 30 g de fécule de maïs (ou 150 g de farine « normale » si vous tolérez le gluten)
  • 3 c à s de rhum (pour détendre la pâte)
  • Facultatif : un peu de cannelle, de vanille ou les deux à la fois !

Préparation :

  • Préchauffer le four à 190°C (th 6 – 7)
  • Préparer le biscuit en fouettant dans un grand saladier les jaunes d’oeufs avec le sucre.
  • Incorporer les épices puis la farine + poudre amandes + fécule (tamisées). Mélanger bien (si la pâte est trop dense, la détendre avec du rhum (ou autre liquide).
  • Monter les blancs d’oeuf en neige ferme.
  • En prélever 1/4 pour détendre la pâte du biscuit en mélangeant l’ensemble vivement.
  • Incorporer les 3/4 restants avec délicatesse (à la spatule).
  • Etaler la pâte sur une plaque à pâtisserie tapissée de papier cuisson huilé (environ 40 cm x 30 cm, soit 1/2 cm d’épaisseur) (l’étaler sur toute la surface de la plaque).
  • Enfourner pour 7 minutes environ à 190°C : le biscuit doit être juste doré, bien surveiller.

Roulage :

  • Pendant ce temps, préparez une seconde feuille sulfurisée et posez la sur un torchon humide.
  • A la sortie du four, retournez la pâte sur la seconde feuille sulfurisée et ôtez délicatement le papier qui a cuit avec.
  • Roulez le biscuit serré sur lui-même sans attendre (sinon il va sécher et casser). Remarque : la difficulté est de ne pas le casser, c’est pourquoi le biscuit ne doit pas être trop cuit – astuce pour rouler un biscuit roulé sans le casser ici.
  • Attendre que le biscuit refroidisse pour le dérouler et le garnir.

Finition :

  • Etaler de la crème chocolat praliné en couche lisse à la spatule sur l’ensemble du biscuit puis le re rouler.
  • Le mettre dans un torchon légèrement humide. Réserver la bûche ainsi formée au moins 1 heure (ou toute une journée) au réfrigérateur.

Verdict de Tauche et son mari :

… Délicieux et gourmand, un chocolat praliné qui inonde de douceur le palais !!! / une friandise gourmande chocolatée !!! … Bravo le chef !!!

Revenez pour des nouveaux gâteaux joyeux prochainement sur Roijoyeux !!!

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Silent Sunday #22

… Une photo, pas de mot …

… c’est dimanche …

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Enigme du petit train

… De quel film s’agit-il ?? …

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