Joyeux… Edith Head

Pour fêter son 124è anniversaire de naissance, revoici mon article sur la formidable Edith Head, plus célèbre costumière de l’histoire du cinéma américain.

Edith Head, légendaire créatrice de costumes

Edith Head (28 octobre 1897 – 24 octobre 1981) est une costumière de cinéma américaine, qui a remporté huit Oscar de la meilleure création de costumes entre 1949 et 1973, au cours d’une très longue carrière qui lui valut de gagner plus d’Oscar que n’importe quelle autre femme dans toute l’histoire du cinéma.

Née et élevée en Californie, Edith Head commença sa vie professionnelle comme professeur de français dans une école pour filles de Los Angeles, la Hollywood School for Girls, mais elle était attirée par le dessin et la création de costumes. Après avoir suivi les cours du soir de l’école d’art Chouinard de L.A., elle fut engagée à 25 ans comme dessinatrice de costumes par le studio de cinéma « Paramount » (1923) avec lequel elle allait rester plus de 4 décennies…

Edith Head fut remarquée une première fois par la profession pour l’extraordinaire sarong porté par Dorothy Lamour dans « The Jungle Princess » (1936) qui lui valut bien des éloges et elle devint plus largement célèbre après avoir remporté l’Oscar de la meilleure création de costumes pour « L’héritière » de William Wyler (1949).

Dans le monde du stylisme hollywoodien dominé par des hommes, Edith Head se distingua de ses collègues masculins par les relations de travail très étroites qu’elle entretenait avec les actrices et acteurs qu’elle habillait (mais surtout les actrices) ; elle communiquait très largement avec eux et fut amenée à voir beaucoup des plus grandes stars féminines de l’histoire du cinéma en sous-vêtements et nues ; un de ses plus grands regrets fut de ne pas jamais avoir habillé Marilyn Monroe.

Elle travailla pour le studio Paramount pendant 44 années (jusqu’à l’âge de 69 ans) mais en 1967, ce studio refusa de renouveler son contrat et elle fut invitée par Alfred Hitchcock à rejoindre le studio Universal où elle allait gagner son 8ème et dernier Oscar pour « L’Arnaque » (1973). Elle travailla chez Universal jusqu’à son décès en 1981 à l’âge de 83 ans.

Postérité d’Edith Head

Edith Head est, encore aujourd’hui, la plus célèbre costumière d’Hollywood, et la plus prolifique. Sa carrière dura plus de 50 années, au cours desquelles elle dessina les costumes de 1131 films, soit environ 35 projets par an.

Elle savait comment habiller superbement les artistes pour qu’ils brillent sur grand écran. Quand les plus grandes stars du cinéma américain s’examinaient dévêtues dans le miroir, c’était elle qui se tenait juste derrière, prête à gommer les défauts corporels et mettre en valeur les qualités pour les rendre extraordinairement glamour, tout en évitant soigneusement la moindre touche de glamour sur elle-même.

Voici quelques unes des créations de costumes les plus inoubliables d’Edith Head

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Ingrid Bergman dans « Les enchaînés » (« Notorious »), 1946 :

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Bette Davis dans « All About Eve », 1950 :

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Olivia de Havilland dans « L’héritière » (« The Heiress »), 1949 :

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Hedy Lamarr dans « Samson and Delilah », 1949 :

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Elizabeth Taylor dans « A Place in the Sun », 1951 :

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Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s, 1961 :

Grace Kelly dans « Fenêtre sur cour », 1954 :

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Grace Kelly dans « La main au collet », 1954 :

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Sophia Loren dans « Le Diable en collants roses », 1960 :

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Natalie Wood dans « Propriété interdite », 1966 :

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Tippi Hedren dans « Les oiseaux », 1963 :

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Mais… Edith Head était-elle joyeux ?? …

Homosexualité d’Edith Head

A Hollywood, l’homosexualité d’Edith Head était un secret de Polichinelle. Mais, et c’est le moins qu’on puisse dire, elle était très discrète, au point qu’on ne sait pas si elle a eu une vie sexuelle (…) certains historiens pensent qu’elle était asexuelle.

Ce qui est connu, c’est qu’entre 1940 et 1979, elle fut l’épouse de Wiard Ihnen chef décorateur et directeur artistique, gagnant de deux Oscar des meilleurs décors…

Mais … selon l’actrice Elsa Lanchester (« La fiancée de Frankenstein »), Edith Head n’eut pas de rapports intimes avec lui : « [Edith] et son mari vivent séparément. Il est habituellement à son ranch dans la campagne (alors qu’elle est à Los Angeles)… Il avait plus de 50 ans lorsqu’elle l’a épousé (…), ajoutant d’un ton moqueur : « Ils étaient bons amis bien avant de se passer la bague au doigt, et après … ils sont restés bons amis. »

Il est connu qu’Edith Head adorait Grace Kelly, aussi fut-elle très blessée que l’actrice ne lui demande pas de dessiner la robe de son mariage avec le Prince Rainier de Monaco … mais c’est Edith qui dessina la tenue grise très photographiée (et très peu sexy) que la Princesse Grace porta pour partir en voyage de noces…

Une interview qu’elle donna en 1979 au journaliste spécialiste du cinéma Boze Hadleigh est révélatrice de l’attirance d’Edith pour les femmes :

Edith Head : Les vedettes féminines ne sont pas toutes faites dans le même moule (donc on doit faire beaucoup de rembourrage) mais cela ne quitte pas la salle d’essayage. Je ne révèle jamais rien. J’ai vu beaucoup de stars nues. Il y en a qui sont sensationnelles – avec des seins et des corps superbes. Il n’y a aucune vulgarité dans la nudité.

Boze Hadleigh : La nudité féminine.

Edith Head : Bien sûr. Qui a envie des voir les hommes nus ?

wikipedia + « Hollywood Lesbians » par Boze Hadleigh – résumé et traduit par roijoyeux

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Bonbon du mercredi

Aujourd’hui mercredi, le weekend est encore un peu loin ; pour vous donner force et courage jusqu’à vendredi, voici… le bonbon du mercredi :

Et en ce mercredi, c’est Gérémy Crédeville qui vous envoie sa force et son courage pour bien terminer la semaine !! …

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Gio Benitez… bientôt

Le journaliste vedette américain Gio Benitez (ABC News, Good Morning America) est-il joyeux ?? …

… La réponse bientôt sur … roijoyeux !!!

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Joyeux… Tyler Hanes

Pour fêter ses 39 ans, revoici mon article sur le beau et talentueux Tyler Hanes, acteur, chanteur, danseur et chorégraphe américain connu pour son travail sur des comédies musicales de Broadway.

Tyler Hanes, artiste américain prodige

Tyler Hanes est né à Jacksonville (Floride) le 12 octobre 1982 et a grandi à Marietta, en Georgie. 5è d’une fratrie de 7 enfants, Tyler a été élevé par sa mère, Bonnie Hanes. Il a commencé à danser à l’âge de 7 ans, influencé par ses soeurs.

Ado, il a poursuivi ses études d’abord en Georgie au lycée Pebblebrook et au Centre des arts du spectacle de Comté de Cobb, ensuite au cours de danse Earle Cobb à San Antonio, et enfin à l’Université Carnegie Mellon (section théâtre musical).

Tyler Hanes fut découvert en 1999 à l’âge de 17 ans par la célèbre actrice et chorégraphe Ann Reinking, alors qu’il participait au Broadway Theater Project à Tampa (Floride). Elle le choisit pour un rôle sur la tournée nationale de la comédie musicale « Fosse » (2001), hommage aux spectacles imaginés par le légendaire chorégraphe Bob Fosse.

Cette comédie musicale fut un énorme succès et allait gagner plusieurs Tony Awards, mais Tyler Hanes quitta rapidement la tournée pour continuer ses études à l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh. Après un an, il partit s’installer à New York où il fit ses débuts à Broadway dans une nouvelle version de la comédie musicale « Oklahoma! » (2002).

Ensuite il apparut dans de nombreuses comédies musicales et pièces de théâtre originales, comme « Urban Cowboy » (musical), « The Boy From Oz », « The Frogs » (musical), « Sweet Charity » et il joua le rôle de Larry dans une reprise de « Chorus Line ».

Il chanta aussi dans les nouvelles versions des comédies musicales « Hairspray » et « On the town » et le rôle du chat Rum Tum Tugger dans « Cats » toujours à Broadway… Off Broadway, il a participé des spectacles musicaux comme « Juno » (tiré de la pièce de théâtre classique « Juno and the Paycock ») et « A Bed And A Chair: A New York Love Affair » écrit par le grand Stephen Sondheim (« West Side story »)

Tyler Hanes est aussi l’une des vedettes (et producteur) de la web série « Ms. Guidance ».

Vie privée et homosexualité

Tyler Hanes est ouvertement gay et en couple avec son collègue comédien Van Hansis depuis 2007.

Les deux garçons s’étaient connus à l’Université Carnegie Mellon en 2001, mais ce n’est que lorsqu’il le croisa à la soirée fêtant la première de la comédie musicale « Legally Blonde » en 2007 que Tyler Hanes arrêta d’esquiver les tentatives de Van Hansis pour le séduire.

Aujourd’hui (mai 2019) les deux hommes vivent depuis douze ans ensemble, avec deux chats.

wikipedia + Guy Breau’s space – résumé par roijoyeux

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Joyeux… Claude Cahun

Claude Cahun, écrivaine, photographe et résistante française, est l’héroïne du 556è épisode de ma série sur les personnes non-hétérosexuelles qui ont réussi.

Claude Cahun, extraordinaire auteur et photographe

Claude Cahun, née Lucy Schwob le 25 octobre 1894 à Nantes et morte le 8 décembre 1954 à Saint-Hélier (Jersey), est une écrivaine et plasticienne-photographe française.

Sa vie est étroitement liée à celle d’une autre artiste d’origine nantaise, Suzanne Malherbe (nom d’artiste : Marcel Moore), sa compagne.

Liée au mouvement surréaliste, Claude Cahun s’est aussi engagée dans la vie politique de l’entre-deux-guerres et dans la Résistance pendant l’occupation allemande de Jersey.

Voici les détails les plus intéressants de sa vie :

Google lui rend hommage ce lundi [25 octobre 2021] : qui était Claude Cahun ?

SUD OUEST le 25 octobre 2021 – par Cathy Lafon

Ce lundi 25 octobre 2021, le doodle du jour de Google met à l’honneur l’écrivaine Claude Cahun. Cette artiste nantaise, célèbre pour sa participation à la Résistance, est née il y a 127 ans, le 25 octobre 1894. Méconnue, elle a laissé une œuvre considérable, entre surréalisme et réflexion sur l’identité de genre.

Vous avez peut-être remarqué l’image qui s’affiche sur la barre de recherche de Google, ce lundi, à l’effigie de Claude Cahun.

Née il y a 127 ans jour pour jour à Nantes, dans une famille bourgeoise juive, sous le nom de Lucy Schwob. Elle est la fille de Maurice Schwob, propriétaire, directeur et rédacteur du journal républicain de Nantes « Le Phare de la Loire », acheté en 1876 par son grand-père George Schwob. Malgré son milieu aisé, celle qui sera par la suite écrivaine et plasticienne-photographe, a connu une enfance difficile entre la maladie de sa mère et un antisémitisme virulent dans le lycée pour filles où elle étudie, en pleine affaire Dreyfus.

Sa vie est étroitement liée à celle d’une autre artiste d’origine nantaise, Suzanne Malherbe, sa compagne, qu’elle a rencontrée au lycée, en 1908-1909. Tombées amoureuses l’une de l’autre, les deux jeunes filles vont entretenir une relation clandestine avant de rejoindre Paris ensemble, en 1918.

Surréalisme et politique

Une fois installée à Paris, Claude Cahun, connaît ses premiers succès et enchaîne représentations théâtrales et publications littéraires. Écrivaine et photographe, elle se met à fréquenter le poète André Breton, l’écrivain René Crevel ainsi que d’autres surréalistes parisiens. À leurs côtés, Claude, et sa compagne Suzanne, peintre, graveuse et collagiste qui connaît le succès sous le nom d’artiste de Marcel Moore, adhèrent à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), concrétisant un engagement intellectuel et politique à gauche des convictions qui remontaient déjà à leur jeunesse nantaise.

En 1934, Claude Cahun fait paraître un tract « Les paris sont ouverts » aux Éditions José Corti dans lequel elle dénonce la position de Louis Aragon, qui vient de quitter le mouvement surréaliste pour se fondre dans la doctrine du Parti communiste français. En 1935, aux côtés d’André Breton et de Georges Bataille, elle participe au groupe (éphémère) « Contre Attaque ». En 1936, elle expose à la première « Exposition surréaliste d’objets » (Galerie Charles Ratton à Paris, du 22 au 29 mai) et, à Londres, à l’»International Surrealist Exhibition » (New Burlington Galleries).

Résistante à Jersey

En 1937, après plus de quinze ans de vie commune à Paris, les deux femmes font l’acquisition d’une ferme à Jersey, où elles s’installent définitivement en 1938. C’est cet exil sur les côtes de la Manche qui va les pousser dans les bras de la Résistance. L’île britannique est, en effet, occupée par les forces allemandes entre 1940 et 1945. Pendant toute la guerre, Claude et Suzanne rédigent et diffusent des tracts antimilitaristes et pacifistes en allemand à destination des soldats de la Wehrmacht, signés « Le soldat sans nom. » Arrêtées tardivement le 25 juillet 1944, les deux femmes sont condamnées à mort le 16 novembre, quelques mois après la libération de la France et alors que les îles britanniques sont toujours occupées.

Le 9 mai 1945, elles retrouvent finalement la liberté. Très affaiblie par les années de guerre et son incarcération, la santé de Claude Cahun se dégrade. Elle meurt sur l’ile de Jersey, à Saint-Hélier, quelques années plus tard, le 8 décembre 1954, à l’âge de 60 ans. À sa mort, en 1972, Suzanne sera enterrée à ses côtés.

Droits des homosexuels

Étant elle-même lesbienne, Claude Cahun s’est battue pour les droits des hommes homosexuels et des femmes lesbiennes. En effet, elle participe à la rédaction des revus « Inversions », créée en novembre 1924, et « Amitié », publiée en 1925.

SUD OUEST + wikipedia

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