Joyeux Hurd Hatfield ?

En écrivant ce blog, je me rends compte qu’il y a des dizaines et des dizaines de célébrités que j’adore, mais dont je ne sais rien de la vie privée. Sont-elles gays, ou non ?? …

… J’ai décidé de mener l’enquête, et d’afficher les résultats dans le blog, afin de montrer aux hétéros que les gays ne sont pas tous des travestis, des efféminés ou des pervers, puisque bon nombre de célébrités admirables sont gays…

Mon enquête d’aujourd’hui porte sur l’acteur américain Hurd Hatfield (7 décembre 1917 – 26 décembre 1998) célèbre en particulier pour son interprétation de Dorian Gray dans « Le portrait de Dorian Gray » (1945) chef d’oeuvre d’Albert Lewin tiré du roman d’Oscar Wilde. Hurd Hatfield était très beau et les hommes très beaux sont souvent un peu gays… Etait-ce le cas de Hurd ?? …

Voici la réponse, tirée de Gay Influence :

Durant sa longue et prolifique carrière tant au cinéma, qu’à la télévision et au théâtre, l’acteur américain Hurd Hatfield (1917-1988) fut toujours associé avec le film hollywoodien « Le portrait de Dorian Gray » (1945). Avoir joué le rôle-titre de l’oeuvre d’Oscar Wilde sur un jeune homme vaniteux qui donne son âme au Diable pour garder à jamais son apparence juvénile fit de lui une star. Mais cette célébrité était à double tranchant, car il ne parvint jamais à se débarrasser de la notoriété de ce rôle écrasant, sa carrière s’essouffla rapidement et cinq ans après, il n’apparaissait plus (pour un temps) que dans des films de série B.

Né à New York en 1917, Hatfield gagna à l’adolescence une bourse pour étudier la comédie avec la compagnie de Michael Chekhov en Angleterre. De retour aux Etats-Unis en 1939 avec la compagnie de Chekhov, il entama l’année suivante une liaison avec Yul Brynner, un autre membre de la troupe. Contrairement à Brynner cependant, Hatfield resta exclusivement homosexuel toute sa vie. A l’époque où la troupe se produisait sur la Côte Ouest, Hatfield signa un contrat avec le studio Metro Goldwyn Mayer et dans la même année, « Le portrait de Dorian Gray » d’Albert Lewin sortit dans les salles de cinéma.

Il est assez surprenant que Hatfield ait été choisi pour le rôle, car il n’avait tourné qu’un film avant « Dorian Gray ». Quoi qu’il en soit, il fut parachuté dans une production prestigieuse à grand budget avec parmi ses co-vedettes Angela Lansbury, George Sanders, Donna Reed, Richard Fraser et Peter Lawford.

La prestation de Hatfield fut parfaite, un brin délicate et androgyne, son visage montrant peu d’émotion selon les directives du metteur en scène, et il fut porté aux nues pour sa beauté et ses talents de comédien. Pourtant l’immense succès du film ne fit pas décoller sa carrière. « Ce film ne m’a pas rendu populaire à Hollywood, » commenta-t-il plus tard. « Il était trop étrange, trop avant-gardiste, trop en avance sur son temps. La décadence, la perversité, l’immoralité, les allusions à la bisexualité etc ont fait de moi une brebis galeuse ! Personne ne savait que j’avais le sens de l’humour, et les gens ne voulaient même pas déjeuner avec moi. »

En 1950, il décida de retourner sur les planches [où il collabora avec des grands noms tels que Laurence Olivier, Elia Kazan, John Gielgud (…). Malgré cela, il ne parvenait toujours pas à se débarrasser du fantôme de Dorian Gray.

Pourtant Hatfield revint régulièrement à Hollywood, notamment pour deux rôles sexuellement ambivalents : l’efféminé compagnon de Billy the Kid (Paul Newman) dans l’adaptation par Arthur Penn du roman de Gore Vidal « Le gaucher » (1958) et un antiquaire homosexuel suspecté d’être « L’étrangleur de Boston » (1968). Il participa aussi, entre autres, à deux épopées historiques, « Le Roi des Rois » et « Le Cid » (tous deux 1961); un de ses autres rôles notables sur grand écran est celui du grand-père malade dans « Crimes du coeur » (1986). Il eut une carrière prolifique également à la télévision, avec des apparitions dans des séries comme « Suspense, » « Alfred Hitchcock présente, » « Arabesque »

Ayant découvert l’Irlande grâce à son amie Angela Lansbury, Hatfield dans les années 1970 se partageait entre son manoir irlandais du 17è siècle et sa maison de Long Island (New York) où il séjournait lorsqu’il était appelé aux Etats-Unis par son travail de comédien. « Ballinterry House » sa propriété dans le Comté de Cork (Irlande) était remplie des antiquités et objets d’art qu’il aimait collectionner. C’est dans cette maison que Hatfield décéda paisiblement dans son sommeil à 81 ans, peu après un dîner de Noël avec des amis. Michael Garvey et Ann O’Sullivan dirigent à présent « Ballinterry House » devenue chambre d’hôtes de luxe. Etrangement, leur brochure ne mentionne nulle part qu’elle fut la propriété de Hurd Hatfield. Gay Influence – 5 août 2013

Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!

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