Joyeux Laird Cregar ?

En écrivant ce blog, je me rends compte qu’il y a des dizaines et des dizaines de célébrités que j’adore, mais dont je ne sais rien de la vie privée. Sont-elles gays, ou non ?? …

… J’ai décidé de mener l’enquête afin de montrer aux jeunes qui ont été brimés à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Mon enquête d’aujourd’hui porte sur Laird Cregar (1913 – 1944), formidable acteur de cinéma et théâtre américain connu des cinéphiles pour ses rôles de méchants dans des classiques comme « Jack l’éventreur », « Hangover Square », « Qui a tué Vicky Lynn? » ou « Le ciel peut attendre » … Cregar, qui avait commencé sa carrière cinématographique comme figurant en 1940, signa dès 1941 un contrat avec le grand studio 20th Century Fox et devint rapidement une vedette, apparaissant aussi bien dans des comédies que des thrillers, des films d’aventures ou des drames. Il resta populaire jusqu’à sa mort prématurée en 1944 à l’âge de 31 ans d’une crise cardiaque.

Mais… était-il gay ?

Et bien…

voici la réponse :

Virtual Virago – 7 octobre 2013 – Héros tragique – La vie et l’oeuvre de Laird Cregar –

Laird Cregar est très loin d’être célèbre aujourd’hui, mais au début des années 1940, il était à la 20th Century Fox une vedette se lançant dans une carrière qui aurait dû être riche et longue. Le studio le voyait clairement comme un autre Vincent Price, destiné à être cantonné dans des rôles de « méchant » à cause de sa stature imposante et son allure distinguée mais inquiétante. Mais lui avait d’autres projets, et son obsession à vouloir se transformer en jeune premier séduisant lui coûta la vie.

Et si la vie de Laird Cregar fascine les cinéphiles et spécialistes du cinéma de notre époque, car elle souligne le prix parfois tragiquement élevé que certains acteurs ont payé en poursuivant leurs rêves de gloire et de prestige, elle mérite aussi notre attention car il était un comédien extraordinairement doué dont la trop brève carrière révèle un talent exceptionnel qui aurait fait de lui un sérieux rival pour l’illustre Vincent Price s’il avait vécu ne serait-ce que quelques années de plus.

Samuel Laird Cregar est né à Philadelphie le 28 juillet 1913. Benjamin des six enfants d’un joueur de cricket professionnel, Cregar fut envoyé en Angleterre dans son adolescence pour y être éduqué au collège Winchester où il commença à faire du théâtre, réalisant enfin le vif désir de jouer la comédie qui l’habitait depuis sa plus tendre enfance. Lorsqu’il arriva à Hollywood, Cregar tira profit de son expérience sur les planches en jouant Oscar Wilde au théâtre El Capitan et eut tant de succès dans ce rôle que le patron du studio Fox remarqua le jeune artiste. Après deux petits rôles dans des films mineurs pour d’autres studios, Cregar commença à travailler pour Fox dans le film historique « Les trappeurs de l’Hudson » où jouait aussi Vincent Price.

A partir de ce moment, Cregar n’obtint que des rôles de plus en plus importants, dans des prestigieuses productions Fox comme « Arènes sanglantes » (1941), « Le cygne noir » (1942) ou « Le ciel peut attendre » (1943). Mais à 1 mètre 89 pour 130 kg, le jeune homme se retrouvait enfermé dans des rôles de méchants et jouait généralement des personnages plus âgés de dizaines d’années que son âge réel alors qu’il n’avait que 28 ans en 1941. L’impressionnante stature de Cregar et son apparence mûre n’étaient pas les seules raisons pour lesquelles Fox le cantonnait dans des rôles de méchants ; son homosexualité, bien que non avouée, lui donnaient un air légèrement efféminé qui se traduisait à l’écran par une sensualité presque perverse, dont les réalisateurs tirèrent profit dans des films noirs comme « Qui a tué Vicky Lynn? » (1941), « Tueur à gages » (1945) et les deux derniers films tournés par Cregar, les inquiétants « Jack l’éventreur » (1944) et « Hangover Square (1945).

Cregar, déterminé à se transformer en jeune premier traditionnel, ne pouvait changer ni sa taille ni son orientation sexuelle, mais il lui était possible de considérablement modifier son poids, et il entama un programme d’amincissement radical entre les tournages de « Jack l’éventreur » et « Hangover Square », perdant plus de 45 kg en quelques mois. Ce changement fut une épreuve considérable pour le corps et l’esprit de l’acteur, qui n’était pourtant toujours pas satisfait de sa métamorphose. En novembre 1944, il se fit poser un anneau gastrique. Son coeur, déjà affaibli, le lâcha et Cregar fut victime d’une crise cardiaque mortelle. Le 9 décembre 1944, à l’âge de 31 ans alors qu’il était sur le point de devenir une vraie vedette, il mourut. « Hangover Square », le seul film où son nom apparait tout en haut de l’affiche, sortit en salles deux mois après son décès. Vincent Price prononça l’éloge funèbre aux obsèques de Cregar et il fut enterré au « Forest Lawn Memorial Park » où on peut lire sur sa pierre tombale l’épitaphe “I am with you always.” (« Je suis toujours avec vous. »)

Ainsi se termina la courte et tragique vie de Laird Cregar, l’homme, mais il s’avère que son épitaphe est prophétique pour ce qui concerne Laird Cregar le personnage de cinéma. Il laissait derrière lui seize prestations sur grand écran, parmi lesquelles neuf destinées à lui assurer l’immortalité. Bien que Cregar en ait voulu aux studios de l’avoir enfermé dans un type de rôle et qu’il ait perdu la vie pour s’en échapper, son travail sur ses films les plus mémorables révèle son énorme talent pour jouer les méchants, et sa personnalité hors du commun fascine le spectateur dans ses rôles moins importants. Un regard attentif à ses films les plus connus – en particulier, « Arènes sanglantes », « Qui a tué Vicky Lynn? », « Tueur à gages », « Jack l’éventreur » et « Hangover Square » – montrent le talent de Cregar pour créer des méchants inoubliables dont les personnalités obsessionnelles mais charismatiques lui permettent de voler la vedette aux héros apparents de ces films (…)

… suite à lire sur Virtual Virago

Et revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!

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3 commentaires pour Joyeux Laird Cregar ?

  1. j.etienne dit :

    intéressant.Une vraie « gueule » de cinéma.
    j’aimerai bien voir « Hangover square »

  2. roijoyeux dit :

    « Hangover Square » est disponible en DVD … moi j’ai vu le film sur France 3 j’ai été surtout fasciné par l’angélique Faye Marlowe folle amoureuse du terrible Laird Cregar elle habite de l’autre côté du square, dans tous les sens du terme …

  3. je viens de découvrir ton billet sur ce film que nous venons de voir pour la première fois il y a deux jours !!! on a beaucoup aimé sur l’Avenue

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