Joyeux… Ramon Novarro

Un nombre important de prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux jeunes qui ont été brimés à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui voici l’histoire de Ramon Novarro (1899 – 1968), un des acteurs les plus célèbres du cinéma muet, ayant spectaculairement réussi sur le plan professionnel et financier mais dont la vie privée fut fort chaotique… Voilà ce qu’en dit Scotty Bowers, célèbre pourvoyeur de partenaires sexuels pour clients gays, hétéros et bisexuels dans le Hollywood de l’après – 2nde Guerre Mondiale, et ami de Ramon Novarro :

(…) Ceux qui font des films, que ce soit devant ou derrière la caméra, sont des personnes particulièrement fascinantes. L’un d’eux était mon ami Ramon Novarro.

Né Juan Ramón Gil Samaniego en 1899, il était le fils d’un dentiste de la ville de Durango au Mexique. Quand il eut 12 ans, la Révolution Mexicaine éclata et cinq ans plus tard, il fut impossible à sa famille de continuer à vivre en sécurité dans le pays. Ils abandonnèrent tout pour se réfugier aux Etats Unis où il s’installèrent à Los Angeles pour commencer une nouvelle vie.

Ce fut très dur pour le bel adolescent brun, grand et élancé. Il dut travailler pour survivre et essaya de devenir danseur de ballet et professeur de piano, sans succès, peut-être car il n’avait que 17 ans. Il finit par se résoudre à être serveur dans une cafétéria du centre ville. Ce ne fut pas facile car à l’époque il ne parlait pas bien l’anglais. Ramon était gay et son exotique beauté fut remarquée par une vieille folle qui l’amena chez lui et l’introduisit aux joyeux monde hollywoodien. Cela bouleversa complètement sa vie.

Ramon commença sa carrière dès 1917 comme figurant dans l’industrie naissante du cinéma et galéra cinq ans jusqu’en 1922 où il fut remarqué par le réalisateur Rex Ingram qui lui donna le rôle de Rupert dans « Le prisonnier de Zenda ». A partir de là, son ascension fut météorique. Le public l’adorait (…) Les femmes étaient en pâmoison devant lui. Les spectateurs des salles de cinéma étaient fous de lui dans des films comme « Red Lily », « A Lover’s Oath  » et « The Arab ». En 1925, il obtint le rôle le plus convoité de Hollywood, celui de Judah Ben Hur dans la version muette de « Ben Hur ».

Après ce rôle gratifiant, Ramon fut la vedette de nombreux films populaires (…) Lorsque Rudoplh Valentino mourut à l’âge de 31 ans en 1926, Ramon prit immédiatement sa place. Après l’arrivée du cinéma parlant, il continua à apparaitre dans des films comme « Call of the Flesh », « Daybreak », « Son of India », « Daybreak », « The Night is young », et « Mata Hari » avec Greta Garbo.

A l’apogée de sa carrière dans les années 1930, il gagnait plus de 100 000 $ par film. Il investit son argent intelligemment en particulier dans l’immobilier et devint un homme extrêmement riche.

Nos chemins se croisèrent dans les années 1950, où Ramon apparaissait épisodiquement dans des feuilletons télévisés. C’était un homme très sympathique, chaleureux et extraverti. Bien que dans la cinquantaine, il était toujours beau, mais avait pris la mauvaise habitude de boire plus que de raison. Dans les soirées, il était toujours bourré. Il s’envoyait verre de gin sur verre de gin et finissait par tomber au sol tête la première, à la Errol Flynn.

Bien que toujours actif sexuellement et populaire dans la communauté homosexuelle, son énorme consommation d’alcool firent qu’il souffrait d’impuissance. La crainte de ne pas avoir d’érection est un fléau dans la vie de tout homme. Presque tous les hommes que je connais ont été inquiets que cela leur arrive. Cela arrivait régulièrement à Ramon.

Pourtant il aimait toujours le sexe. Rien ne lui faisait plus plaisir que de faire une fellation à un beau jeune homme viril. Il pouvait sans problème sucer quinze gars jusqu’à l’orgasme, l’un après l’autre. Pour lui le sperme était « du miel ». Il le vénérait plus que tout. Il croyait qu’en l’avalant, il conserverait force, vigueur et beauté.

Il m’appelait au téléphone en disant, « Scotty, j’ai besoin de miel. De toute urgence. Ce soir. Trouve moi quelques mecs. S’il te plait. »

Alors j’amenais cinq ou six jeunes mecs à sa maison. Il était en général tellement ivre que même s’il avait déjà vu l’un d’eux, il ne le reconnaissait même pas. Je restais assis dans son séjour à lire un magazine ou regarder la télé avec les jeunes qui attendaient d’être appelés dans la chambre de Ramon.

Il les convoquait chacun son tour et derrière la porte fermée de sa chambre il les suçait. En l’espace d’une demi-heure, il en avait fini avec tous. Alors il sortait en trébuchant de sa chambre et rappelait à nouveau le premier gars.

Malgré la jeunesse et la puissance du jeune étalon, il venait d’éjaculer et ne pouvait donc pas le refaire aussi tôt. Alors Ramon m’appelait et me disait d’une voix étouffée et pâteuse, « Scotty, quel est le problème ? Qu’a donc ce gosse ? Il n’arrive pas à jouir ! Pourquoi tu me l’as amené ? »

Alors je lui expliquais, « Mais non, il n’y a rien d’anormal chez lui. Il ne jouit pas car tu l’as déjà sucé il y a une demi-heure. Tu ne t’en souviens pas ? »

Et il me répondait, « Ah bon ? Vraiment ? » en me regardant l’air surpris et hébété.

C’était tragique de voir Ramon se détruire à l’alcool. Mais sa fin fut encore plus tragique…

Décès [wikipedia] :

Les dernières années de Ramon Novarro furent tristes et sa mort tragique. Partagé entre mysticisme et sensualité persistante, privé de sa beauté et déclinant, Novarro avait recours aux services de prostitués. Il fut assassiné par deux frères qu’il connaissait déjà et qu’il avait payés pour venir chez lui avoir des relations sexuelles. Ses tortionnaires, à la suite d’un malentendu, pensaient que l’acteur conservait chez lui 5 000 $ en liquide, alors qu’il avait seulement un jour fait allusion à un salon de musique aménagé dans sa maison et qui lui avait coûté cette somme (« Il y a 5 000 $ ici! »). Il fut torturé, frappé et il mourut asphyxié. Sa maison fut mise à sac mais les assassins ne trouvèrent que vingt dollars. Condamnés à la prison à perpétuité, ils furent libérés au bout de sept ans de détention seulement.

Ramon Novarro repose au cimetière de Calvary à Los Angeles.

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! …

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