Joyeux… Liberace

Un nombre important de prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux jeunes qui ont été brimés à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose l’histoire de Władziu Valentino Liberace (1919 – 1987), connu sous le nom de Liberace, un pianiste, chanteur et acteur américain qui obtint un succès phénoménal aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne à partir des années 1950. Enfant prodige et fils de migrants des classes populaires, Liberace se construisit une brillante carrière sur quatre décennies de concerts, disques, émissions de télévision, films, récompensée notamment par deux Emmy Awards, six disques d’or et deux étoiles sur le « Hollywood Walk of Fame ».

Au sommet de sa popularité dans les années 1950 à 1970, Liberace était à cette époque l’artiste le mieux payé du monde, s’installant plusieurs fois à Las Vegas pour des séries de spectacles et faisant des concerts à l’international. Liberace avait un style de vie extravagant et flamboyant aussi bien sur scène qu’en dehors ce qui lui valut le surnom de « M. Showman ». Quelques mois avant son décès le 4 février 1987, il donna 56 concerts à guichets fermés au Radio City Music Hall de New York qui battirent des records au box office.

A-t-il aussi bien réussi sa vie privée ?

Voilà ce que j’ai trouvé dans le livre « Hollywood Book of Death » de James Robert Parish et le wikipedia en anglais :

Dans les décennies innocentes du milieu du 20è siècle, le flamboyant Liberace était arrivé à faire croire à ses fans, qui étaient pour la plupart des femmes d’âge mûr, que la véritable raison pour laquelle il ne s’était jamais marié, était qu’il n’avait pas trouvé de femme aussi parfaite que sa maman bienaimée.

Mais les observateurs moins naïfs savaient ce que Liberace refusait d’avouer au public qui l’adorait : il était homosexuel. Pendant des années et des années, celui qui fut célibataire toute sa vie eut une multitude de partenaires sexuels, amants et petits amis, mais il refusa jusqu’au bout de sortir du placard.

En 1956, un journaliste du quotidien britannique « Daily Mirror » écrivit un article très critique sur le côté clinquant et commercial de la musique de Liberace en insinuant que Liberace était gay ; Liberace leur envoya un télégramme disant « Ce que vous avez écrit m’a fait beaucoup de peine. J’ai pleuré jusqu’à la banque. » Et il poursuivit le journal en diffamation, assurant ensuite devant un tribunal londonien qu’il n’était pas homosexuel et qu’il n’avait jamais pris part à des actes homosexuels. Malgré l’énormité du mensonge, il gagna le procès et le « Daily Mirror » fut obligé de lui payer 8000 livres en dédommagement (environ 170 000 euros d’aujourd’hui) ce qui lui fit répéter aux reporters la phrase « J’ai pleuré jusqu’à la banque. »

Ensuite Liberace gagna une affaire similaire aux Etats-Unis contre le magazine à scandale « Confidential » qui en 1957 avait sorti un numéro avec en couverture le titre « Pourquoi la chanson-signature de Liberace devrait être ‘Mad about the boy !’  »

En 1982, Scott Thorson, l’ancien chauffeur de Liberace âgé de 22 ans et qui était son amant à domicile depuis cinq ans, poursuivit le pianiste pour qu’il lui verse une pension de 113 millions $ lorsqu’il fut renvoyé par Liberace (qui l’avait remplacé par un garçon plus jeune). Liberace continua à nier qu’il était homosexuel et devant le tribunal en 1984 assura que Thorson n’avait jamais été son amant. L’affaire se régla en dehors du tribunal en 1986 : Thorson reçut seulement 75 000 $ en cash (ainsi que trois voitures et trois chiens d’une valeur de 20 000 $) (…)

Comme Liberace n’avait jamais reconnu être gay, la confusion régnait dans l’esprit du public sur sa véritable sexualité et il la rendait encore plus floue en médiatisant ses amitiés et liens romantiques avec des femmes et en faisant publier des articles ayant des titres comme « Les femmes mûres sont les meilleures : le pianiste le plus populaire de la TV révèle quel genre de femme il épouserait ».

Dans une interview de 2011, Betty White, actrice et amie proche de Liberace déclara qu’il était bel et bien gay et que ses managers se servaient parfois d’elle comme couverture pour contrer les rumeurs sur l’homosexualité du pianiste.

Liberace est mort du sida en 1987. Il avait été diagnostiqué séropositif par son médecin personnel à Las Vegas en août 1985, 18 mois avant son décès. Il tint sa maladie secrète jusqu’à son dernier jour, sauf pour Seymour Heller son manager de longue date et quelques membres de sa famille et associés très proches. Il ne chercha pas à se faire soigner. Il mourut d’une pneumonie résultant du SIDA le 4 février 1987 à son domicile de Palm Springs en Californie. Il avait 67 ans, possédait 13 villas et une fortune estimée à plus de 100 millions de dollars.

Un film retraçant les dramatiques dernières années de Liberace est sorti en 2013. Il est basé sur le livre « “Behind the Candelabra: My Life with Liberace » de Scott Thorson, réalisé par Steven Soderbergh, avec Michael Douglas dans le rôle de Liberace et Matt Damon dans le rôle de Scott Thorson.

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! …

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