Joyeux… Oscar Wilde

De très nombreux prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux jeunes qui ont été brimés à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le génial Oscar Wilde, et son fascinant roman « Le Portrait de Dorian Gray »… ‘Esthète, dandy, expert en provocations et en mots d’esprit, Oscar Wilde (1854-1900) fut aussi un immense homme de lettres : critique d’art, dramaturge, romancier et poète (…) Un écrivain et brillant causeur dont le mythe est encore très actif aujourd’hui (…)’ De plus Oscar Wilde parlait parfaitement le français et adorait la France, il est mort à Paris et repose au cimetière du Père Lachaise. petitpalais.paris.fr

Mais… Oscar Wilde était-il joyeux ?? …

La réponse est dans l’article suivant de dvdclassik :

Critique de film : « Le Portrait de Dorian Gray » d’Albert Lewin, d’après le roman d’Oscar Wilde

L’histoire :

Londres, 1886. Lord Henry Wotton (George Sanders) rencontre chez son ami, le peintre Basil Hallward (Lowell Gilmore), un jeune et bel aristocrate nommé Dorian Gray (Hurd Hatfield). Ce dernier est marqué par les propos de Wotton, qui célèbre la jeunesse et la beauté et pleure le fait que celle-ci ne puisse qu’être éphémère. Découvrant le portrait que Hallward vient de faire de lui, Dorian en vient à souhaiter que celui-ci vieillisse à sa place et qu’une éternelle jeunesse lui soit offerte. La statuette d’un chat égyptien semble recueillir son vœu (…)

Analyse et critique :

(…) Fin lettré, homme cultivé et sensible, on pouvait compter sur Albert Lewin pour adapter intelligemment (il se charge seul de l’écriture du scénario) le roman d’Oscar Wilde, peut-être la création la plus troublante et torturée du grand écrivain. De fait, alors que tout autre cinéaste aurait tiré le film vers l’horreur, lui signe une œuvre noire et dérangeante, assez unique dans la production de l’époque. Albert Lewin ne sacrifie jamais la complexité du récit, y ajoutant au contraire des réflexions qui lui appartiennent en propre et qui, loin de trahir Oscar Wilde, apportent une densité supplémentaire à cette fable cruelle.

(…) Dorian Gray est un jeune mondain frappé par la beauté de son propre visage reproduit par le talent d’un peintre. Il exprime alors le désir de toujours conserver cette jeunesse et se rend compte que son vœu est exaucé : dès lors, c’est son portrait qui vieillit et change tandis que lui conserve son apparence. Non seulement le portrait vieillit à sa place, mais il reflète également tous les vices du jeune homme qui, lui, semble toujours aussi pur et innocent.

Mais la beauté ne peut être que parce qu’elle ne dure qu’un temps. Et elle n’est pas qu’une simple surface, elle est aussi un reflet intérieur, l’expression de l’âme. Dorian se damne en désirant rendre sa beauté éternelle, en imaginant qu’elle puisse demeurer vierge de toute corruption alors que lui même plonge dans le vice. C’est ce que nous raconte en substance ce conte philosophique à travers les multiples strates d’un récit magnifiquement agencé et d’une mise en scène aussi précise qu’inventive.

(…) Une idée de génie n’a pu se concrétiser, Greta Garbo étant en effet prête à sortir de sa retraite pour interpréter Dorian Gray. Idée provocante, fidèle à l’homosexualité prégnante des récits de Wilde, mais qui ne passa pas la barrière de la censure. Mais Hurd Hatfield avec sa beauté androgyne nous offre une prestation habitée qui nous fait rapidement oublier l’absence de la Divine. Lewin s’attache à rendre son visage le plus lisse, le plus impassible possible, Dorian n’affichant nulle émotions, celles-ci étant aspirées par son double maléfique.

Pour obtenir ce résultat, Lewin refuse de filmer l’acteur après 16h00 pour ne pas avoir de traces visibles de fatigue qui risqueraient de faner sa beauté. L’homosexualité est toujours bien présente mais évoquée (plus ou moins) discrètement, au détour d’un dialogue ou par le biais d’un regard.

On doit bien sûr cette mesure à l’impossibilité d’évoquer frontalement l’homosexualité dans le cadre d’une production de studio. Mais cette retenue obligée correspond finalement bien à l’œuvre d’Oscar Wilde, lui aussi contraint par les bonnes mœurs de son époque de contourner la censure par de subtiles allusions.

C’est d’ailleurs l’année de la publication du Portrait de Dorian Gray (1891) que Wilde rencontre Lord Alfred Douglas de Queensberry et entame avec lui une relation amoureuse. Comme pour rompre avec un mariage que l’on imagine de circonstance avec Constance Lloyd, Oscar Wilde se montre publiquement avec son amant, ce qui provoque l’ire du père de ce dernier, une série de procès et sa condamnation en 1895 à deux ans de travaux forcés.

Comme le portrait transformant Dorian, c’est peut-être l’écriture du roman et le scandale provoqué par sa sortie qui ont poussé Oscar Wilde à affirmer son homosexualité. Car si le timide Dorian se transforme en séducteur de femmes, c’est pour les faire souffrir et l’on sent bien que c’est par Lord Henry Wotton qu’il est réellement attiré (…)

Article complet à lire sur dvdclassik… Et revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! …

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3 commentaires pour Joyeux… Oscar Wilde

  1. un film que nous avons sur l’avenue mais que nous n’avons pas encore pris le temps de regarder…. shame on us !

  2. Cristina dit :

    Très intéressant ton article, merci !
    Je suis allée sur la tombe d’Oscar le 6 décembre 2016, une journée et et un moment fort en émotion que je n’oublierai jamais !

  3. roijoyeux dit :

    Guillome, « Le portrait de Dorian Gray » à voir alors … et revoir, avec très grand et trouble plaisir !

    Christina, merci je ne savais pas que le corps d’Oscar est resté à Paris, surtout son âme d’ailleurs, on en revient au « Portrait de Dorian Gray » !!

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