Joyeux… Burt Lancaster

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur l’immense acteur américain Burton Stephen « Burt » Lancaster (1913 – 1994), classé No. 19 des plus grandes stars masculines du cinéma hollywoodien classique par l’American Film Institute. Après avoir débuté au cinéma en jouant les hommes forts dans des films noirs, il renforça son succès grâce à des rôles plus complexes et plus difficiles. Il a été nommé 4 fois aux Oscars et a gagné une fois pour sa prestation dans « Elmer Gantry » (1960). Il a aussi gagné un Golden Globe pour ce film et des British Academy Awards pour « Le prisonnier d’Alcatraz » (1962) et « Atlantic City » (1980).

Considéré comme un aristocrate du cinéma, sa carrière sur grand écran s’étendit sur cinq décennies de 1946 à 1989 où il tourna près de 80 films dont de nombreux classiques hollywoodiens et des monuments du cinéma mondial comme « Le Chevalier du stade » de Michael Curtiz (1951), « Bronco Apache » de Robert Aldrich (1954), « Vera Cruz » de Robert Aldrich (1954), « Tant qu’il y aura des hommes » de Fred Zinnemann (1953), « Le Vent de la plaine » de John Huston (1960), « Jugement à Nuremberg » de Stanley Kramer (1961), « Le Guépard » de Luchino Visconti (1963), « Violence et passion » de Luchino Visconti (1974), « 1900 » (« Novecento ») de Bernardo Bertolucci (1976)…

A-t-il aussi bien réussi sa vie privée ?

Voici la réponse :

Burt Lancaster, dieu de l’écran et obsédé sexuel

A l’écran, même ceux qui ne l’appréciaient pas trouvaient que Burt Lancaster avait l’air d’un dieu. A côté de la robuste idole au profil sculptural, les stars de cinéma d’aujourd’hui semblent efféminés et inconséquents. Dans des films comme « Tant qu’il y aura des hommes », dont les scènes érotiques sur la plage avec Deborah Kerr scandalisèrent les censeurs d’Hollywood en 1953, le plus grand talent de Lancaster était de mettre en relief l’essence même de l’hétérosexualité virile.

Et pourtant, même du temps de sa splendeur dans les années 1950, Norma, la seconde épouse de Lancaster, parlait avec amertume de sa passion pour le sexe sous toutes ses formes et avec toutes sortes de partenaires, hommes et femmes. Aujourd’hui, des documents rendus publics par le FBI et la famille de Burt Lancaster, confirment que celui-ci, victime de crises de manque de confiance en soi et de dépressions, menait une vie sexuelle de prédateur avec de nombreuses liaisons homosexuelles.

A cause de ces penchants homosexuels et ses idées politiques gauchistes, Burt Lancaster fut mis sous la surveillance du FBI car le patron du FBI, J Edgar Hoover, considérait l’acteur comme une menace pour la sécurité des Etats-Unis. Dans une partie des documents récemment dévoilés, datant des années 1950, on peut lire que des agents du FBI ont localisé Lancaster dans toute une flopée de soirées gays, de plus en plus dissolues et extravagantes.

En vivant de la sorte, Burt Lancaster, ainsi que son ami Rock Hudson, ont jeté les bases du mode de vie ouvert, aux mœurs légères, que de nombreux gays mènent aujourd’hui à Hollywood.

Les documents du FBI révèlent aussi que Burt Lancaster avait un appétit irrépressible de consommer les personnes qui l’entouraient en les conquérant physiquement. Il était, pour dire les choses simplement, accro au sexe, le sexe étant une échappatoire à son manque de confiance en soi.

C’est sans doute son enfance dans les bas-fonds du New York des années 1920 qui sont à l’origine de ses appétits insatiables. Sa mère, Lizzie Lancaster, était une matriarche dominatrice qui terrorisait ses fils et les modela afin qu’ils réussissent dans la vie.

Elle désirait si ardemment que ses garçons se sortent de leur condition modeste et du crime qui régnait dans leur quartier qu’un jour, elle battit le jeune Burt pour n’avoir pas redonné 5 centimes à un épicier qui s’était trompé en lui rendant la monnaie… Dans son adolescence, Burt Lancaster se prit de passion pour la gymnastique et devint acrobate de cirque.

Pendant des années avant de participer à la 2nde Guerre Mondiale, il se battit pour devenir une vedette du cirque. Finalement il en fut réduit à jouer son numéro dans des costumes de plus en plus dénudés, dans des spectacles de cabaret burlesque, passant entre des numéros de striptease, et à poser nu pour des magazines érotiques masculins.

La guerre sauva Burt Lancaster d’autres indignités professionnelles. Il fit le voeu, une fois celle-ci terminée, de ne plus jamais être humilié et de faire de Hollywood son terrain de jeu personnel. Il perça rapidement dans le monde du cinéma, obtenant le rôle principal dès son premier film, « Les tueurs » (1946) de Robert Siodmak avec Ava Gardner, et devint très vite une des stars les plus célèbres du monde.

Mais ses collègues de travail remarquèrent que cette puissance et cette fortune nouvellement acquises étaient accompagnés d’une colère intense et un besoin irrépressible de contrôler son entourage, et qu’il devenait tour à tour déprimé ou ravi sans raison apparente.

Cette tendance bipolaire était peut-être l’héritage de sa mère autoritaire, de sa soudaine sortie de la pauvreté et des années d’humiliation dans le cirque. Quelles qu’en soient les causes véritables, Burt Lancaster évacuait ses démons en ayant plein de relations sexuelles.

Selon les rumeurs, il aurait commencé à coucher avec toute une série de maquilleuses, assistantes de production et actrices, dont Marlene Dietrich, peut après son mariage avec Norma Anderson en 1946.

Comme il était l’une des plus grandes stars de Hollywood et considéré comme l’Américain typique et connu pour ses idées très libérales, Lancaster devint objet de surveillance du paranoïaque FBI, qui était obsédé par la Guerre Froide contre les communistes. Mais ce qu’ils découvrirent et enregistrèrent dans leurs dossiers fut juste la sexualité débridée de la star.

En janvier 1960, la police et l’armée organisèrent une rafle conjointe sur la maison d’un millionnaire homosexuel notoire qui fréquentait les endroits chauds de Hollywood. Dans le palais de ce millionnaire, entouré d’une haute clôture barbelée et équipée d’une alarme électrique, avaient été organisées des orgies homosexuelles dont les participants avaient été photographiés en douce.

La rafle avait été planifiée par l’Armée des Etats-Unis car un amiral et 250 marines étaient soupçonnés y participer. L’enquête du FBI nomme de nombreuses personnalités ayant pris part à cette partouze, parmi lesquelles Burt Lancaster et son ami Rock Hudson. Quand on demanda plus tard à Lancaster s’il avait participé à cette partouze gay, il confirma sa présence dans la maison du millionnaire, mais nia sa participation disant : « Je vais à l’opéra aussi, mais je n’y chante pas. »

Burt Lancaster faisait en effet très attention à protéger sa vie privée, à cause des faits d’homosexualité pouvant nuire à sa carrière, mais plus tard, il fut une des seules grandes stars, avec Elizabeth Taylor, à avoir le courage de soutenir publiquement Rock Hudson lorsqu’il fut révélé que celui-ci avait le SIDA dans les années 80.

Burt Lancaster ne cessa jamais de rechercher l’amour, des deux côtés de la barrière. La cause en était probablement un profond narcissisme. Il prit soin de son corps et y fit attention tout au long de sa vie et il aimait l’exhiber. L’écrivain Tennessee Williams a reporté que lorsqu’il vint rendre visite à Burt Lancaster dans sa suite d’hôtel pendant le tournage de « La rose tatouée » (1955), Lancaster se mit complètement nu dans le salon de la suite, prétextant qu’il allait prendre une douche.

Selon son épouse Norma Anderson, Burt Lancaster avait besoin de l’intimité de rapports sexuels constants afin de forcer les autres à se rendre compte qu’ils avaient été touchés par un dieu.

Tragiquement pour lui, ses dernières années lui laissèrent tout le temps de réfléchir sur la fragilité de son divin corps. En 1990 juste après son mariage à sa troisième femme, Susan Martin, il eut un accident vasculaire cérébral et passa les quatre dernières années de sa vie confiné dans un fauteuil roulant.

Burt Lancaster avait spectaculairement réussi sa vie professionnelle mais côté sentimental, il semble avoir passé son temps à rechercher l’amour sans jamais le trouver.

The Irish Independent (18 mars 2000) + wikipedia, traduction de l’anglais et recherche additionnelle par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! …

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2 commentaires pour Joyeux… Burt Lancaster

  1. charlus80 dit :

    L’autre jour je parlais de Panthéon. .. BL y est à la toute première place. J’ai eu la révélation de la beauté masculine et de son impact sur moi avec le Corsaire rouge. Carrière exemplaire jusqu’au magnifique Violence et Passion de Visconti. .Ombre et lumière pour en faire un personnage fascinant. Si ce n’est pas encore fait va voir Tables séparées. Bravo pour cet article.

  2. roijoyeux dit :

    Merci cher Baron pour ces conseils !! … Dans mon livre préféré « Hollywood Babylon » il y a des photos de Burt nu et son sexe n’est pas grand, alors Darwin Porter plaisante qu’il avait un sexe petit mais des grandes boules car ce fut l’une des seules stars de grande importance à avoir le courage de soutenir Rock Hudson publiquement lorsqu’il fut annoncé que Rock avait le SIDA … Un grand monsieur 🙂

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