Joyeux… Raymond Radiguet

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le grand écrivain français Raymond Radiguet (1903 – 1923). Talent très précoce, il a écrit deux romans ayant connu un grand succès critique et populaire, « Le Diable au corps » et « Le Bal du comte d’Orgel », publiés alors qu’il abordait la vingtaine.

Raymond Radiguet … écrivain prodige… bisexuel

Raymond Radiguet est né le 18 juin 1903 à Saint-Maur (région parisienne) et mort le 12 décembre 1923 à Paris.

Aîné de sept enfants, Raymond abandonne le lycée à 14 ans pour se consacrer uniquement à la lecture de la bibliothèque familiale, dévorant les écrivains des XVIIe et XVIIIe siècles qui lui donneront l’inspiration et le style de son oeuvre. En avril 1917, l’adolescent a une liaison avec Alice, une jeune voisine, qui vient de se marier avec Gaston, parti au front. La liaison de Radiguet (14 ans) avec Alice alors que le mari de celle-ci est dans les tranchées inspirera « Le Diable au corps ». Cette liaison s’achèvera un an plus tard avec la fin de la guerre.

À l’âge de 15 ans, il abandonne définitivement ses études et se lance dans le journalisme. En portant les dessins de son père au journal « L’intransigeant », Raymond rencontre son rédacteur en chef, l’écrivain André Salmon, et lui soumet quelques poèmes. Son potentiel est remarqué et il se lie avec de grands noms du milieu artistique notamment Max Jacob, Picasso, Juan Gris et Modigliani, qui fait son portrait.

Homosexualité

En 1918, il fait une rencontre qui exercera sur sa future carrière une influence capitale : on le présente à Jean Cocteau, lequel aussitôt devine un talent caché. Enthousiasmé par les poèmes que Radiguet lui lit, Cocteau le conseille, l’encourage et lui fait travailler son talent d’écrivain. Il l’aide ensuite à publier ses vers dans les revues d’avant-garde, notamment « SIC » et « Littérature ».

Ils deviennent inséparables et fondent en mai 1920 « Le Coq », une petite revue d’allure fantaisiste et de caractère essentiellement avant-gardiste. Leur liaison amoureuse est orageuse car Radiguet lui déclare « Je ne veux pas qu’on m’appelle Madame Cocteau » et le trompe avec plusieurs femmes.

Mais encouragé par son amant, Radiguet abandonne la vie déréglée qu’il menait depuis quelques années, se remet à écrire et s’impose une forte discipline intérieure. « Rien de moins ordonné que sa vie extérieure, écrira plus tard son ami Joseph Kessel, mais rien de plus harmonieux, de plus équilibré, de mieux construit et de mieux protégé que sa vie intérieure. Il peut traîner de bar en bar, ne pas dormir des nuits entières, errer de chambre en chambre d’hôtel, son esprit travaillait avec une lucidité constante, une merveilleuse et sûre logique. »

En septembre 1921, loin de Paris, à Grand Piquey, village de la presqu’île du Cap Ferret où l’a entraîné Jean Cocteau, il a terminé « Le Diable au corps ». L’année suivante, au Lavandou cette fois, toujours encouragé par Cocteau et ses amis, il écrit son deuxième et dernier roman, « Le Bal du comte d’Orgel ».

En 1923, Bernard Grasset lance « Le Diable au corps » de façon spectaculaire, sur le thème : « le premier livre d’un romancier de 17 ans ». Devant une telle publicité, qu’elle juge de mauvais goût, la critique est surprise, voire moqueuse et hostile.

Mais, après la publication, Radiguet reçoit de chaleureuses félicitations de grands écrivains tels que Max Jacob, René Benjamin, Henri Massis et Paul Valéry. Le livre est un grand succès de librairie et plus de 100 000 exemplaires sont vendus en trois mois.

Radiguet vit très vite : succès mondains, amitiés flatteuses, consécration officielle, amours de toute sortes, alcool, drogue, le jeune homme a tout connu, tout usé, quand il meurt à 20 ans d’une fièvre typhoïde.

Postérité

En 1947, « Le Diable au corps » est adapté au cinéma par Claude Autant-Lara, avec Gérard Philippe et Micheline Presle, puis en 1986 par le réalisateur italien Marco Bellocchio. En 1970, une adaptation cinématographique du « Bal du comte d’Orgel » a été réalisée par Marc Allégret, avec Jean-Claude Brialy dans le rôle d’Anne d’Orgel.

Dès 1952, paraît une première édition des œuvres complètes de Radiguet, comprenant « Le Diable au corps », « Le Bal du comte d’Orgel », « Les Joues en feu » (un recueil de poèmes), des textes divers, ainsi qu’un dessin de Jean Cocteau et une photo du jeune écrivain. En 2012, Chloé Radiguet, sa nièce, et l’écrivain Julien Cendres, éditent les œuvres complètes de Raymond Radiguet et sa correspondance.

wikipedia + « Homosexuels célèbres de l’histoire » de Michel Larivière

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
Cet article, publié dans Carnet royal, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Joyeux… Raymond Radiguet

  1. Isa Poitou dit :

    Je connais seulement de nom cet auteur, merci pour la découverte :)!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s