Joyeux… Leonard Bernstein

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose une enquête sur Leonard Bernstein (1918-1990) brillant compositeur, chef d’orchestre et pianiste américain, connu notamment pour avoir écrit la partition de l’inoubliable comédie musicale « West Side Story ».

Leonard Bernstein, le compositeur de « West Side story » était… gay

Leonard Bernstein est né à Lawrence (Massachusetts) le 25 août 1918 et mort le 14 octobre 1990 à New York. Il dirigea pendant onze années l’Orchestre philharmonique de New York avec une telle maestria que l’Orchestre eut énormément de mal à se remettre de son départ. Il a aussi composé des formidables musiques pour cinéma, théâtre et orchestre, faisant de lui un des compositeurs américains les plus admirés de l’histoire avec George Gershwin.

Sa vie personnelle était plus sombre car il essaya de tromper son monde. Ses tendances homosexuelles ne faisaient aucun doute et beaucoup de preuves de son homosexualité existent, mais il se maria et eut des enfants, du coup beaucoup de personnes le pensaient bisexuel…

Cependant Arthur Laurents, qui collabora avec lui sur « West Side Story » (*) a reporté que Leonard Bernstein « était un homme gay qui s’est marié. Il n’y avait aucun doute sur son orientation sexuelle. Il était gay et c’est tout. »

(*) Ainsi, Leonard Bernstein, Jerome Robbins, Arthur Laurents et Stephen Sondheim, tous quatre, et juifs, et gay, et tous quatre au sommet de leur art dans les années 50, créèrent ensemble « West Side Story, » une des plus grandes comédies musicales du 20e siècle.

Comme beaucoup d’hommes gay de sa génération, Leonard Bernstein semblait un mari et un père dévoué en public mais en coulisses, c’était une toute autre histoire.

Une vie de débauche homosexuelle

Alors qu’il était étudiant à Harvard, Bernstein eut une liaison avec son professeur, le célèbre chef d’orchestre Dimitri Mitropoulos, et après une brève aventure avec le compositeur Aaron Copland il devint un de ses amis proches. Beaucoup disent que Bernstein fit le choix de se marier pour faire taire les rumeurs sur son activité homosexuelle, qui lui auraient causé des difficultés pour travailler en tant que chef d’orchestre, car ce milieu était très conservateur.

Pour éloigner ces rumeurs, Bernstein prit pour maîtresse Felicia, une actrice chilienne. Ils vécurent en couple par intermittence, jusqu’à ce que Bernstein rompe leur histoire, avouant à Felicia qu’il était gay… Malgré cela, elle continua à lui courir après, et ils finirent par se marier, convenant ensemble que tant qu’il ne l’humiliait pas en public (en s’affichant avec d’autres hommes) il pouvait continuer ses aventures homosexuelles.

Un tournant majeur dans la vie personnelle de Bernstein intervint lorsqu’il décida qu’il ne pouvait plus réprimer son homosexualité, 25 ans après s’être marié; il quitta sa femme en 1976 pour vivre avec Tom Cothran, son amant d’alors, que Felicia détestait (…) L’année suivant le départ de son mari avec Cothran, on diagnostiqua à Felicia un cancer des poumons, et Bernstein se remit avec elle pour prendre soin d’elle jusqu’à sa mort en 1978 (Bernstein lui-même allait mourir d’une affection pulmonaire). Selon la plupart des biographies de Bernstein son style de vie devint plus extravagant et ses activités homosexuelles moins discrètes et plus scandaleuses après la mort de Felicia. Tom Cothran mourut du SIDA en 1981.

Leonard et le mode de vie hétéro

En 1948, à peine trois ans avant son mariage, Bernstein avait visité Israël où il entretint une liaison avec Azariah Rapoport, le magnifique jeune soldat israelien qui lui servait de guide. Bernstein en était fou amoureux : « J’arrive à peine à croire que j’ai trouvé tout ce que je cherchais dans un seul homme. C’est extraordinaire – bouleversant, retournant et merveilleux. Cela a tout changé. »

Mais professionnellement, il avait le sentiment que son homosexualité était une malédiction. Il suivit une psychanalyse avec le Dr Sandor Rado, dont la spécialité était de « guérir » les hommes gay de leur « inversion ». Bernstein pensa que le mariage pourrait le « sauver » de son style de vie homosexuel et épousa Felicia mais cela ne changea rien, bien au contraire.

Un ami du couple Bernstein qui séjournait dans leur maison se souvient avoir surpris Bernstein dans le couloir pelotant un beau garçon de 20 ans alors que sa femme était seule assise dans le séjour. Felicia souffrit aussi l’humiliation de répondre aux appels téléphoniques des nombreux amants de son mari et de découvrir leurs lettres d’amour à celui-ci. Dans les années 70, lorsque le compositeur rencontra le jeune Tom Cothran (directeur musical de la station de radio KKHI-FM à Denver) il s’amouracha si passionnément de lui que sa femme surprit les deux hommes au lit ensemble.

Dernières années

Après la mort de sa femme, Bernstein abandonna toute prudence. A cette époque de sa vie, il était devenu alcoolique et accroché à la drogue et laissait paraître son homosexualité au grand jour. Le pianiste William Huckaby, après avoir donné un récital à la Maison Blanche, discutait avec Jimmy Carter [le Président des Etats-Unis] lorsqu’il « sentit des mains agripper [mes] épaules par derrière. » Il fut ensuite retourné par Bernstein qui l’embrassa fougueusement sur la bouche devant le Président, qui s’éloigna stupéfait et embarrassé.

Alors qu’il était sexagénaire puis septuagénaire, Bernstein prit l’habitude de s’entourer de beaux garçons, tous aussi alcooliques et odieux que leur « patron ».

Beaucoup parmi les personnes qui le connaissaient pensent que Bernstein est devenu frustré et grincheux et amer sur les dernières années de sa vie car il ne parvint jamais à égaler la grandeur et la popularité de « West Side Story » (1957) qu’il avait composé à 38 ans; à partir de là, il passa son temps à courir après sa propre gloire et essayer de l’égaler, sans succès.

Après la mort de Felicia, Bernstein se sentit très coupable de l’avoir fait souffrir avec ses liaisons homosexuelles. Le sentiment de culpabilité s’exprima dans « A Quiet Place » un opéra qu’il composa en 1983 et touche à des sujets proches de la vie personnelle de Bernstein, la perte d’un être cher et l’acceptation par un père de l’homosexualité de son fils.

L’avis de décès de Leonard Bernstein qui parut en octobre 1990 dans le « New York Times » mentionne clairement qu’il était homosexuel.

Près de trente ans après sa mort, Leonard Bernstein est encore très admiré et de nombreux fans visitent toujours sa tombe au Cimetière Green-Wood de Brooklyn.

Gay Influence
traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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7 commentaires pour Joyeux… Leonard Bernstein

  1. Alexandre dit :

    « Glitter and be gay ! » 🙂
    Avec le sens du mot aujourd’hui…

  2. da-AL dit :

    wonderful! you picked a great man 🙂

  3. He was an awesome man and I just sooo love West Side Story! Thank you for this very informative post! 🙂

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