Joyeux… Francis Poulenc

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le compositeur et pianiste français Francis Poulenc né le 7 janvier 1899 à Paris où il est mort le 30 janvier 1963. Le père de Francis Poulenc, Émile Poulenc (1855-1917), est l’un des fondateurs des établissements « Poulenc frères » qui deviendront plus tard le groupe Rhône-Poulenc.

Francis Poulenc, qui écrivit un jour « Je ne suis pas un musicien cubiste, encore moins futuriste, et bien entendu pas impressionniste, je suis un musicien sans étiquette », est l’un des plus grands compositeurs du XXe siècle. On lui doit entre autres : la musique du ballet « Les biches » ainsi que les opéras « Les mamelles de Tirésias » et « Le dialogue des Carmélites ».

Francis Poulenc … fabuleux musicien … gay

Le saviez-vous ? Le compositeur contemporain Francis Poulenc était homosexuel. Lorsqu’il prend conscience de son homosexualité, il a le réflexe « banal » de refouler et de chercher à se marier ! Nous sommes dans les années 1920. Mais en 1929, il finit par céder à ses penchants et accepter sa nature lorsqu’il tombe amoureux du peintre Richard Chanlaire, qui devient son amant.

Poulenc écrit ouvertement sur la partition de son « Concert champêtre » dédiée à Richard Chanlaire : « Tu as changé ma vie, tu es le rayon de soleil de mes trente ans, ma raison d’être et de travailler. »

Chanlaire dirigeait un importante galerie d’art à Paris et une autre galerie à Tourrettes-sur-Loup, un village sur les hauteurs de Nice. Poulenc a avoué son amour pour Chanlaire dans une lettre à son amie Valentine Hugo :
« J’ai été si heureux de pouvoir te confier mon beau et grave secret. Cet amour à la fois extraordinaire et si angoissant dont je t’ai parlé est désormais mon unique raison d’être, tu comprends comme il est difficile de le cacher, tant il est anormal. »

Malheureusement cette histoire d’amour allait bientôt avoir des effets négatifs sur Poulenc, qui déclara à des amis qu’il avait perdu son « sentiment d’identité ». Poulenc pensait le sexe entre hommes impur et par conséquent il ne fut jamais en mesure d’accepter cette relation, encore moins son identité homosexuelle.

Pourtant, tout au long de sa carrière, Poulenc collabora avec de nombreux artistes gay, notamment Max Jacob, Jean Cocteau and Benjamin Britten, et à partir de 1929, ses relations intimes furent presque toutes homosexuelles, aussi bien les histoires brèves que celles de longue durée.

Sa liaison amoureuse avec Richard Chanlaire allait être brève, car il tomba bientôt amoureux d’un autre homme, Raymond Destouches, un chauffeur bisexuel originaire de Noizay (Indre-et-Loire) qui devint son 2nd amant.

Destouches allait rester un ami proche de Poulenc toute sa vie – bien qu’il ait par la suite épousé une femme – et fut contre son gré l’inspiration du compositeur pour l’opéra « Les Mamelles de Tirésias », où un mari abandonné revêt les habits de sa femme et donne miraculeusement naissance à 40 000 enfants (!) Cet opéra fut dédié à Destouches, tout comme la cantate « La figure humaine » et l’oeuvre néo romantique « Mélancolie ».

Poulenc connut ensuite, malgré son homosexualité prédominante, une liaison avec une femme prénommée Frédérique (« Freddy ») dont il eut une fille. Bien qu’il ne reconnut jamais être le père biologique de la petite Marie-Ange, Poulenc a dédié deux de ses compositions à « Freddy ».

En 1950, Poulenc rencontra par hasard lors d’un voyage en train un représentant de commerce marseillais, Lucien Robert, avec qui il allait avoir une liaison tourmentée pendant cinq ans. Leur histoire se termina brusquement, alors que Poulenc finalisait son opéra « le Dialogues des Carmélites », à cause de Raymond Destouches. L’ex amant de Poulenc était alors tombé gravement malade, atteint de pleurésie. La partition du « Dialogue… » fut terminée le soir même où Destouches mourut en octobre 1955. Poulenc trouva alors réconfort et soutien dans les bras d’un jeune militaire nommé Louis Gautier.

Comme l’écrivit Poulenc, sa sonate pour flûte de 1956 était la « preuve de la générosité de l’Armée Française sur le moral d’un vieux maestro ». Leur liaison dura jusqu’au décès de Poulenc en 1963.

La personnalité de Poulenc, sa psychologie, sa musique et son comportement sexuel contenaient des nuances et contradictions qui n’alternaient pas, mais étaient simultanées, un fait dont Poulenc était conscient : « Je suis aussi sincère dans ma foi que je le suis dans ma sexualité parisienne. »

wikipedia + Interlude – traduit de l’anglais par roijoyeux

Merci Larry de m’avoir lancé sur cette enquête !!

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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6 commentaires pour Joyeux… Francis Poulenc

  1. I used to play one of Francis Poulenc’s music for my piano lessons and a piano examination.

  2. larrymuffin dit :

    Merci! Poulenc est l’un de mes compositeurs préférés.

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