Joyeux… Julien Green

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Julien Green, homme de lettres exceptionnel né le 6 septembre 1900 à Paris et mort le 13 août 1998 également à Paris…

… Qui était Julien Green ? (…) Un romancier de haute culture, né à Paris de parents américains en 1900, un académicien distingué, homosexuel affirmé, plein de charmes et de talents, entre autres célèbre pour avoir tenu un journal durant près de huit décennies ; une personnalité artistique de tout premier ordre ; un homme de lettres de génie (…) MilkiPress.fr

… Précisions sur la vie et l’homosexualité de cette légende du XXe siècle ci-dessous …

Julien Green, écrivain catholique éblouissant … gay

Julien Green, né Julian Hartridge Green est un écrivain américain de langue française, un des rares auteurs à avoir été publiés dans la collection de la Pléiade de son vivant.

Biographie

Julien Green est né à Paris, rue Raynouard, de parents américains, descendant du côté de sa mère du sénateur et représentant démocrate de la Géorgie au congrès américain Julian Hartridge (1829-1879), dont Julien Green porte le prénom (Green a été baptisé « Julian » mais l’orthographe a été changée en « Julien » par son éditeur français dans les années 1920). Il grandit au Vésinet et passe ses vacances dans la commune d’Andrésy, dans les Yvelines. Il entre au lycée parisien Janson-de-Sailly où il poursuit toutes ses études. Il a quatorze ans, lorsque sa mère, protestante pieuse et aimante, meurt.

Après la mort de sa mère, la famille déménage rue Cortambert, à Paris. Il se convertit au catholicisme en 1916, à la suite de son père et de toutes ses sœurs, ainsi qu’il le raconte dans « Ce qu’il faut d’amour à l’homme », son autobiographie spirituelle. Il abjure l’anglicanisme à la crypte de la chapelle des sœurs de la rue Cortambert.

Alors âgé de seulement 17 ans, Julian Green réussit cependant à rejoindre les rangs de la Croix-Rouge américaine en 1917 puis est détaché dans l’artillerie française en 1918 en tant que sous-lieutenant et il sert en Italie.

Démobilisé en mars 1919, il se rend pour la première fois aux États-Unis en septembre de la même année et effectue trois ans d’études à l’université de Virginie, où il éprouve un premier amour chaste et secret pour un camarade d’études. Il écrit son premier livre en anglais, avant de revenir vivre en France.

À Paris, il a une relation avec [l’écrivain et journaliste français] Robert de Saint Jean et s’essaie à une carrière de peintre (il fait la connaissance de Christian Bérard), mais la reconnaissance obtenue dans les années 1920, dès ses premières parutions, l’oriente définitivement vers celle d’un écrivain majeur de la littérature française du XXe siècle.

(…)

Il est élu à l’Académie française le 3 juin 1971, au fauteuil 22, succédant à François Mauriac. C’est le premier étranger accédant à cet honneur. Le président de la République Georges Pompidou lui propose en 1972 la nationalité française, mais l’académicien décline la faveur.

Il est enterré le 21 août 1998 à Klagenfurt en Autriche dans l’église Saint-Egid, où il repose désormais au côté de son amant et fils adoptif Éric Jourdan (1938 – 2015). Ému par une statue ancienne de la Vierge Marie lors d’une visite en 1990, l’écrivain avait émis le désir d’être inhumé dans une des chapelles de cette église, l’Église de France ayant refusé son inhumation en l’église d’Andrésy.

Postérité de l’œuvre

Même si Green écrivait avant tout en français, il a aussi publié quelques rares ouvrages en anglais puisqu’il était parfaitement bilingue. Il a aussi traduit certaines de ses propres œuvres en anglais. Quelques-unes de ses traductions sont publiées dans « Le langage et son double », en édition bilingue présentant le texte anglais en regard du texte français, ce qui permet la comparaison directe.

Son style, limpide, d’une simplicité apparente est, selon l’aveu de l’auteur, le fruit d’un long travail, lent et appliqué. Sa capacité à planter un décor, à décrire des paysages, à suggérer par un geste, une mimique ou un vêtement, la psychologie de ses personnages, fait de Julien Green un auteur classique.

Son œuvre a été récompensée par de multiples prix, notamment :

  • Le prix Prince-Pierre-de-Monaco, en 1951.
  • Le grand prix national des Lettres, en 1966.
  • Le grand prix de Littérature de l’Académie française, en 1970.
  • Le grand prix de littérature de Pologne, en 1988.
  • Le Prix Cavour, grand prix de littérature italien, en 1991.

Vie privée et homosexualité

Enfant, la mère de Julien Green le surprend en train de se masturber et menace de… lui couper le pénis ! Cette admonestation va lui donner toute sa vie un complexe de culpabilité : « Pour ma mère, tout le péché était situé dans les parties sexuelles. »

Inconsciente du risque, la mère de Julien Green lui fait découvrir le musée du Louvre : marbres et bronzes antiques de nus masculins provoquent ses premières érections (…) Pour Green, l’homosexualité a toujours été autant une joie qu’une croix.

Le combat contre sa foi et ce qu’il considère comme son « péché, le ravissement affreux » nourrit son oeuvre considérable. L’éclatement de son désir à 15 ans n’en sera que plus violent : « Le moment qui compte si fort dans ma vie fut celui où le démon me lança dans les rues de la ville nocturne (…) j’allais droit où j’avais le plus de chance de rencontrer quelqu’un. Peu importe qui. Quelqu’un de mon âge, qui fût beau et qui voulût bien. »

(…)

Adulte il reste travaillé par le désir et se libère dans les voyages : Berlin, la Hollande, les pays du Nord de l’Europe, l’Autriche, les Etats-Unis.

Julien Green a eu, comme compagnon de vie, le journaliste (au magazine « Paris Match ») et écrivain Robert de Saint-Jean mais leur amour, très profond, est demeuré continent. Green a écrit qu’il était « fou d’amour », mais que « le cœur l’emportait sur le désir », un désir dont il savait bien par ailleurs qu’il peut devenir le tombeau de l’amour.

Julien Green a pourtant connu une relation homosexuelle non chaste, avec Eric Jourdan, auteur du roman « Les mauvais anges » et de 38 ans son cadet, qu’il a adopté et dont il fit son héritier.

wikipedia + Dictionnaire historique des homosexuels célèbres

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

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2 commentaires pour Joyeux… Julien Green

  1. larrymuffin dit :

    Ah ce bon vieux Julien Green, il m’est toujours apparu comme un peu compliqué. Il était un des écrivains préféré des prêtres qui nous enseignaient parce qu’il était vu comme bon Catholique. Je voyais tout cela comme de l’hypocrisie, je ne sais pas si il est encore lu aujourd’hui.

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