Joyeux… Gore Vidal

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Gore Vidal (1925 – 2012), un des géants de la littérature américaine, réputé pour sa plume acerbe, surnommé le Oscar Wilde du 20e siècle.

Gore Vidal, mythe littéraire … gay

Gore Vidal, né Eugene Louis Vidal le 3 octobre 1925 et mort le 31 juillet 2012 à Los Angeles aux États-Unis, est un romancier, acteur, scénariste et essayiste américain, auteur pour le théâtre, le cinéma et la télévision.

Jeunesse

Fils unique d’Eugene Luther Vidal (1895-1969), pionnier de l’aviation et instructeur pilote à West Point, et de Nina (née) Gore (1903-1978), jeune femme mondaine et alcoolique, issue de l’aristocratie sudiste, Gore Vidal est le petit-fils de Thomas Gore, sénateur de l’Oklahoma (…)

(…) A peine diplômé de la Phillips Exeter Academy, en 1943, il s’engage dans l’armée. Cette expérience lui inspirera en 1946 « Ouragan », son premier roman et premier succès, alors qu’il n’a que 21 ans.

Mais c’est avec son troisième livre que Gore Vidal impose son style et sa personnalité : en 1948, « Un garçon près de la rivière » (« The City and the Pillar »), roman d’apprentissage autour d’un personnage homosexuel, hommage à son amour de jeunesse, James Trimble III, mort pendant la guerre, déclenche un immense scandale : c’est le premier roman américain à mettre en scène des personnages aux tendances homosexuelles ne connaissant pas une fin tragique pour avoir défié les conventions sociales.

Plusieurs journaux, dont le « New York Times », refusent de le chroniquer. Le tapage et l’opprobre ne déplaisent pas à Gore Vidal, d’autant que le public achète son livre, appelé à devenir un classique de la littérature homosexuelle. Il choisit cependant d’écrire ses romans suivants, aux allures de polar, sous le pseudo d’Edgar Box.

Tenu au profil bas dans le monde littéraire, Gore Vidal se tourne dans les années 1950 vers l’écriture pour Broadway, la télévision, et le cinéma. Appelé à réécrire le scénario de « Ben Hur », en 1959, il y glisse certains des motifs et éléments homosexuels d’« Un garçon près de la rivière ». Il n’est pas crédité au générique.

Ses années de pénitence littéraire s’achèvent avec la publication, en 1964, du roman historique « Julien », sur l’empereur romain (…) puis (notamment) « Washington, D.C: A Novel », roman politique sur les Etats-Unis dans les années 1940, ainsi que « Myra Breckenridge », une comédie ouvertement « gay », qui ne déclenche pas le même scandale, loin s’en faut qu’ « Un garçon au bord de la rivière ». « Julien » reste aux yeux de nombreux critiques le meilleur roman de Gore Vidal.

Politiquement, il dénonce ce qu’il appelle « la politique impériale » des États-Unis. On retrouve sans doute ses tendances d’auteur de fiction dans l’affection qu’il porte aux théories du complot (…) L’une de ses thèses est que Roosevelt a poussé le Japon à attaquer Pearl Harbour pour faciliter l’entrée des Etats-Unis dans la guerre.

Les années 1960 et 1970 sont une période d’écriture extraordinairement fertile, il devient un personnage incontournable de la vie intellectuelle et culturelle américaine, et se délecte d’être au centre de polémiques.

Au cours des décennies suivantes, ses livres et prises de position (sur le conflit israélo-palestinien et les attentats du 11 septembre, notamment, dont il pense que les Etats-Unis les ont attirés sur eux à force d’arrogance et d’interventionnisme) continuent de passionner l’Amérique.

Mais lorsque [le quotidien français] « Le Monde » lui demanda quel livre il souhaitait que les générations suivantes lisent de lui, il répondit : « Aucun. ».

Vie privée

Gore Vidal n’a jamais apprécié qu’on lui accole le terme d’ « homosexuel », indiquant que pour lui, « il n’y a pas de personnes homosexuelles, seulement des actes homosexuels. » Il a notamment développé sa conception de la sexualité humaine dans un article publié en 1969, écrivant entre autres : « pour commencer, nous sommes tous bisexuels. C’est un fait de notre nature. »

Dans ses mémoires, intitulés « Palimpseste », il évoque certaines de ses relations, en racontant, tout en pudeur, sa longue relation avec son compagnon Howard Austen, rencontré en 1950 aux « Everard Baths », un sauna gay de New York, et avec qui il partagea sa vie pendant 53 ans, « sans relations sexuelles », ce qui constitue le secret de la longévité de cette relation selon Vidal. Chacun de son côté avait cependant des liaisons plus ou moins durables ou des relations de passage avec d’autres hommes.

Gore Vidal, qui appréciait peu de vivre aux Etats-Unis à cause de l’homophobie et l’hyprocrisie ambiantes, fit le choix de vivre principalement en Italie à partir du milieu des années 1960. Pendant une quarantaine d’années, Gore Vidal partagera son temps entre Ravello, petite ville de la côte amalfitaine en Italie et Los Angeles, mais pour des raisons de santé et à la suite de la mort de son compagnon, il décide, en 2003, de vendre sa villa de Ravello et de revenir aux Etats-Unis.


Villa « La Rondinaia » ex propriété de Gore Vidal et Howard Austen à Ravello (Italie)


Villa « La Rondinaia » ex propriété de Gore Vidal et Howard Austen à Ravello (Italie)

En 2005, diminué, fatigué, il déclarait au « Monde » qu’après une longue vie passionnante, sa seule perspective réjouissante était sa fin. « Penser que cela pourrait continuer cinq cents ans, dans mon cas, serait terrible », disait celui qui, en 2009, résumait son existence ainsi : « such, such fun » – tellement, tellement d’amusement.

Il célébrait ainsi à la fois une vie sociale extraordinairement riche, à côtoyer les plus grands et à se mesurer à eux, une vie amoureuse aux mille amants et maîtresses, clamait-il, ainsi qu’une carrière littéraire et intellectuelle nourrie de polémiques, dont il était amateur, mais aussi de succès, dont il n’était pas moins friand.

Il meurt le 31 juillet 2012 à l’âge de 86 ans des suites d’une pneumonie à son domicile de Los Angeles sur les collines de Hollywood. Il est inhumé aux côtés de son compagnon Howard Austen à Washington, D.C. au cimetière de Rock Creek.

articles entiers à lire sur Le Monde + wikipedia

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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2 commentaires pour Joyeux… Gore Vidal

  1. marie dit :

    Très interessant ton billet sur cet écrivain que je ne connaissais pas . Bisous et bonne soirée MTH

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