Joyeux… Jean-Baptiste Lully

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Jean-Baptiste Lully, grand compositeur et ami du Roi Louis XIV.

Jean-Baptiste Lully, brillant compositeur du Roi-Soleil, était … libertin et bisexuel

Jean-Baptiste Lully (né Giovanni Battista Lulli) est un compositeur et violoniste de la période baroque, d’origine italienne naturalisé français, surintendant de la musique de Louis XIV. Il est né à Florence le 28 novembre 1632 et mort à Paris le 22 mars 1687.

Jeunesse

Fils de meuniers, Lulli est remarqué à Florence en 1645 alors qu’il n’a que 13 ans par Roger de Lorraine, duc de Guise, et envoyé en France l’année suivante, comme garçon de chambre au service de la duchesse de Montpensier (dite la Grande Mademoiselle), cousine germaine de Louis XIV, qui désirait parfaire ses connaissances en langue italienne.

Son talent de musicien est remarqué par la Grande Mademoiselle qui lui fait apprendre le violon et la composition. A 18 ans il compose déjà des airs pour la Cour; doué aussi pour la danse et la comédie, il entre au service du Roi à l’âge de 20 ans (1652).

Lully et le Roi

Lulli était de plus chorégraphe et il écrivit pour le roi un ballet qui représentait le soleil (Louis XIV) au centre et les planètes (ses ministres) autour de lui, de façon à montrer que Louis XIV était le maître (à l’instar du soleil qui est le centre de l’univers).

Lulli et le Roi-Soleil établirent bientôt un lien privilégié qui contribua à l’ascension rapide du musicien. Louis XIV considérait Lulli comme l’un de ses rares véritables amis, et un homme indispensable à la distraction de la Cour.

En 1661, Lulli fut naturalisé français et changea son nom en Jean-Baptiste Lully. Par ses dons de musicien et d’organisateur aussi bien que de courtisan, voire d’intrigant, Lully domina dès lors l’ensemble de la vie musicale en France. Il fut l’un des principaux promoteurs du développement de plusieurs formes de musique qu’il organisa ou conçut : la tragédie en musique, le grand motet, l’ouverture à la française.

Son influence sur toute la musique européenne de son époque fut grande, et de nombreux compositeurs parmi les plus doués (Henry Purcell, Georg Friedrich Haendel, Jean-Sébastien Bach, Jean-Philippe Rameau) lui sont redevables à un titre ou un autre.

Vie privée

Naturalisé français en 1661, Lully épousa quelques mois plus tard (à 29 ans) Madeleine Lambert, dont le père, Michel Lambert, dirigeait la musique chez la duchesse de Montpensier. Ils eurent six enfants, dont trois fils qui furent musiciens à leur tour (Louis, Jean-Baptiste et Jean-Louis) et trois filles.

Apparemment, Lully fut bon père et bon époux, malgré ses nombreuses incartades extra-conjugales, avec des hommes et des femmes; en particulier il ne pouvait s’empêcher de sodomiser les beaux garçons qu’il logeait dans la maison familiale, en tant qu’ « élèves » …

Le goût de Lully pour les hommes était notoire : le musicien, impitoyable dans sa quête de gloire, utilisait son influence sur le Roi pour éliminer les rivaux potentiels, rivaux qui s’empressaient de répandre les informations sur ses exploits homosexuels. Une chanson qui courait les rues à cette époque décrivait ainsi Lully :

[Lully] est fils d’une meunière,
Personne n’en saurait douter.
Il chevauche comme un meunier,
Toujours sur le derrière.
Un jour Cupidon dit à sa mère :
« Pourquoi ne suis-je pas vêtu ?
Si [Lully] voit mon derrière,
C’en est fait de ma vertu » (…)

Mais compte tenu des relations privilégiées qu’il entretenait avec le Roi, Louis XIV ferma longtemps les yeux sur l’homosexualité de Lully.

Le scandale de trop

L’homosexualité était illégale à l’époque. En guise de couverture, Lully s’affichait avec une fausse maîtresse, la claveciniste Melle Certain. Mais la mère de celle-ci était une véritable mère maquerelle, qui exigeait sans cesse des sommes d’argent en échange de son silence sur les amours masculines de Lully. En 1685, après une dispute, elle écrivit une lettre au Roi pour le dénoncer.

Elle y reportait avoir vu le compositeur au lit avec un jeune page nommé Brunet, exceptionnellement beau et connu pour son derrière particulièrement attirant, qui logeait chez Lully et auquel il témoignait une grande affection sans se cacher de sa femme et de ses enfants. Le Roi, qui depuis l’arrivée de Madame de Maintenon, tolérait de moins en moins ce qu’on nommait alors les « mœurs italiennes » (homosexualité) envoya la police chez Lully, qui se croya perdu !! …

… Mais les deux sergents avaient seulement l’ordre d’emprisonner Brunet. Craignant la torture, le jeune garçon avoua tout : il raconta les orgies, nomma les grands seigneurs qui y participaient, dont le propre fils du Lieutenant de police M. de Seignelay. C’est ce qui sauva Lully. Le scandale était trop grand, il aurait éclaboussé trop de monde à la Cour.

Le Roi décida d’étouffer l’affaire, mais Lully perdit quelque peu de son crédit auprès du Roi qui n’assista pas aux représentations de son dernier opéra, « Armide », en 1686. Lully composa sa dernière œuvre complète, « Acis et Galatée », pastorale en forme d’opéra, pour la cour plus tolérante du Grand Dauphin, fils de Louis XIV.

Décès

La mort de Lully intervint en 1687, à la suite d’une répétition du « Te Deum » qu’il devait faire jouer pour la guérison du Roi. N’arrivant pas à obtenir ce qu’il voulait des musiciens, Lully, d’un tempérament explosif, s’emporta et se frappa violemment un orteil avec son « bâton de direction », longue et lourde canne servant à l’époque pour battre la mesure en frappant le sol. Danseur, il refusa qu’on coupât sa jambe qui s’infectait, la gangrène se propagea au reste du corps. Lully mourut quelque temps après à Paris, le 22 mars 1687, « âgé de 55 ans ou environ, dans sa maison, rue de la Magdelaine ».

Postérité

Aujourd’hui, c’est principalement pour sa contribution à la musique religieuse et à la musique de scène que Lully nous est connu. Il restera dans l’histoire comme le véritable créateur de l’opéra français. Il composa 14 tragédies lyriques dont les plus belles sont peut-être « Thésée » (1675), « Atys » (1676), « Phaéton » (1683) et son chef-d’œuvre « Armide » (1686).

À l’aise aussi bien à l’église qu’au théâtre, il est l’auteur de plus de 20 grands motets, dont le fameux « Te Deum », ainsi que de onze petits motets d’un style plus italianisant.

Dictionnaire historique des homosexuels célèbres + wikipedia + Gay Influence – résumé et traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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3 commentaires pour Joyeux… Jean-Baptiste Lully

  1. Bon ben à force de te lire ils ne va plus rester grand monde pour les femmes LOL Bisous

  2. Ping : Grimace du lundi | Roijoyeux

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