Joyeux… Henry Willson

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Heny Willson (1911 – 1978), célèbre chercheur de talents et impresario qui découvrit et s’occupa des carrières de nombreuses grandes vedettes du cinéma américain des années 1950 et 60, notamment Rock Hudson et Lana Turner, et fut un Harvey Weinstein avant l’heure, très porté sur le sexe et champion de la promotion canapé.

Il était célèbre pour son écurie de jeunes et séduisants (mais pas toujours talentueux) étalons, notamment Rock Hudson, John Gavin, Tab Hunter, Chad Everett, Robert Wagner, Nick Adams, Guy Madison, Troy Donahue, Mike Connors, Rory Calhoun, John Saxon, Yale Summers, Clint Walker, Doug McClure, Dack Rambo, Ty Hardin et John Derek.

Henry Willson eut aussi beaucoup de succès avec quelques vedettes féminines : c’est lui qui a découvert et géré les carrières de véritables talents comme Natalie Wood, Rhonda Fleming, Gena Rowlands et Lana Turner …

Henry Willson, puissant impresario hollywoodien … gay

Jeunesse

Henry Leroy Willson est né en 1911 à Lansdowne (Pennsylvanie) dans une riche famille ancrée dans le milieu du show business. Son père, alors vice-président de la maison de disques « Columbia Phonograph Company, » en devint président en 1922. Le petit Henry Willson commença à fréquenter de près des célèbres artistes de music hall après l’installation de sa famille à New York dans un beau quartier du Queens.

Mais inquiet de la passion de son fils pour les claquettes, M. Willson l’inscrivit dans un pensionnat de Caroline du Nord, espérant que les nombreuses équipes sportives de l’école et les viriles activités organisées le weekend (escalade et randonnée) influenceraient positivement le garçon …

Henry poursuivit ses études supérieures à Middletown (Connecticut) passant ses weekends à New York, où il écrivait des articles pour la rubrique des potins du grand magazine « Variety ».

Les années hollywoodiennes

En 1933, le jeune Henry Willson partit pour Hollwyood en bateau via le Canal de Panama. A bord du bateau, il sympathisa avec Dixie Lee, la femme du chanteur Bing Crosby, qui le présenta à l’élite hollywoodienne et lui trouva un emploi au magazine « Photoplay » pour lequel il écrivit des articles, ce qui l’amena à écrire pour le « Hollywood Reporter » et le « New Movie Magazine » et à débuter sa carrière de chercheur de talents, à la « Joyce and Polimer Agency ».

A la même époque, il emménagea dans une maison à Beverly Hills achetée par son père et se mit à fréquenter les bars gay du Sunset Strip [à L.A.] où il se mit à draguer d’autres garçons, à la fois par intérêt professionnel et personnel. Un de ses premiers clients fut Junior Durkin, jeune acteur prometteur qui reste célèbre pour avoir joué le rôle de Huckleberry Finn dans « Tom Sawyer » (1930), mais qui mourut en 1935 âgé de seulement 19 ans dans un accident de voiture – à l’époque de l’accident, le jeune comédien vivait dans la maison de Henry Willson et selon la rumeur, les deux hommes étaient amants.

Henry Willson travailla ensuite comme agent pour l’agence Zeppo Marx, où il représenta des jeunes acteurs comme Marjorie Bell, Jon Hall et William T. Orr. En 1937, on lui présenta une lycéenne nommée Judy Turner, qu’il renomma Lana Turner et dont il lança la prestigieuse carrière.

En 1943, le légendaire producteur David O. Selznick [« Autant en emporte le vent »] engagea Willson pour diriger le département talent de sa compagnie « Vanguard Pictures ». Le premier film dont Willson sélectionna les acteurs fut « Since you went away » un drame sur le 2nde Guerre Mondiale avec en vedettes Claudette Colbert, Jennifer Jones et Shirley Temple, où Willson fit jouer des petits rôles à Guy Madison, Craig Stevens et John Derek, trois des membres de son écurie de beaux garçons musclés (« beefcake »).

Homosexualité

Willson finit par ouvrir sa propre agence de talents, où il faisait progresser les carrières de ses jeunes recrues, leur imposant souvent des relations sexuelles en échange de publicité et de rôles au cinéma. Il avait un don singulier pour découvrir et renommer des jeunes acteurs dont la beauté physique faisait oublier le (parfois) peu de talent (…) L’aspect « beefcake » de son commerce avait tant de succès, et son homosexualité était si notoire, que les gens pensaient souvent, et souvent à tort, que tous ses clients étaient gay.

En fait, certains des espoirs que Willson représentait étaient hétérosexuels (John Gavin), mais un nombre disproportionné d’entre eux étaient homosexuels, bisexuels ou « coopéraient » avec lui « pour décrocher des rôles. » L’actrice Ann Doran, une des rares clientes féminines de Willson a remarqué : « Si un jeune et bel acteur avait Henry Willson pour agent, il était presque toujours présumé gay, comme si cela était écrit sur son front. »

Henry Willson et Rock Hudson

Le client le plus important de toute la carrière de Henry Willson fut un maladroit et innocent jeune conducteur de camion nommé Roy Scherer qu’il transforma en immense star hollywoodienne après l’avoir rebaptisé Rock Hudson … Les deux hommes firent équipe professionnellement de la fin des années 1940 jusqu’à 1966.

Comme son agent et mentor, Rock Hudson était très porté sur le sexe et peu discret sur son homosexualité et les gens du métier savaient tous qu’il était gay. Si la plupart de ses collègues appréciaient et protégeaient l’adorable Rock Hudson, certains le narguaient sur son orientation sexuelle. Rock Hudson fut obligé de vendre son voilier favori, qu’il avait utilisé maints et maints weekends pour se rendre sur Catalina Island, notoire lieu de drague gay au large de Los Angeles, car des vandales écrivaient constamment les mots « pédé » et « tante » sur la coque du bateau ; ceci en 1957 à une époque où Rock Hudson était le star No. 1 du box office (le grand public ignora tout de son homosexualité jusqu’à peu avant sa mort dans les années 80).

Willson et Rock Hudson ne se fréquentaient pas que professionnellement : l’acteur Ray Stricklyn a reporté que Willson organisait régulièrement des « gang bangs » (partouzes) dans sa maison dont l’invité d’honneur était Rock Hudson et auxquels participaient des dizaines de séduisants jeunes hommes dont certains étaient des acteurs supposément hétéros.

En 1955, après que le magazine « Confidential » ait menacé de publier un article révélant l’homosexualité de Rock Hudson, Willson leur dévoila des secrets scandaleux sur deux de ses autres clients (Rory Calhoun et Tab Hunter), en échange de quoi « Confidential » ne publia pas l’article sur Hudson …

… Après cette alerte, Henry Willson insista pour que Hudson épouse Phyllis Gates, sa secrétaire, pour faire taire les rumeurs d’homosexualité, conserver son image virile et son pouvoir d’attraction sur le public (le couple divorça après trois ans).

Dernières années

Avec le temps, son homosexualité notoire impacta négativement la carrière de Henry Willson : beaucoup de ses clients, gay ou non, le quittèrent de peur d’être étiqueté homosexuel comme lui, un arrêt de mort à l’époque pour beaucoup de carrières hollywoodiennes. En 1974, l’agent déchu avait 63 ans lorsq’il fut accueilli à titre gracieux à la maison de retraite « Motion Picture Country Home » pour anciens professionnels du cinéma où il resta jusqu’à son décès en 1978 d’une cirrhose du foie.

Postérité

Le fait que Henry Willson ait été un obsédé sexuel et manipulateur ne devrait rester qu’une partie de ce que retiendra de lui l’histoire; les futures générations devraient aussi se concentrer sur l’extraordinaire puissance qu’il fut capable de générer, à la fois pour lui-même et pour ses clients, sans jamais cacher ce qu’il était – Willson était, et c’est le moins que l’on puisse dire, un homosexuel notoire.

Le fait que les gays aient survécu et même réussi pendant l’homophobe période des années 1950 et 60 est en partie due à ce flamboyant noyau d’agents, journalistes et publicitaires gays qui, parfois sans scrupules, arrivèrent à se maintenir au pouvoir et à maintenir les stars gay dans la lumière et sur l’écran, dans des films dont certains resteront des grands classiques du cinéma.

wikipedia + Gay Influence – résumé et traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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