Joyeux… Lord Byron

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Lord Byron (1788 – 1824), un des plus grands poètes britanniques de tous les temps. Auteur de nombreux chefs-d’oeuvre : « Childe Harolde » (1811), « Manfred » (1817) « Beppo, histoire vénitienne » (1818), « Don Juan » (1819) … Byron restera aussi dans l’Histoire comme héros de la Guerre d’indépendance de la Grèce contre l’empire ottoman.

Lord Byron, génial poète britannique et combattant de la liberté … bisexuel

George Gordon Byron, généralement appelé Lord Byron, est un poète britannique, né le 22 janvier 1788 à Londres et mort le 19 avril 1824 à Missolonghi, en Grèce, alors sous domination ottomane, à l’âge de 36 ans. Il est l’un des plus illustres poètes de l’histoire littéraire de langue anglaise et l’une des grandes figures du romantisme britannique.

Ce sont ses poésies mélancoliques et semi-autobiographiques qui le rendirent célèbre : « Hours of Idleness » et surtout « Childe Harold », inspiré par son voyage en Orient, propageant le modèle du héros romantique, dont le retentissant succès le surprend lui-même en 1813.

Il s’illustre par la suite dans divers genres poétiques (…) ainsi que dans des poèmes comptant parmi ses plus connus, par exemple « She walks in beauty », « When we two parted » et « So, we’ll go no more a roving », chacun d’eux chantant un moment de nostalgie personnelle.

Il doit quitter l’Angleterre en 1816 en raison du scandale public causé par l’échec de son mariage, sa bisexualité et sa relation incestueuse avec sa demi-sœur. Dans ses œuvres suivantes, rompant avec le romantisme de sa jeunesse, il donne libre cours au sarcasme, à son génie de la rime et de l’improvisation avec « Beppo » et son œuvre maîtresse, « Don Juan ».

Grand défenseur de la liberté, révolté contre la politique et la société de son temps, l’Europe du Congrès, il s’est engagé dans toutes les luttes contre l’oppression : en Angleterre dans la défense des Luddites, en Italie avec les Carbonari, en Grèce dans la lutte pour l’indépendance.

Hors norme et sulfureux, homme de conviction autant que de contradictions, à la fois sombre et facétieux, excessif en tout, grand sportif, grand séducteur et éternel amoureux (de l’Italie, de la Grèce, des femmes, des hommes…), pourfendeur de l’hypocrisie sous toutes ses formes, il reste un héros au coeur pur, source d’inspiration pour de nombreux artistes, peintres, musiciens, écrivains et réalisateurs.

Petit-fils de l’Amiral John Byron, il est le père de la mathématicienne Lady Ada Byron King de Lovelace. Parmi ses enfants illégitimes, il y a Allegra Byron décédée à l’âge de 5 ans, et possiblement Elisabeth Médora Leigh-Byron, qui serait le fruit de ses amours avec sa propre demi-soeur…

Homosexualité

Lord Byron était très joli garçon mais naquit avec un pied droit difforme, un pied bot, léger handicap dont il souffrira toute sa vie, mais qui ne l’empêchera pas d’être un grand sportif et de connaître de multiples aventures sentimentales, avec des femmes et des hommes.

A l’âge de 13 ans (1801) il est envoyé à Harrow, pensionnat londonien pour garçons, où il restera quatre ans ans et connaitra ses premières passions homosexuelles avec deux camarades d’école légèrement plus jeunes, Lord Dorset et Lord Claridge.

En octobre 1805, il entre au « Trinity College » de Cambridge, où il tombe sous le charme du jeune John Edleston, 15 ans, d’une beauté éclatante, qui chante dans le choeur du « Trinity College » : « Sa voix attira d’abord mon attention, son beau visage me la retint et le charme de ses manières me l’attacha pour toujours. »

John Edleston deviendra dès lors le protégé de Byron, presque constamment à ses côtés, une liaison qu’il décrira plus tard comme « un amour et une passion violents mais purs » déclaration à replacer dans le contexte homophobe de l’Angleterre d’alors où les sanctions prévues contre les « sodomites » (ou suspectés tels) étaient particulièrement sévères (pendaison en public)…

Ceci dit, si Lord Byron a voulu respecter l’innocence d’Edleston, cette liaison pourrait bien avoir été « pure », contrairement à ses relations (probablement) plus sexuelles expérimentées au pensionnat Harrow … Malheureusement le jeune choriste meurt prématurément en 1808. Lord Byron évoquera cet amour perdu dans sa série de poèmes « Thyrza » en appendice de « Childe Harolde » (1811).

(…) Ainsi Lord Byron aimait les garçons plus jeunes que lui, et inférieurs par la naissance et la fortune; mais bisexuel, il a eu également de multiples aventures féminines, notamment avec Lady Caroline Lamb.

(…)

Après John Edleston

A l’âge de 20 ans (1808), Byron s’installe avec sa mère à Newstead Abbey, la nouvelle propriété familiale près de Nottingham. Il est toujours sans préjugé de classe et s’amourache de petits paysans de son domaine tel Robert Rushton qu’il engage comme « page ».

De septembre 1809 à juillet 1811, il entreprend le « grand voyage » que les jeunes aristocrates d’alors avaient coutume de faire : visitant Espagne, Portugal, Grèce et Turquie, Lord Byron y connait plusieurs liaisons avec des jeunes garçons. Il apprend le grec moderne avec un éphèbe local, et l’italien avec Nicolo Giraud, âgé de 14 ans.

A son retour à Londres, il inscrit Nicolo dans son testament, lui léguant la coquette somme de 7000 livres. Le détail de ses aventures homosexuelles est connu grâce aux lettres que Byron a envoyées de Grèce à son ami John Hobhouse, resté en Angleterre.

Mariage (1815)

Byron prononce son premier discours à la Chambre des Lords à 24 ans (le 27 février 1812). Il est célèbre grâce à la publication des deux premiers tomes de « Childe Harold », mais doit prendre garde aux rumeurs qui courent sur son homosexualité. Il se résout à un mariage de raison avec la jeune miss Annabella Milbanke.

Le 2 janvier 1815, dès qu’il est marié, il comprend qu’il s’est trompé. Annabella le déçoit par son admiration silencieuse, car Byron espérait être dominé par une femme, ce qui n’était nullement dans la nature d’Annabella qui à 22 ans ne connaissait rien de la vie.

Byron se met à la tromper, il a des maîtresses qui ne lui donnent pas non plus ce qu’il désire vraiment. Il avoue à sa femme : « Maintenant je vous hais, je dois vous quitter, mon destin m’attend en Orient, je dois y retourner pour y mourir. »

Cherchant à faire taire les rumeurs sur son homosexualité, Byron demande à son épouse de signer la déclaration suivante : « Lady Byron désavoue (…) toutes les rumeurs scandaleuses et calomnieuses qui ont été propagées. » Annabella refuse de signer. La bisexualité de Byron devient de notoriété publique. A la Chambre des Lords, il est insulté et prend alors la décision de quitter définitivement sa patrie.

Exil (1816 – 1824)

Durant 7 ans, avec son ami John Hobhouse et son valet Fletcher, il séjourne en Italie, successivement à Venise, Rome, Bologne et Ravenne, où il peut assumer sa bisexualité sans craindre la corde promise à ses semblables en Angleterre.

En 1823, il s’embarque pour la Grèce à Gênes (Italie) avec son amant italien Nicolo Giraud. A son arrivée à Céphalonie le 3 août 1823, il tombe sous le charme du jeune Eusthatios Georgiou, puis du petit Loukas Chalandritsanos, soldat grec de 15 ans dont il fera son page et qui demeurera à son côté jusqu’à sa dernière heure, mais ne répondra jamais à son amour (…)

Pendant quatre mois, Byron va soutenir le gouvernement grec (la Grèce était alors colonisée par les Turcs) dans sa guerre d’indépendance en lui fournissant argent, armes et munitions, et secourir les réfugiés.

Ayant contracté la fièvre des marais lors d’une de ses expéditions quotidiennes à cheval, il meurt le 19 avril 1824 à l’âge de 36 ans. Les Grecs lui rendent un vibrant hommage [la Grèce décidera en octobre 2008 que le 19 avril deviendrait une journée nationale de commémoration en son honneur].

La vie de ce génial poète, couvert de femmes et de jeunes garçons, demeurera censurée jusqu’en 1934, où paraît « Don Leon » poème autobiographique écrit par Byron en 1823 et faisant partie de ses « Mémoires » dissimulés par ses héritiers.

wikipedia + Homosexuels historiques (M. Larivière) – résumé et traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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8 commentaires pour Joyeux… Lord Byron

  1. bernard25 dit :

    Bonjour ou bonsoir ROIJOYEUX je ne fais pas de différence entre un homo ou autre on doit accepter la vie comme elle viens

    Proverbe
    L’amour doit se répandre en amitié sincère
    Pour parer aux écueils jonchés par l’adversaire
    Qui déverse, souvent, son poison dans nos cœurs

    Nous sommes voyageurs dans un monde éphémère
    Pour pouvoir l’enjamber sans beaucoup de douleurs
    Faisons de l’amitié notre constant critère
    Bonne journée mon Ami ou Amie

    gros bisous.Bernard

  2. Osyth dit :

    This is SO interesting. I love Byron’s works and knew something of his life but this has shed great light on his life and I must thank you for sharing it.

  3. Si le romantisme pratiqué par ces romantiques qui ont fait courant de pensée leur courant de vie avait un réel point commun avec la Rome antique, c’est qu’on y vivait rarement bien vieux. Même si des exceptions ont pu exister de part et d’autres.

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