Joyeux… Eddy de Pretto

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Eddy de Pretto, le nouveau virtuose de la chanson française.

Eddy de Pretto, nouvelle sensation musicale … gay

Eddy de Pretto est un auteur-compositeur-interprète français né le 2 mai 1993 à Créteil. Lauréat du Printemps de Bourges 2017, il sort le 2 mars 2018 son tout premier album « Cure » qui se classe Numéro Un des meilleures ventes d’albums et déloge de la première place Grand Corps Malade.

Il y a quelque chose de frais dans la musique d’Eddy De Pretto. De son mélange fluide des genres à la manière dont il se défait des codes du rap, sans oublier la puissance de ses prestations scéniques.

Nommé aux « Victoires de la musique » dans la catégorie « révélation scène de l’année », il est la nouvelle coqueluche des médias et met tout le monde d’accord; il plaît aussi bien aux 12 – 25 ans qu’à la ménagère ou aux seniors!

Dans son album, on perçoit des influences diverses allant du hip-hop à la grande chanson française, qui lui valent d’être comparé à Jacques Brel et Stromae.

Voici le portrait d’Eddy qu’a fait le magazine d’information « Sept à huit » (TF1) :

Eddy de Pretto, mon enfance, ma bataille

TF1 10 juin 2018 – Thierry Demaizière et Emmanuel Lyonnet + Harry Roselmack

Avec son premier album « Cure », sorti en début d’année, Eddy de Pretto a dominé les classements de hit parade, mais aussi sa crainte d’affronter les préjugés homophobes qui l’ont accompagné durant toute son adolescence en banlieue parisienne.

Ses parents, mais aussi ses potes de quartier, c’est tout son entourage qui l’a empêché d’être totalement lui-même pendant des années. Aujourd’hui par ses textes, il reprend la main sur sa vie en dénonçant l’intolérance et les injonctions à la virilité.

Voici le portrait de la semaine par Thierry Demaizière et Emmanuel Lyonnet.

Eddy de Pretto, ou l’histoire d’une ascension fulgurante et foudroyante. Avec sa gueule étrange, sa coupe au bol, sa diction parfaite, son écriture incisive et assassine, ce virtuose de la chanson française, à peine révélé, est déjà comparé à l’incomparable Brel, tellement ses textes déchirent, tellement ils viennent des tripes.


« The Voice » : Casanova chante « Kid » de Eddy de Pretto (7 mai 2018)

Il cogne sur son père, sa mère et tous ceux qui l’ont maltraité parce qu’il est homosexuel. Eddy de Pretto, porte-parole de personne, si ce n’est de lui-même, a eu besoin de la lumière tout petit, pour qu’on entende ce qu’il avait à dire :

« C’était dans mon ADN. Donc je tournais l’halogène pour faire une lumière de scène, dans le salon, je prenais la télécommande et je faisais le show et j’attendais que ma mère arrive enfin et me regarde… Ma mère écoutait Barbara, Brel, Brassens, Piaf, à fond dans l’appart, Dalida aussi beaucoup de Dalida… A l’époque je détestais. »

Eddy était un gamin de banlieue et quand il descendait dans la cage d’escalier, il retrouvait des copains qui écoutaient plutôt du rap : Sinik, Rohff, Booba, Diam’s…

Eddy unira rap et chanson française dans ses propres compositions quelques années plus tard avec un talent magistral…

… Mais le petit Eddy avait un monde secret : dans sa chambre à coucher, il jouait avec ses poupées : « Je pouvais être fondamentalement moi quand j’étais dans cette chambre, je pouvais être qui je voulais, sans jouer un rôle précis de caïd ou de représentation virile, semblant sûr de soi, sans failles. »

« J’ai grandi dans un contexte où il y avait tout autour de moi, aussi bien chez ma mère, mon père que mes potes d’en bas, une certaine image de la virilité qui disait, [tu es un garçon donc] il ne faut pas que tu sois féminin, il ne faut pas que tu assumes ce côté féminin, ces failles, ces blessures, cette fragilité, et moi l’endroit où je les assumais, c’était dans ma chambre. »

A l’époque, Eddy de Pretto était enfant et ne savait pas encore qu’il était homosexuel. Mais cette frustration et cette souffrance ont provoqué l’une de ses plus belles chansons, « Tu seras viril mon kid »

Cette injonction à être viril peut briser certains gamins :

« Surtout dans certaines familles, comme la mienne, où c’est une obligation : d’avoir des gros muscles, de représenter la masculinité, d’être fort, et on attend de toi que tu sois ce fils là. Et quand on n’est pas ce fils là, c’est une souffrance, car dans les yeux de son père, on ne se sent pas du tout reconnu, on se sent à côté, on ne sait même pas quoi faire pour briller dans ses yeux… Pour ne pas être embêté, j’ai été obligé de jouer au petit mec viril.

(…)

Homosexualité

Rappeur blanc, blond vénitien et homosexuel… Il ne colle pas tout à fait au cliché. Un véritable Billy Elliot du hip-hop. Ses chansons, sont souvent une dénonciation du culte de la virilité trop souvent présent dans les textes de rap. Le titre « Kid » raconte l’enfance de Eddy et comment son père l’incitait à jouer au ballon alors qu‘il marquait une préférence pour jouer aux poupées.

Dans son album, il y a une autre chanson intitulée « Normal » où on comprend qu’à l’adolescence, Eddy de Pretto a été victime d’homophobie :

« Cette chanson, elle traite d’intolérance vis-à-vis de quelqu’un de différent, elle parle clairement de sexualité, de mon homosexualité, et d’homophobie : t’es pas normal alors, soit on va te casser la gueule, soit on va t’insulter, soit on va pas te parler, soit on va te rejeter… J’avais envie de traiter cela avec la même violence que je l’avais reçue (…) »

« Je ne veux pas faire de la sexualité une chose importante. Ce n’est pas plus important que le fait que je sois blond, le fait que j’ai une certaine voix, le fait que je sois un homme, le fait que j’aime jouer aux Barbie… J’ai envie de banaliser cela le plus possible, je suis gay, personne ne devrait s’en soucier. »

« J’essaie de parler de mon histoire personnelle et de la normaliser le plus possible. Et pas la mettre en avant pour dire que je suis le premier pédé qui lie le rap et la chanson française. »

« Cure » le premier album d’Eddy de Pretto est disponible à la vente.

wikipedia + TF1 + Le Figaro – résumé par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
Cet article, publié dans Carnet royal, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Joyeux… Eddy de Pretto

  1. « J’ai envie de banaliser cela le plus possible, je suis gay, on s’en fout, il n’y a pas de souci avec ça, personne ne devrait s’en soucier. » Exactement. C’est un fait parmi d’autres qui caractérisent une personne dans son intégralité. Ca ne la définit ni plus ni moins que d’aimer le chocolat ou détester les haricots verts. Bien dit Eddy ! 😉 Biz Juju

  2. Mél@nie dit :

    je l’ai vu et entendu « en direct-live »… quelle formidable histoire d’une vie qui devient extraordinaire pour lui… go, Eddy, go!!! 🙂

  3. Pour cet article aussi, tu fais partie de mes Blogger Recognition Award

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s