Joyeux… Gustave Flaubert

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le grand écrivain français Gustave Flaubert.

Gustave Flaubert, écrivain de génie … bisexuel

Gustave Flaubert est un écrivain français né à Rouen le 12 décembre 1821 et mort à Croisset, hameau de la commune de Canteleu en Seine Maritime, le 8 mai 1880.

Romancier de premier plan, Gustave Flaubert a marqué la littérature universelle par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de réalisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la société, et par la force de son style dans de grands romans comme « Madame Bovary » (1857), « Salammbô » (1862), « L’Éducation sentimentale » (1869), ou le recueil de nouvelles « Trois contes » (1877).

Son héroïne Madame Bovary a donné son nom au comportement qui consiste à fuir dans le rêve l’insatisfaction éprouvée dans la vie : le bovarysme.

Biographie sommaire

Gustave Flaubert naît en 1821 à Rouen. Il y passe une jeunesse monotone et il développe très vite un don pour l’écriture. C’est un bon élève mais il est indiscipliné. Au collège, il est le rédacteur copiste d’un journal : « Art et Progrès ».

En 1836, alors qu’il a 15 ans, il tombe éperdument amoureux d’Elisa Schlesinger, une dame de 26 ans, pour qui il éprouvera une passion platonique toute sa vie.

En 1840, il passe son bac et commence des études de droit qu’il abandonne après deux ans pour se consacrer à la littérature.

En 1844 il est âgé de 23 ans lorsqu’il est victime de sa première crise d’épilepsie, maladie nerveuse qui va le perturber toute sa vie. Il se consacre alors à la première version de « L’Éducation sentimentale ». Il rencontre Louise Colet, une poétesse avec qui il aura une liaison amoureuse très orageuse. C’est le début d’une importante correspondance.

En 1845, son père meurt, puis en 1846, sa sœur. Il s’engage totalement dans l’écriture pour pourfendre la médiocrité et la bêtise et convertir la banalité en œuvre d’art.

Entre 1849 et 1852, Gustave Flaubert réalise un long voyage en Orient avec son grand ami, l’écrivain Maxime Du Camp. Dans son carnet de voyage, Flaubert fait le pari de tout dire, depuis la descente éblouissante du Nil jusqu’à sa fréquentation des bordels de garçons. Ce voyage, qui le conduit en Égypte et à Jérusalem en passant, au retour, par Constantinople et l’Italie, nourrira ses écrits ultérieurs de ses observations, de ses expériences et de ses impressions, par exemple dans « Hérodias ».

En 1856, Flaubert fait une entrée fracassante en littérature en publiant « Madame Bovary ». Le roman vaut à son auteur un procès pour irréligion et immoralité. Défendu, entre autres, par George Sand, Baudelaire et Sainte-Beuve, l’écrivain est finalement acquitté, et le succès est aussi grand qu’a pu l’être le scandale.

En 1857, Flaubert entame un projet des plus ambitieux : ressusciter l’antique Carthage au travers d’un roman. Pour se documenter, il voyage seul en Algérie et en Tunisie durant l’année 1858. Cinq ans plus tard, en 1862, Flaubert fait paraître « Salammbô ».

Il devient ami avec George Sand en 1863.

De 1864 à 1869 il se consacre à l’écriture d’une nouvelle « Éducation sentimentale » publiée en 1869.

À partir de 1870, Flaubert est confronté à de nombreux malheurs : sa mère meurt ainsi que Louise Colet et George Sand. Il est également confronté à des problèmes financiers et à des échecs littéraires.

Il se met à écrire un roman satirique, « Bouvard et Pécuchet » qui sera publié inachevé en 1881.

Il meurt subitement d’une attaque cérébrale le 8 mai 1880. Son enterrement au cimetière monumental de Rouen se déroule le 11 mai 1880, en présence de nombreux écrivains importants qui le reconnaissent comme leur maître, qu’il s’agisse d’Émile Zola, d’Alphonse Daudet, d’Edmond de Goncourt, de Théodore de Banville ou de Guy de Maupassant, dont il avait encouragé la carrière depuis 1873.

Homosexualité

Flaubert, curieux de tout, l’était aussi de l’homosexualité. Entre Maxime Du Camp, parisien sportif, dandy, poète, écrivain touche-à-tout, et Flaubert, provincial orgueilleux et timide, se créa dès leur rencontre à Paris en 1841 alors qu’ils sont tous deux âgés de 20 ans, une amitié que la mort seule (de Flaubert) dénoua ; une union délicieuse et clandestine de deux amants contre l’opinion publique.


Maxime Du Camp

C’est avec Maxime Du Camp que Flaubert se promena partout en France en 1847 et c’est Maxime qui est le partenaire de ses plus sincères émotions. C’est en sa compagnie qu’il voyage à travers le Moyen-Orient de 1849 à 1851 où ils font du tourisme sexuel.

Dans une lettre écrite du Caire le 15 janvier 1850, Flaubert écrivit à son ami Louis Bouilhet :

« (…) Puisque nous causons de bardaches [homosexuels passifs] voici ce que j’en sais. Ici c’est très bien porté – on avoue sa sodomie et on en parle à table d’hôte (…) »

[C’est au bain que cela se pratique :]

« On retient le bain pour soi et on enfile son gamin dans une des salles. Tu sauras du reste que tous les garçons de bain sont bardaches. Les derniers masseurs, ceux qui viennent vous frotter quand tout est fini sont ordinairement de jeunes garçons assez gentils (…) »

Louis Bouilhet, poète qui chanta l’homosexualité, était un autre de ses grands amis que Flaubert avait rencontré dans sa jeunesse dans les années 1840; leur amitié très particulière est prouvée par quelques mots que Flaubert lui envoya le 1er décembre 1849 : « Nous t’embrassons, pioche raide. »

Bouilhet avait la réputation d’être un joyeux Priape et de l’avoir plutôt costaude (…)


Louis Bouilhet

vikidia + wikipedia + Mémoire culturelle gaie – résumé par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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6 commentaires pour Joyeux… Gustave Flaubert

  1. Vasil dit :

    Beautiful photo collage and a nice brief history (read your post with google translate) 🙂 keep up the amazing work!

  2. iotop dit :

    Bon jour,
    Il écrit aussi dans cette même lettre :  » … j’ai reçu ta bonne et longue lettre tant désirée Elle m’a remué jusqu’au entrailles. J’ai mouillé. Comme je pense à toi, va ! »
    et puis aux bains ( pour faire suite à l’article) :  » … il a retroussé mes boules d’amour pour me les nettoyer, puis continuant à me frotter la poitrine de la main gauche, il s’est mis de la droite à tirer sur mon vi et, le polluant par un mouvement de traction … »
    (La Pléiade – 1999 – Tome 1 – correspondance Flaubert – pages 567 et 573)
    Max-Louis

  3. Osyth dit :

    I had a dog called Flaubert once …. she was a Bouvier des Flandres, so we thought ‘Madame Bouvier’ was a good twist on Madame Bovary. And we both love Flaubert 😊

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