Joyeux… Thom Fitzgerald

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur Thom Fitzgerald, talentueux cinéaste canadien gagnant d’innombrables prix d’excellence pour ses formidables films dont il écrit la plupart des scénarios, où il est souvent question d’homosexualité.

Thom Fitzgerald, le François Ozon canadien

Thomas « Thom » Fitzgerald est un metteur en scène de cinéma et théâtre, scénariste, dramaturge et producteur américano-canadien, né le 8 juillet 1968 à New Rochelle (état de New Yok) élevé dans la même ville.

Il passa ses premières années à New Rochelle puis ses parents divorcèrent, alors qu’il avait 5 ans. Il déménagea avec sa mère et son frère Timothy Jr dans le New Jersey où il grandit et obtint son bac (au lycée de Bergenfield).

Alors qu’il était étudiant à l’Université « Cooper Union » de New York, il passa, dans le cadre d’un échange, un semestre à l’Université « Nova Scotia College of Art and Design » à Halifax (dans la province de Nouvelle-écosse, au Canada) et s’installa définitivement à Halifax après avoir terminé ses études.

Aujourd’hui, Thom Fitzgerald est citoyen canadien et vit toujours en Nouvelle-écosse. Il se décrit lui-même comme un « catholique qui se bat avec sa foi. »

… Mais…

… Thom Fitzgerald est-il gay ?? …

… Voici la réponse, trouvée sur un article du grand magazine canadien « Maclean’s » du 6 octobre 1997, écrit à l’occasion de la sortie du tout premier film de Thom Fitzgerald :

Emergence d’un nouveau talent majeur du cinéma canadien

On peut comprendre que le cinéaste Thom Fitzgerald, basé à Halifax, ait l’impression d’être soudain devenu un personnage de film : le 14 septembre (1997), son premier long-métrage « The Hanging Garden » [« Le jardin du pendu »] tourné à Halifax sur un modeste budget de 1.5 million $, a remporté deux des trophées les plus importants du Festival International du film de Toronto, dont le Prix du Public, et pour Fitzgerald, 29 ans, ce fut le point culminant de 10 jours frénétiques où il fut conduit en limousine à divers rendez-vous avec des agents de légendaires studios hollywoodiens, et se rendit à des soirées et des premières à laquelle ils assistaient.

Après son retour à Halifax, où « The Hanging Garden » fit l’ouverture du festival « Atlantic Film Festival » le 19 septembre, Fitzgerald essayait toujours de prendre du recul sur son étonnant succès : « La bénédiction dans tout cela, c’est que je ne réalise pas que diable se passe-t-il ! » nous a-t-il déclaré entre deux gorgées de café dans sa pâtisserie préférée d’Halifax.

Ce qu’il se passe, si on en croit les succès critique et public qui ont accueilli les premières projections de « The Hanging Garden » est l’émergence d’un nouveau talent majeur du cinéma canadien.

Le film, dont Fitzgerald a aussi écrit le scénario, raconte l’histoire de William, un adolescent gay obèse, qui se suicide par pendaison, puis (étonnament !) retourne 10 ans plus tard dans sa famille dysfonctionnelle. Un famille qui comporte un père alcoolique, qui brutalisait verbalement et physiquement son fils ado, et une mère qui essaya de soigner l’homosexualité de son fils en le faisant coucher avec une voisine fofolle, qui se prostituait pour gagner des revenus complémentaires…

Le cinéaste laisse volontairement planer le doute sur le retour d’un William plus mûr et plus mince, joué par l’acteur torontois Chris Leavins, et on se sait pas clairement s’il a survécu à sa tentative de suicide – ou si sa réapparition est une hallucination collective de sa famille…

Ce scénario n’est particulièrement hollywoodien. Et pourtant, en plus des divers awards (dont le Toronto City Award du meilleur film canadien), le film a décroché un juteux contrat de 700 000 $ pour droits de distribution aux états-Unis (…)

De cette pluie d’attention, d’éloges et de récompenses, l’approbation qui fut la plus importante pour Fitzgerald fut celle de sa mère, Pat, qui arriva en avion du New Jersey pour assister à la première de « The Hanging Garden » à Toronto. C’est grâce à l’argent de celle-ci, d’ailleurs, que Fitzgerald avait vécut pendant six mois alors qu’il écrivait le scénario du film.

Pat raconta plus tard à son fils qu’après avoir vu « The Hanging Garden », elle avait appelé son ex-mari (le père du cinéaste) dont elle avait divorcé 20 ans auparavant lorsque Fitzgerald était enfant : « Elle ne lui avait pas parlé poliment depuis 20 ans ! » s’émerveille Fitzgerald, « mais là, elle lui a dit que leur fils avait fait un très beau film, et qu’il devrait en être très fier. »

Homosexualité

Le passé familial du jeune cinéaste fut parfois perturbé et ceci soulève une question évidente : jusqu’à quel point « The Hanging Garden » est-il autobiographique ? S’éclaircissant doucement la gorge, Fitgerald répond : « Je suis homo. J’ai été ado. J’ai songé au suicide. »

Puis il ajoute qu’il a fait son coming out dès ses années lycée, que donc ses camarades de classe et ses profs savaient qu’il était gay; mais qu’après son coming out, il continua à être apprécié – il était délégué de classe et chantait en solo dans le choeur du lycée – mais son estime de soi en prit un coup :

« Pas parce que les autres ne m’aimaient plus », précise-t-il, « mais parce que moi je ne m’aimais pas. » Il a réalisé « The Hanging Garden » en partie pour dire aux jeunes homosexuels que la vie vaut la peine d’être vécue. « Un ami m’a pris à part l’autre jour pour m’informer qu’un garçon de 15 ans venait de se pendre après qu’une personne de sa famille lui a demandé s’il était gay » nous explique Fitzgerald. « Regarder mon film n’aurait peut-être rien changé… mais on ne sait jamais. »

L’énorme buzz entourant « The Hanging Garden », qui doit sortir dans les salles de cinéma du Canada le 7 novembre, promet de lancer la carrière de Fitzgerald – et sa vie – sur une toute nouvelle trajectoire. Né dans l’état de New York, il arriva à Halifax en 1987 pour étudier à l’Université Nova Scotia College of Art and Design. Il resta à Halifax et y gagna ensuite sa vie en réalisant des courts-métrages, et comme comédien dans un collectif de théâtre.

Désormais citoyen canadien, Fitzgerald est actuellement inondé d’offres de mise en scène de films – typiquement, Hollywood a catalogué le jeune cinéaste, et lui envoie des projets avec des pères qui maltraitent leur fils.

Mais pour le moment, Fitzgerald est heureux de terminer le tournage de « Beefcake », un docu-fiction sur lequel il avait commencé à travailler avant « The Hanging Garden », racontant l’histoire du photographe gay Bob Mizer et les populaires magazines de culturisme des années 50.

Et le jeune cinéaste vit sa célébrité au jour le jour : « Je suis en train de l’assimiler, et j’essaie de ne pas péter plus haut que mon cul ».

L’inconstant monde du cinéma lui faisant de l’oeil avec insistance, garder la tête froide est probablement le ticket gagnant pour Thom Fitzgerald.

Maclean 6 octobre 1997

Distinctions et récompenses

Depuis 1997, Thom Fitzgerald est effectivement devenu un des grands cinéastes internationaux, couvert de prix et récompenses. Après « The Hanging Garden », il a réalisé cinq autres long-métrages (dont il a aussi écrit les scénarios), et : deux courts-métrages, trois téléfilms, trois séries TV… Il a travaillé en tant que scénariste (12 fois), producteur (22 fois) et acteur (8 fois) …

Il a remporté plus de cinquante prix d’excellence, dont le Genie Award (Oscar du cinéma canadien), le Emerging Master Award au Festival international de Seattle, l’Award du meilleur film canadien au Festival de Toronto, le prix du meilleur scénario au « Mar del Plat Film Festival » (Argentine) et au Festival international de Vancouver (…)

… Le documentaire-comédie « Beefcake » (1999) sur Bob Mizer (réalisé pour les chaînes TV britanniques « Channel 4 » et franco-allemande « Arte », jugé trop spécial pour être diffusé sur des télévisions nord-américaines, sortit au cinéma aux Etats-Unis et au Canada) fut nominé pour 4 Genie Awards et est devenu un film-culte.

… Pour « Wild Dogs » (2002) Thom Fitzgerald gagna l’Atlantic Canadian Award du meilleur réalisateur et le Canadian Award du Meilleur film.

… Pour « The Event » (2003) il gagna un Teddy Award au Festival de Berlin (…)

Il a aussi gagné le prix de Meilleur réalisateur au Festival d’Halifax (Atlantic Film Festival) pour « 3 Needles » (2005) (…)

« Cloudburst » (2011), le long-métrage le plus récent de Thom Fitgerald (tiré d’une pièce de théâtre écrite par lui qui avait remporté le Meritt Award de la meilleure pièce de théâtre en 2010) a remporté l’Atlantic Canada Award du meilleur scénario, le prix du public au Festival d’Edmonton, celui du Meilleur Film au Festival de Montréal, le Grand Prix du Jury au Festival d’Atlanta, et de nombreux prix dans le monde entier, dont le Prix du Public aux Festival de Copenhague, Barcelone et Hannovre, entre autres.

En 2012 il a reçu le prestigieux Portia White Prize, plus grand honneur décerné à un artiste par le gouvernement de Nouvelle Ecosse pour récompenser l’excellence artistique (…)

En 1998, Thom Fitzgerald était un des cinéastes « Top 10 de la nouvelles génération » selon le magazine « Hollywood Reporter » et figure dans la liste des « 100 plus grands cinéastes mondiaux » du magazine « Screen International ».

wikipedia + imdb + Canadian Encyclopedia – résumé et traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

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