Joyeux… Rudyard Kipling

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le grand écrivain britannique Rudyard Kipling, dont l’extraordinaire génie narratif lui valut l’honneur de devenir le plus jeune auteur à avoir reçu le prix Nobel de littérature.

Rudyard Kipling, génie de la littérature britannique

Rudyard Kipling est né à Bombay, alors en Inde britannique, le 30 décembre 1865 et mort à Londres, le 18 janvier 1936. Ses ouvrages pour la jeunesse ont connu dès leur parution un succès qui ne s’est jamais démenti, notamment « Le Livre de la jungle » (1894), « Le Second Livre de la jungle » (1895), « Histoires comme ça » (1902), « Puck, lutin de la colline » (1906).

Il est également l’auteur du roman « Kim » (1901), de poèmes (« Mandalay » (1890), « Gunga Din » (1865) et « Tu seras un homme, mon fils » (1910) sont parmi les plus célèbres) et de nouvelles, dont « L’Homme qui voulait être roi » (1888) et le recueil « Simples contes des collines » (1888).

Il a été considéré comme un « innovateur dans l’art de la nouvelle », un précurseur de la science-fiction et l’un des plus grands auteurs de la littérature de jeunesse. Son œuvre manifeste un talent pour la narration qui s’est exprimé dans des formes variées.

De la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, Kipling resta l’un des auteurs les plus populaires de langue anglaise. L’écrivain Henry James écrivit à son sujet :

« Kipling me touche personnellement, comme l’homme de génie le plus complet que j’aie jamais connu. »

En 1907, il est le premier auteur de langue anglaise à recevoir le prix Nobel de littérature, et le plus jeune à l’avoir reçu (à 42 ans). Par la suite, il a refusé d’être anobli.

Cependant, Kipling a été souvent considéré comme un « prophète de l’impérialisme britannique », selon l’expression de George Orwell. La controverse au sujet des préjugés et du militarisme qui seraient présents dans son œuvre a traversé tout le XXe siècle.

Selon le critique littéraire Douglas Kerr :

« Il reste un auteur qui inspire des réactions de rejet passionnées (…) Cependant, à l’heure où les empires européens sont en repli, il est reconnu comme un interprète incomparable, sinon controversé, de la manière dont l’empire était vécu. Cela, ajouté à son extraordinaire génie narratif, lui donne une force qu’on ne peut que reconnaître. »

… Mais…

… Rudyard Kipling était-il gay ?? …

Homosexualité

« Ne cherchez pas de réponse ailleurs / que dans les livres que je laisse derrière moi » conseille Kipling (1865 – 1936) dans « Requête » poème de deux lignes écrit peu avant sa mort que l’éditeur M. M. Kayes décrit comme « un appel pour la postérité à respecter sa vie privée. »

Une telle requête semble bien ironique venant d’un homme qui vécut la plus grande partie de sa vie dans l’oeil du public, étant devenu de son vivant l’une des premières grande célébrités littéraires internationales. Une personnalité si aimée qu’en 1899, des milliers de personnes veillèrent dans les rues autour de son hôtel à New York, où il luttait (à l’âge de 34 ans) contre une pneumonie qui faillit lui être fatale; ou en 1907, lors de son séjour au Canada, des foules entières attendirent dans les gares du pays pour apercevoir le grand homme qui voyageait à travers le Canada en train spécial…

Pourtant, comme le remarque l’éditeur M. M. Kayes, l’autobiographie de Kipling publiée à titre posthume intitulée « Something of Myself » (« Quelque chose de moi ») (1937) ne nous apprend en fait presque rien sur lui, et peut être considérée comme un écran de fumée, programmé pour être installé après sa mort afin d’égarer les éventuels biographes.

La destruction systématique de ses divers papiers privés (lettres, agendas et brouillons…), commencée par Kipling lui-même alors qu’il était vivant, fut continuée par sa femme après sa mort, et complétée par une de ses filles après la mort de Mme Kipling.

Par conséquent, presque toute preuve sur sa vie privée, et son éventuelle homosexualité, est perdue … Mais le soupçon d’un secret a été soulevé, un secret que Kipling et sa famille espéraient bien étouffer.

Ce secret, selon Martin Seymour-Smith, auteur en 1989 d’une biographie de Kipling, est que le grand écrivain fut, dans sa jeunesse, amoureux d’un charmant agent littéraire nommé Wolcott Balestier, qui mourut subitement en 1891 à l’âge de 30 ans, et que Kipling (alors âgé de 25 ans) éperdu de douleur épousa la soeur de cet homme, Caroline (29 ans) à peine six semaines plus tard, possiblement par loyauté envers son ami défunt et probablement car il se sentait coupable de son désir homosexuel.

Christopher Hitchens, un autre spécialiste de Kipling écrivit en 2002 : « (L’écrivain) Angus Wilson a probablement raison quand il suppose que (Kipling) était amoureux de Wolcott Balestier dont la mort soudaine et prématurée le bouleversa complètement. Les amis de Kipling, dont le grand Henry James, qui assistèrent en janvier 1892 à son mariage étrange et précipité avec Caroline, la masculine et peu séduisante soeur de Wolcott, semblent incapables de trouver une autre raison à ce mariage (à part que Kipling était amoureux de Wolcott). »

Le mystérieux Rudyard Kipling

Kipling était-il homosexuel, ou bisexuel ? En tous cas Caroline lui donna trois enfants : Josephine en 1892, Elsie en 1896, et John en 1897, pour qui il écrivit le célèbre poème « Tu seras un homme mon fils » (1910).

Certains spécialistes et historiens (tel Martin Seymour-Smith) pensent que Kipling était un homosexuel refoulé (dont le grand amour fut Wolcott Balestier). D’autres (Michel Larivière) que Wolcott Balestier et Kipling furent amants.

Selon Seymour-Smith, Kipling aurait craint l’homosexualité car il l’associait à la « bestialité et l’anarchie », mais aurait malgré cela vécu une double vie.

Les preuves de l’homosexualité de Kipling, si elles ont jamais existé, ont été détruites, mais on peut retrouver des indices de ses penchants dans son oeuvre …

… Selon divers historiens, si Kipling fut toute sa vie amoureux d’un homme plus âgé que lui (Wolcott), il aimait aussi les garçons, car il a beaucoup écrit sur eux et pour eux : « The Jungle Book » (1894), « Just So Stories » (1902), « Puck of Pook’s Hill » (1906), « Kim » (1901) …

… Dans « Kim », le héros en titre est décrit comme possédant une « beauté singulière mais inachevée, » il résiste aux femmes qui lui font des avances sexuelles … et il est doué pour la dissimulation et vit une double vie …

… Kipling n’était pas doué pour décrire l’amour hétérosexuel; ses tentatives dans le domaine sont guindées et froides …

… Ses amis les plus proches étaient des personnalités comme Henry James, Edmund Gosse et Cecil Rhodes qui, on le sait à présent, étaient des homosexuels discrets ou dans le placard…

… Certains des contemporains de Kipling, comme l’écrivain Enid Bagnold, pensaient que Kipling était probablement gay…

… Tous les écrits qui auraient pu prouver son homosexualité ont été détruits par Kipling lui-même, puis son épouse et sa fille Elsie, sans doute pour conserver sa brillante image sans tâche pour la postérité.

wikipedia + icalshare – résumé et traduit de l’anglais par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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9 commentaires pour Joyeux… Rudyard Kipling

  1. larrymuffin dit :

    je crois qu’il était comme bien des hommes de la haute société de l’époque qui protègeait son image. Général Gordon de Khartoum et Frédérick Lord Leighton, Lawrence d’Arabie etc.

  2. Que dire de plus tu as tout dit 🙂 Bisous

  3. Sarah dit :

    Always loved his stories! They made me dream of foreign places and wild creatures. 😄

  4. chachashire dit :

    Du coup, qu’est-ce qui fait l’homosexualité ? Ou la bisexualité, d’ailleurs.

    Dans ma jeunesse lointaine on disait que l’érotisme , la sexualité, était culturel que ça s’apprend, s’entraine aussi. Si quelqu’un nonobstant un désir ou l’autre, s’accomplit en choisissant une manière et pas l’autre, où est le problème ?
    C’est un peu la même chose que le consentement, je crois. On peut éprouver une émotion érotique et refuser de l’accomplir, se voir refuser de l’accomplir et l’accepter.

    Kipling se disait-il gay ?

    • roijoyeux dit :

      s’il était gay il a choisi de le cacher, l’homosexualité était interdite à cette époque et sévèrement punie (cf Oscar Wilde) … Merci pour votre lecture !!

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