Joyeux… Gus Van Sant

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le grand cinéaste américain Gus Van Sant, réalisateur d’une des oeuvres les plus fascinantes du cinéma contemporain, émaillée de films culte comme « My Own Private Idaho », « Prête à tout », « Will Hunting », « Elephant », « Last Days » ou « Harvey Milk » (…) une oeuvre majeure maintes fois récompensée ou sélectionnée dans les grands festivals de cinéma internationaux comme Cannes, Venise et Berlin…

Gus Van Sant, géant du cinéma américain

Gus Van Sant naît le 24 juillet 1952 dans le Kentucky. Il se passionne très tôt pour les écrivains de la Beat Generation et aspire à mettre en scène leurs œuvres. En 1978, il signe un court-métrage adapté de Burroughs, « The Discipline of D.E. » Le jeune réalisateur peine à percer et tente de conquérir le public avec son premier long-métrage, « Mala Noche » en 1985. La réussite est au rendez-vous, et Gus Van Sant devient une icône du cinéma indépendant américain. En 1989, il tourne le road movie « Drugstore Cowboys » (avec Matt Dillon) dont le succès lui permet de lever les fonds pour tourner l’audacieux « My Own Private Idaho », où Keanu Reeves donne la réplique à River Phoenix.

En 1994, il accepte une commande de Columbia Pictures, « Prête à tout » (« To Die For »), adaptation d’un roman de Joyce Maynard, lui-même inspiré d’un fait divers célèbre aux États-Unis qui a occasionné le premier procès intégralement retransmis à la télévision. Il s’agira de son premier film avec un budget important réalisé pour un grand studio. C’est également la première fois que Gus Van Sant réalise un film à partir d’un fait divers (même s’il s’inspire du livre et y rajoute des éléments de fiction) ; les films basés sur des événements réels, même s’ils sont vus à travers plusieurs filtres et réécrits, formeront par la suite une forte proportion de l’œuvre de Gus Van Sant.

« Prête à tout » est une comédie grinçante sur une jeune présentatrice météo aux ambitions sans limites jouée par Nicole Kidman. On y retrouve Matt Dillon dans le rôle du mari de Kidman et un jeune frère de River Phoenix, Joaquin Phoenix dans l’un de ses premiers rôles. Le film est un immense succès qui permet au réalisateur de choisir les projets qui lui plaisent. Cette « métamorphose » en réalisateur hollywoodien est l’une des premières transformations de ce cinéaste dont l’œuvre va connaître souvent des changements radicaux.

Ce nouveau cycle, qui va de « Prête à tout » à « À la rencontre de Forrester » voit Gus van Sant devenir un cinéaste en lien avec l’industrie du cinéma américaine : il travaille ensuite sur des commandes, à partir de scénarios écrits par d’autres et réalise des films de genre. « L’auteur mue en artisan » et une partie de la critique qui avait aimé ses premiers films se détourne de lui, trouvant que ces nouveaux films manquent de personnalité.

Après le succès de « Prête à tout », le réalisateur accepte ainsi progressivement des scénarios proposés par les grandes compagnies de production et signe « Will Hunting » en 1997. Le film, joué et écrit par Ben Affleck et Matt Damon remporte un succès extraordinaire et deux Oscars.

Après cette période hollywoodienne, Gus Van Sant décide de revenir au cinéma indépendant afin de renouer avec sa liberté. En 2003, il présente « Elephant » à Cannes. Le film qui retrace un massacre sanglant dans un lycée (basé sur la tuerie au Lycée de Columbine en 1999) suscite l’engouement de la critique et reçoit la Palme d’Or et le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes en 2003.

En 2005, Gus Van Sant narre les derniers jours avant son suicide de Kurt Cobain, le leader du groupe Nirvana dans « Last Days », film qui demeure culte chez les amateurs de grunge. En 2008, Gus Van Sant se lance dans le long-métrage politique en tournant le biopic « Harvey Milk », consacré au maire homosexuel de San Francisco.

En 2014, il se tourne vers le Japon et signe « Sea of Trees », qui dépeint la culture du suicide du pays. Ce long-métrage est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes en mai 2015.

Si le réalisateur reste discret sur sa vie privée, il s’engage activement en politique et milite notamment contre le port des armes.

Distinctions :

Récompenses :

1991 : Coup de cœur LTC au Festival du cinéma américain de Deauville pour « My Own Private Idaho »
1999 : Razzie Awards du pire réalisateur et du pire remake ou suite pour « Psycho » (remake du classique d’Alfred Hitchcock)
2003 : Palme d’or et Prix de la mise en scène au 56e Festival de Cannes pour « Elephant »
2007 : Prix du 60e anniversaire au Festival de Cannes 2007 pour « Paranoid Park »
2013 : Mention spéciale du jury au 63e Festival de Berlin pour Promised Land

Nominations :

1998 : nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur pour « Will Hunting »
2004 : nomination au César du meilleur film étranger pour « Elephant »
2009 : nomination à l’Oscar du meilleur réalisateur pour « Harvey Milk »
2010 : nomination au César du meilleur film étranger pour « Harvey Milk »

(…)

Homosexualité

Gus Van Sant est ouvertement gay. Il n’a jamais donné de détails sur sa vie privée, mais dans une interview de 1998 parue dans le magazine LGBT « The Advocate » sous le titre « Gus’s Good Will », il a déclaré : « Mes [premiers] films sont consacrés à des personnages gay. Ces personnages m’ont fait sortir du placard… Ces films m’en on fait sortir. [L’homosexualité] était le sujet qui m’intéressait, ces personnages gay et ces histoires gay. Car je suis gay. Avec ces films, ma vie privée est devenue ma vie publique. »

wikipedia + Gala

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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2 commentaires pour Joyeux… Gus Van Sant

  1. Back-stage dit :

    j’ai beaucoup aimé Last days… enfin normal fans de Nirvana

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