Très joyeux… Minnelli

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose mon article d’hier sur le grand cinéaste américain Vincente Minnelli complété, car j’ai découvert d’autres informations croustillantes et … joyeuses sur la vie de ce cinéaste exceptionnel.

Vincente Minnelli, légende du cinéma hollywoodien

Vincente Minnelli (28 février 1903 – 25 juillet 1986) était un metteur en scène de théâtre et réalisateur de cinéma, célèbre pour avoir dirigé des classiques de la comédie musicale comme « Le chant du Missouri » (1944), « Gigi » (1958), « Tous en scène » (1953) ou « Un américain à Paris » (1951). « Un américain à Paris » et « Gigi » furent tous deux sacrés « Meilleur Film » aux Oscars et Minnelli gagna l’Oscar du Meilleur réalisateur pour « Gigi ».

En plus d’avoir réalisé plusieurs des films musicaux les plus beaux et inoubliables des années 1950, Minnelli a mis en scène de nombreuses comédies et de grands mélodrames comme « Celui par qui le scandale arrive », « Les ensorcelés » ou « Thé et sympathie ».

Il fut marié de 1945 à 1951 à Judy Garland qui lui donna une fille, Liza Minnelli.

La famille Minnelli est unique par le fait que père, mère et enfant ont chacun gagné un Oscar; de plus, mère et fille ont toutes deux épousé des hommes homosexuels…

… Malgré son homosexualité, Vincente Minnelli a reçu le plus grand honneur pouvant être décerné à un civil par le gouvernement français, Commandeur National de la Légion d’Honneur, quelques semaines avant son décès (d’une pneumonie) en 1986 à l’âge de 83 ans.

Voici plus de détails sur sa vie tumultueuse et sa sexualité ambivalente.

Biographie

Formation

Vincente Minnelli est né à Chicago dans une famille d’artistes ambulants. A trois ans, il est déjà acteur dans la troupe itinérante de son père. Ensuite, tout en allant à l’école, il travaille chez un peintre d’enseignes publicitaires. A l’âge de seize ans, il se fixe à Chicago où il oeuvre quelque temps dans un atelier de photographie puis en tant que décorateur de vitrine dans le grand magasin de luxe Marshall Field’s, avant d’être engagé dans le circuit des théâtres Baladan and Katz de Chicago, où il dessine des costumes de scène et s’initie à la décoration de spectacle, acquérant une polyvalence qui fera des étincelles par la suite…

Grâce à ses idées originales, son goût exquis et son oeil affuté, il gagne ensuite New York et y rejoint le Paramount Theatre comme décorateur. En 1933, il devient directeur artistique du Radio City Music Hall. Par la suite, il met en scène de nombreux spectacles musicaux à Broadway. Sa réputation grandit et en 1940, il est découvert et engagé par Arthur Freed, producteur à la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) et se voit confier sa première réalisation en 1942. Vincente Minnelli part donc pour Hollywood qui va faire de lui une légende du cinéma.

Carrière au cinéma

Arthur Freed engage Vincente Minnelli à la MGM pour qu’il donne un nouveau souffle à la tradition des films musicaux. Or, lorsque Vincente Minnelli commence sa carrière cinématographique, il s’est déjà créé son univers. Il va apporter à la comédie musicale une stylisation méticuleuse et un nouveau sens de la décoration.

Son premier film, « Cabin in the sky » (1943), est une charmante fable musicale interprétée par des Noirs où l’on peut voir Louis Armstrong et Duke Ellington. Son style est déjà manifeste : longs mouvements de grue, utilisation du décor à des fins dramatiques, maîtrise de l’action, raffinement des éclairages, des costumes et des détails d’ameublement, recherche d’une harmonie entre les mouvements de la caméra et des acteurs et un monde aux apparences imaginaires.

« Le chant du Missouri » (« Meet Me in Saint-Louis ») (1944), chronique enchantée de l’Amérique du début du siècle, est son premier chef-d’oeuvre. Minnelli insuffle une fraîcheur au genre en donnant autant d’importance aux numéros musicaux, qui se fondent dans l’histoire, qu’aux séquences dramatiques. Il devient le styliste par excellence de la couleur et celui qui sait imprimer des mouvements fluides à la caméra.

Les années suivantes, le cinéaste virtuose se consacre essentiellement à la comédie musicale. Il en fait un univers riche de nuances, un monde clos où tout est rêve, beauté et harmonie. « Le pirate » (1948), « Yolanda and the thief » (1945) sont de pures créations oniriques. L’orient légendaire de « Kismet » (1955), l’Ecosse romantique de « Brigadoon » (1954) offrent leurs décors de convention à des paradis inventés où l’artifice est roi. Le sens du merveilleux anime le ballet final d’ « Un Américain à Paris » (1951), superbe évocation d’un monde de correspondances où la musique, la danse et la peinture se croisent et se répondent.

L’oeuvre modèle de Minnelli dans le registre de la comédie musicale est « The band wagon » (« Tous en scène », 1953), pour laquelle la chorégraphie est confiée à Michael Kidd et Fred Astaire. Mais on ne saurait enfermer Minnelli dans un seul genre. Si l’on se souvient surtout de lui pour ses comédies musicales, celles-là ne représentent qu’à peine la moitié de sa filmographie…

… Il est aussi l’auteur de mélodrames magnifiques : « Undercurrent » (« Comme un torrent ») (1946), « The bad and the beautiful » (« Les ensorcelés », 1952), « The cobweb » (1955) ou encore « Two weeks in another town » (id.). Si « Madame Bovary » (1949) n’emporte pas l’adhésion, il réussit mieux lorsqu’il traite de son peintre favori, comme en témoigne son émouvante biographie, « Lust for life » (« La vie passionnée de Vincent Van Gogh », 1955), où Kirk Douglas interprète le peintre hollandais à moitié dément.

A la fin des années 1950, Minnelli réalise d’autres mélodrames devenus des classiques, comme « Celui qui par le scandale arrive » (1959) sur les ravages que l’infidélité d’un père de famille peut causer sur toute sa famille et son entourage, ou « Thé et sympathie » (1956) qui traite subtilement du sujet de l’homosexualité d’un ado de 18 ans.

Minnelli quitte la MGM en 1963. Ses derniers films sont des échecs commerciaux, même si sa maîtrise demeure intacte (« Goodbye Charlie », 1964 ; « Le chevalier des sables » (« The Sand Piper »), 1965 ; « Nina » (« A Matter of Time »), 1976).

Distinctions :

Meilleur réalisateur, nomination, 1951 aux Oscars – Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : « Un américain à Paris »
Meilleur réalisateur, gagnant, 1959 aux The Hollywood Foreign Press Association « Golden Globe Awards » pour le film : « Gigi »
Meilleur réalisateur, gagnant, 1959 aux DGA – Directors Guild of America (Los Angeles) pour le film : « Gigi »
Meilleur réalisateur, gagnant, 1959 aux Oscars – Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : « Gigi »
Commandeur National de la Légion d’Honneur, 1986, gouvernement de la France

Vie privée et homosexualité

Vincente Minnelli s’est marié quatre fois, mais pendant des années, des rumeurs ont circulé dans le monde du spectacle sur son homosexualité ou sa bisexualité. Dans la biographie « Vincente Minnelli: Hollywood’s Dark Dreamer », le spécialiste de cinéma et professeur d’université Emanuel Levy écrit que Minnelli vécut, en réalité, ouvertement une vie d’homme gay à New York avant son arrivée à Hollywood, mais que dans la ville qui a fait de lui une légende, il se sentit obligé de cacher son homosexualité.

Selon Levy : « A New York, il était ouvertement gay – nous avons pu rassembler les noms de certains de ses amants et des histoires sur sa préférence sexuelle, que nous a reportées [l’écrivain] Dorothy Parker (…) De plus, Lester Gaba, décorateur de vitrines qui fréquenta Minnelli à New York, a fréquemment déclaré avoir eu une relation homosexuelle avec Minnelli (…)

Mais selon Emanuel Levy, Lorsque Vincente Minnelli est arrivé à Hollywood dans les années 40, il a « pris la décision de réprimer son homosexualité » en menant une vie bisexuelle. Outre ses quatre épouses et ses deux enfants (Liza Minnelli et Christiane Nina Minnelli), il aurait eu une liaison avec la chanteuse Lena Horne sur le tournage de « Cabin in the Sky » (« Un petit coin aux Cieux ») (1943).

Un changement radical par rapport à sa vie dans les années 20, où Minnelli avait été un jeune dandy snob et maniéré. Il avait alors pour modèle le peintre britannique James McNeill Whistler, et devint sophistiqué et très cultivé, tout l’opposé de sa future épouse Judy Garland (…) qu’il épousa en 1945… Minnelli rencontra Judy Garland sur le tournage du « Chant du Missouri » (1944), premier film en tant qu’adulte de l’ex enfant star, et cette rencontre professionnelle déborda sur le terrain privé, entrainant le mariage de la star à son metteur en scène de 1945 à 1951.

Mais Judy Garland se rendit vite compte que son mari était aussi attiré par les hommes et sur le tournage du « Pirate » (1948), elle accusa Minnelli d’être amoureux de Gene Kelly, sa covedette, et de le favoriser par rapport à elle…

Elle menaçait son mari de suicide lorsqu’elle le surprenait dans des situations compromettantes avec d’autres hommes, notamment leur jardinier (…) bien que n’étant pas elle-même un modèle de fidélité, puisqu’elle coucha avec Frank Sinatra et d’autres hommes pendant leur mariage.

wikipedia + cinéma encyclopedie + Gay Influence – résumé par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
Cet article, publié dans Carnet royal, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Très joyeux… Minnelli

  1. Merci pour ces rappels !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s