Solution du téléphone

Mon énigme est …

« The Desperate Hours » (« La maison des otages »), film noir classique réalisé par William Wyler (« Vacances romaines », « Ben-Hur »), où trois gangsters retiennent une charmante famille en otage … un suspense haletant porté par Humphrey Bogart dans l’un de ses derniers rôles au cinéma. Le film a gagné le Prix Edgar-Allan-Poe du meilleur scénario pour Joseph Hayes.

Synopsis

Dans une banlieue américaine, Glenn et Hal Griffin, deux frères évadés de prison, font irruption avec leur complice dans la maison des Hilliard et prennent la famille en otage, dans l’attente d’une grosse somme d’argent pour quitter le pays. Face à ces agresseurs prêts à tout, Daniel, le père, fait son possible pour sauver les siens.

Intensité

Le réalisateur William Wyler signe un huis clos théâtral efficace, confrontant une famille modèle de l’ »American way of life » à un trio de criminels endurcis. Humphrey Bogart livre, malgré la maladie – il décédera deux ans plus tard –, une prestation épatante dans la peau de Griffin, gangster vieillissant et teigneux. Face à lui, Fredric March excelle en homme ordinaire courageux, prêt à se sacrifier. La mise en scène nerveuse maintient le suspense et l’intensité jusqu’aux ultimes minutes. Un classique du film noir américain servi par des acteurs de haute volée.

Critique Télérama

par Frédéric Strauss

Célèbre pour avoir dirigé « Ben-Hur » (1959), William Wyler pouvait se flatter d’être le seul cinéaste américain à savoir prononcer le mot « auteur », car né en Alsace et ayant étudié le violon à Paris. Avec « La Maison des otages », il signait un film intimiste et percutant, huis clos dans une jolie maison que trois forçats évadés transforment en souricière infernale pour la famille charmante qui y habite. Si la situation bouscule moins aujourd’hui qu’en 1955, le savoir-faire du cinéaste est superbe et la tension qui émane de chaque plan, intacte.

L’originalité du film tient dans la passation de pouvoir à laquelle on assiste entre le chef de bande et le chef de famille. Pour sauver les siens, le citoyen modèle est contraint de se montrer plus rusé que les voyous. Là où la police ne voit qu’une traditionnelle situation de crise opposant bons et méchants, les repères entre le Bien et le Mal bougent sournoisement. Le gentil papa qui devient un dur à cuire est un beau personnage pour Fredric March. Face à lui, un Humphrey Bogart patibulaire joue le sale type qui finit par émouvoir par sa faiblesse. Avec William Wyler, les grandes performances d’acteurs étaient toujours au rendez-vous.

Bien vu manU et Gavroche !!

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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