Joyeux… Joseph Altuzarra

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous propose un article sur le styliste Joseph Altuzarra, golden boy de la mode internationale.

Biographie sommaire

Joseph Altuzarra est un créateur de prêt-à-porter de luxe pour femmes. Il a lancé sa marque Altuzarra à New York en 2008. Sa marque est influencée par son éducation multiculturelle et sa formation internationale en stylisme.

Altuzarra est né en 1983 à Paris d’une mère sino-américaine et d’un père français basque. Enfant, il étudia la danse classique pendant 8 ans. Il a une maîtrise en art et histoire de l’art de l’Université de Swarthmore (Pennsylvanie).

Après l’Université, il s’installa à New York où il travailla pour [le styliste] Marc Jacobs puis pour la maison Proenza Schouler. Afin de peaufiner ses compétences, Joseph fit de plus un apprentissage avec le coupeur Nicolas Caïto, ex chef d’atelier chez Rochas. Joseph retourna ensuite à Paris, pour travailler chez Givenchy.

Altuzarra est un styliste talentueux qui a gagné de nombreux prix d’excellence dont le Swarovski Award du meilleur styliste de vêtements pour femmes en 2012 et le Vogue Fashion Fund Award en 2011. Il a de plus été nommé « étoile montante » (« rising star ») par Fashion Group Iternational en 2010, inclus dans la liste des 100 Vanguard (100 artistes d’avant-garde) par le magazine « Out » aussi en 2010 et dans la liste du magazines « Forbes » 30 Under 30 (des 30 personnalités les plus fortunées de moins de 30 ans) toujours en 2010. En 2014, il a gagné le prix du meilleur styliste attribué par la CFDA (Conseil des Stylistes Américains).

… Mais … Joseph est-il joyeux ?? …

Voici la réponse :

Qui est Joseph Altuzarra, le nouveau créateur du désir?

par Sophie Gachet, ELLE 16 juin 2018

Jeune franco-américain exemplaire, Joseph Altuzarra a fait ses armes à New York. Il présente maintenant ses créations à Paris et nous fait rêver avec ses robes puissamment féminines.

« J’envie les femmes qui ne connaissent pas encore Altuzarra ! Une fois qu’on a vu ses collections, on ne rêve que d’acheter tous les modèles de son défilé. Il a très bien compris ce que voulaient les femmes. » Cette modeuse rencontrée au Printemps Haussmann, devant un portant de vêtements de la marque Altuzarra, est une fan de la première heure. Elle suit le jeune créateur français installé aux États-Unis depuis dix ans, et elle a longtemps dû commander ses robes sur le Net.

Débuts d’Altazurra

En une décennie, Joseph Altuzarra s’est fait un nom dans une génération de designers très talentueuse (Alexander Wang, JW Anderson ou encore les créateurs de Proenza Schouler). Ce trentenaire a grandi dans le 7e arrondissement de Paris, entre une mère américano-chinoise et un père français du Pays Basque, tous deux banquiers.

S’il est profondément attaché à la France, c’est outre-Atlantique qu’Altuzarra a lancé sa griffe : « À l’époque, ce n’était pas facile [en France] pour les jeunes designers français, explique-t-il. Je travaillais à Paris chez Givenchy auprès de Riccardo Tisci. Tout se passait bien, mais j’avais envie de créer ma marque, et je sentais que j’aurais plus de chance à New York pour le business (…)

Et ça démarre fort : deux ans après son installation à New York, Joseph remporte plusieurs prix et trouve les fonds pour faire prospérer sa maison.

« Anna Wintour, la rédactrice en chef du ‘Vogue’ américain, a vu ma collection et a tout de suite appelé les gens de Barneys New York afin qu’ils viennent voir mon travail. Pour un jeune créateur, ce genre de coup de pouce vaut de l’or », explique-t-il.

En 2017, le designer est revenu sur sa terre natale et a présenté son défilé printemps-été 2018 à Paris. « Depuis l’été dernier, je ressens une énergie différente en France. J’ai l’impression que tout est plus positif. C’est un bon moment pour revenir aux sources. Je me sens à moitié français et à moitié américain. La femme que j’ai imaginée vient aussi de la rive gauche parisienne. Il fallait que je révèle cette identité franco-américaine de mon label. »

Homosexualité

Ancien élève de l’École alsacienne, dans le 6e arrondissement de Paris, il n’y avait pas beaucoup d’amis. « J’étais probablement un peu bizarre pour un garçon: je dessinais, j’aimais la mode, je faisais de la danse classique… »

Aux États-Unis, il a trouvé sa voie et surtout des amis qui lui ressemblaient, comme Alexander Wang, autre designer américain au grand succès. Depuis, Joseph vit à New York avec Seth Weissman, un Américain qui s’occupe d’investissements immobiliers.

« L’autre jour, il m’a dit d’un vêtement exposé en vitrine : ‘On dirait du Balenciaga !’ J’étais halluciné qu’il connaisse ce nom ! » Les deux hommes se sont mariés il y a trois ans, dans la fameuse Rainbow Room du Rockefeller Center, à New York.

Joseph avait dessiné lui-même les robes de ses témoins (la styliste française Mélanie Huynh et l’Américaine Vanessa Traina) mais aussi celles de sa mère et de sa belle-mère. « Dans un mariage gay, il n’y a évidemment pas le moment magique de l’essayage de la robe », raconte-t-il. « En créer pour mes invitées m’a donné la possibilité de le vivre un peu, même si c’était beaucoup de stress : on a fait les dernières retouches la veille de la cérémonie. »

Cela lui a aussi permis d’assortir toutes les filles, qui étaient en noir. « C’est parce que c’était le tissu que j’avais en stock », plaisante Joseph.

Après huit ans de vie commune, les deux amoureux voudraient un bébé.

Présent et futur d’Altuzarra

Côté business, c’est toujours la vie en rose, surtout depuis que le groupe Kering est devenu actionnaire minoritaire d’Altuzarra, en 2013. « Notre collaboration s’est faite très naturellement, commente Joseph. Ma vision mode et esthétique est vraiment respectée. J’avance pas à pas, je ne saute pas d’étapes. »

Quelle femme habille-t-il ? « Une femme sensuelle, sexy, hyper confiante. Avec un côté très Paris-7e , qui vient de mon éducation. C’est une femme multiculturelle, qui voyage beaucoup, achète aussi bien au Maroc qu’au Japon et sait bien mélanger les pièces. J’ai créé ma marque pour habiller des femmes, pas des filles. J’étais très inspiré par mon amie Carine Roitfeld et par des femmes sexy de 50 ans (…) Mais, évidemment, mes créations vont aussi aux [femmes plus jeunes.] »

(…) Les fans de Joseph sont nombreuses : Nicole Kidman, Gal Gadot, Evan Rachel Wood, Margot Robbie, Salma Hayek… Sa mère, qui avait commencé à travailler avec lui à ses débuts et qui est maintenant présidente du conseil de direction d’Altuzarra, est aussi une inspiration : « Aujourd’hui, elle s’habille avec mes vêtements. Avant, elle était très ‘Armani-banquière-powerful’. J’aime beaucoup son style. »

Les collections Altuzarra sont majoritairement composées de robes qui affichent une féminité forte, avec un détail apportant un supplément d’âme – que ce soit dans l’imprimé ou dans une découpe sophistiquée. Tout est produit en Italie, et les prix ne sont pas délirants pour une marque de luxe.

Ultra souriant, aimant rigoler, Joseph n’est pas un de ces créateurs aux airs mystérieux et habillés toujours en noir. Pas étonnant qu’il soit proche du sympathique Alexandre Mattiussi, le créateur d’Ami : « On travaillait ensemble chez Givenchy. J’aime porter ses vêtements. »

Le point le plus positif de la venue de son show dans la capitale ? « Lors de la préparation des défilés, je peux loger chez mes parents dans le 7 e arrondissement » s’amuse-t-il. « Ma mère me fait des pâtes quand je rentre le soir et je dors dans le petit lit de mon enfance. C’est tout de même un luxe ! »

En dix ans, il a grandi, lentement mais sûrement. En plus d’une nouvelle ligne de lunettes, il développe les chaussures et les sacs, qui sont au top des ventes. « En 2018, il faut réfléchir à une stratégie à 360 degrés » explique le designer. e-commerce, réseaux sociaux, plateformes digitales… on doit savoir répondre à l’évolution radicale de la mode. »

« J’aimerais évidemment ouvrir une boutique, sans doute à New York. Mais j’ai toujours pris mon temps sans faire de plans sur la comète. Si on m’avait dit à mes débuts que ma griffe se développerait à ce point, je ne l’aurais jamais cru. Alors évidemment, je suis très heureux. »

Altuzarra, c’est définitivement une success story américaine. Avec un fort accent français.

Par Sophie Gachet, ELLE 16 juin 2018

merci Guy Breau’s space

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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