Joyeux… J. Edgar Hoover

Le légendaire J. Edgar Hoover, fondateur et premier directeur du FBI (à l’âge de 29 ans) est le héros du 325è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité (ou la bisexualité) n’a pas empêché la réussite…

J. Edgar Hoover l’homme le plus puissant de l’Amérique des années 20 à 60

John Edgar Hoover, né le 1er janvier 1895 et mort le 2 mai 1972 à Washington, D.C., a été le premier directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) du 10 mai 1924 à sa mort, soit pendant quarante-huit ans.

Il est à ce jour celui qui est resté le plus longtemps à la tête d’une agence fédérale américaine, ayant servi sous huit présidents, de Calvin Coolidge à Richard Nixon. Après lui, un mandat de dix ans a été instauré pour le chef du FBI.

Il est reconnu comme le créateur d’une agence chargée du maintien de la loi efficace et puissante, notamment dans le domaine de la police scientifique et de la résolution des crimes ; néanmoins, les méthodes utilisées pour permettre la réalisation de certains objectifs ont donné lieu à des commentaires divers, élogieux au vu des menaces géopolitiques de l’époque, ou critiques, lorsque ces méthodes n’entraient pas en conformité avec la loi, dignes d’un régime d’extrême droite ou contradictoires avec sa propre vie personnelle.

Homosexualité de Hoover

Depuis les années 1940, circulent des rumeurs selon lesquelles Hoover était homosexuel et aimait se travestir. Selon de nombreux historiens et témoins de l’époque, il est certain que le jeune et beau Clyde Tolson, directeur adjoint du FBI et bras droit de Hoover, fut aussi son amant pendant plus de quarante ans; Hoover ne prenait jamais un repas sans ce « bras droit » et ils partaient toujours ensemble en vacances.

Le grand écrivain Truman Capote surnommait le couple Hoover/Tolson « Johnny and Clyde ».

Susan Rosenstiel, quatrième épouse du richissime industriel bisexuel Lewis Solon Rosenstiel, a déclaré avoir vu Hoover pratiquer le travestissement, au cours des années 1950 à deux reprises : « portant une robe noire à volants et dentelle, des bas, des talons hauts et une perruque noire et frisée, en train de participer à des fêtes homosexuelles ».

Des rumeurs insinuaient que la mafia de Chicago le faisait régulièrement chanter avec des photos compromettantes, ce qui expliquerait pourquoi Hoover ne l’a pas combattue avec l’énergie nécessaire (…)

Selon l’écrivain et historien Anthony Summers, qui a exposé la vie sexuelle secrète de Hoover dans le livre « The Secret Life of J. Edgar Hoover » paru en 1993, il n’y a aucun doute sur l’orientation sexuelle du créateur du FBI. Anthony Summers a collaboré avec d’autres historiens et interviewé 800 personnes pour son livre, dont les nièces de Hoover et de nombreuses personnes en âge de l’avoir connu personnellement.

Selon certains interviewés, Hoover réprimait la plupart du temps ses besoins sexuels, mais ne pouvait s’empêcher des écarts qui auraient pu le détruire : nombreuses aventures homosexuelles sans lendemain, orgies homosexuelles dans des hôtels new yorkais et liaisons avec des adolescents, bien qu’en couple avec Clyde Tolson.

A la mort de Hoover, Clyde Tolson hérita de la propriété de Hoover où il s’installa, après avoir accepté le drapeau américain qui drapait le cercueil de son ami. Décédé trois ans après, Clyde Tolson est enterré à quelques mètres de Hoover dans le cimetière du Congrès à Washington.

Postérité de Hoover

Hoover restera dans l’histoire comme un personnage important et globalement positif de l’histoire des états-Unis malgré les côtés négatifs de sa personnalité complexe : dominé par une mère castratrice, Hoover ne commença à avoir une vie sociale en dehors de son travail qu’à l’âge de 40 ans, c’était un homme à l’ambition démesurée, un manipulateur, un homosexuel refoulé qui refusait d’admettre son homosexualité et il était … homophobe (!) (…)

Cette part d’ombre et sa vie privée extraordinaire seront aussi retenus grâce à l’industrie du spectacle.

Ainsi, bien qu’elle n’ait jamais été corroborée, l’allégation de travestisme a été largement reprise dans la culture populaire, et « J. Edna Hoover » est devenu un thème de plaisanteries à la télévision, au cinéma et ailleurs.

En 2011 est sorti un film intitulé « J. Edgar » réalisé par Clint Eastwood avec Leonardo di Caprio dans le rôle-titre et Armie Hammer dans celui de Clyde Tolson.

Le film revient sur l’homosexualité de Hoover ainsi que sur son côté manipulateur, notamment lors de l’Affaire Lindbergh, l’une des plus retentissantes affaires prises en charge par Hoover lorsqu’il était à la tête du FBI : le 1er mars 1932, le fils ainé du célèbre aviateur américain Charles Lindbergh, un bébé âgé de 20 mois, est kidnappé dans le New Jersey. Deux mois plus tard, l’enfant est retrouvé mort non loin du domicile de ses parents. Un suspect du nom de Bruno Hauptmann est arrêté en 1934 par le FBI, puis condamné et exécuté…

… Mais Hauptmann était-il vraiment (le seul) coupable ? L’affaire comporte des zones d’ombre, jamais éclaircies. Lors de la promotion du film, Leonardo DiCaprio, qui incarne Hoover, a déclaré : « Hoover a très certainement instrumentalisé l’enlèvement pour se mettre en avant et montrer l'[efficacité du] FBI dans tout le pays. »

wikipedia + abc News – résumé et traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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