Solution du mariage

Mon énigme est …

« Quatre étranges cavaliers » (« Silver Lode ») !! … magnifique western réalisé par Allan Dwan…

Synopsis :

Le jour de la fête nationale à Silver Lode, on s’apprête à célébrer le mariage de Dan Ballard (John Payne) avec Rose Evans (Lizabeth Scott), la fille du plus riche notable de la ville. La cérémonie se voit interrompue par l’arrivée inopinée de « quatre étranges cavaliers » dont le chef se dit être un Marshall (Dan Duryea) venu arrêter Ballard. Il l’accuse d’avoir, deux ans plus tôt, tué son frère d’une balle dans le dos et de lui avoir dérobé 20 000 dollars. Il souhaite le ramener dans l’Etat où la tragédie s’est déroulée afin qu’il y soit jugé. Grâce à l’appui de ses concitoyens, Ballard obtient un sursis de deux heures afin de prouver son innocence…

Analyse et critique :

« Silver Lode » se rapproche du fameux « Train sifflera trois fois » (« High Noon ») tout en allant bien plus loin et surtout plus frontalement. Comme son illustre prédécesseur, sa structure dramatique respecte également l’unité de lieu et de temps ! Son intrigue se déroule entièrement pendant la journée du 4 juillet, le jour de la fête nationale.

Dans la lignée d’autres films délibérément libéraux tels que « Fury » de Fritz Lang ou, pour rester dans le domaine du western, « L’Etrange incident » (« The Ox-Bow Incident ») de William Wellman, « Silver Lode » fustige la lâcheté collective tout en mettant le doigt sur la bêtise de la foule prise dans un engrenage de violence, et qui n’hésite pas à vouloir rendre la justice elle-même sans en passer par un procès équitable.

Le film, d’une formidable dignité, se révèle aussi éprouvant que les deux titres cités ci-dessus ; la tension est souvent à son comble au milieu de ce brassage très efficace de thèmes sociaux et politiques pour le moins assez inhabituels dans le western.

Mais « Silver Lode » n’est pas célèbre que pour son aspect extra-cinématographique (…), ni remarquable uniquement pour son sujet, mais se trouve être dans le même temps splendide sur le plan formel et de plus magnifiquement interprété et photographié.

La mise en scène d’Allan Dwan ne déroge pas au classicisme traditionnel, cependant transfigurée par une sorte d’évidence dans le choix des cadrages et de la succession des plans (le découpage sec et épuré ménage une intensité grandissante et réellement prenante), en même temps que dynamitée par l’intrusion de plans séquences absolument fulgurants comme ce célèbre travelling exalté qui suit Dan Ballard traqué dans les rues de la ville décorée aux couleurs de la nation.

Justement à propos de Ballard, l’un de ces laissés-pour-compte qui auront toujours l’affection du cinéaste, c’est John Payne qui l’interprète avec une sobriété exemplaire. Son rival dans le film, l’inquiétant Dan Duryea, est ici une nouvelle fois prodigieux avec sa voix haut perchée, sa mine renfrognée et son sourire cruel. Parmi les seconds rôles apparaissent beaucoup de visages connus, en tout cas plus que leurs noms, ceux de Robert Warwick, Hugh Sanders, John Hudson, Roy Gordon, Emile Meyer et bien d’autres.

Ce casting quatre étoiles est entériné par Dolores Moran et Lizabeth Scott dans la peau des deux personnages féminins qui sont parmi les plus intéressants du film ; ce sont elles seules qui soutiendront jusqu’au bout l’accusé et qui viendront à son secours tout au long de son itinéraire tragique, compensant la noirceur du regard du cinéaste et de sa scénariste sur la société qu’ils décrivent sans complaisance.

Deux femmes d’origines sociales et de caractères presque opposés, qui auraient pu être rivales (l’une est la riche future épouse de Ballard, l’autre son ex maîtresse, Dolly, une prostituée au grand cœur), mais qui préfèreront s’unir pour sauver l’homme traqué et lui faire retrouve sa respectabilité (…)

Allan Dwan signe au bout du compte une œuvre dure, digne et remarquable, stigmatisant les préjugés et l’absence de générosité morale dans une société qui n’hésite pas à piétiner ses propres croyances en allant jusqu’à envahir une église pour attraper le fugitif. Un des très grands westerns américains de l’histoire du cinéma, aussi bien sur le fond que sur la forme.

critique entière à lire sur dvdclassik

Bien vu Nina !! 😉

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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