Joyeux… Ava Gardner

Ava Gardner, une des plus grandes stars de l’histoire du cinéma, est l’héroïne du 334è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homo ou bisexualité n’a pas empêché la réussite.

Ava Gardner, la légendaire

Ava Gardner, l’une des étoiles les plus lumineuses d’Hollywood, est née le 24 décembre 1922 et a une enfance très difficile : élevée dans une plantation de tabac du Sud, sa famille est pauvre et l’enfant reçoit peu d’affection.

Elle se fait repérer à 18 ans grâce à soeur, épouse du photographe Larry Tarr, qui prend des photos de la jeune Ava et les expose; les photos sont remarquées par un chercheur de talents de la MGM qui engage aussitôt la sublime brune, avec un contrat reposant uniquement sur sa beauté (la jeune fille ne sait pas jouer la comédie).

Ava Gardner part s’installer à Hollywood où elle se fait d’abord connaître pour sa vie privée tumultueuse : en 1942, elle épouse (à 19 ans) l’acteur Mickey Rooney (21 ans), mais le mariage est un désastre et elle divorce seize mois plus tard.

Dans le même temps, le millionnaire Howard Hugues s’éprend d’elle et la fait suivre par un détective privé. Ava parvient pourtant à le tenir à distance. En 1945, elle épouse le musicien Artie Shaw mais le mariage ne durera qu’un an. C’est en 1946 que sa carrière décolle réellement, grâce à un rôle de femme fatale dans « Les Tueurs » au côté de Burt Lancaster.

La brune vénéneuse enchaîne les rôles et les succès, mais défraie à nouveau la chronique lorsque sa relation avec Frank Sinatra est découverte. Celui-ci quitte alors sa femme Nancy pour épouser la sulfureuse Ava.

Le plus bel animal du monde

La MGM utilise cette popularité soudaine pour la faire tourner dans de nombreux films, même si la plupart d’entre eux ne font pas honneur à sa beauté en se révélant assez médiocres. De ce fait, Ava Gardner n’a jamais vraiment cru en son talent : elle sera pourtant inoubliable quand dirigée par des grand réalisateurs comme John Ford, Joseph L. Mankiewicz ou George Cukor.

Les années 50 sont celles de la consécration : celle qu’on surnomme bientôt « Le plus bel animal du monde » atteint son paroxysme dans « La Comtesse aux pieds nus » (1954) de Joseph L. Mankiewicz, un rôle qui fera dire à François Truffaut : « C’est un des plus beaux portraits de femme que nous ait offert le cinéma, la femme – Ava Gardner – étant la plus belle que nous ait envoyée Hollywood ». Parmi ses autres grands rôles de cette période, il y a « La Croisée des destins » de George Cukor (1956) ou « Pandora » d’Albert Lewin (1951).

Sur le tournage en Afrique du film d’aventures « Mogambo » (1953, pour lequel elle sera nommée à l’Oscar de la Meilleure actrice), elle devient très proche de Grace Kelly.

Déçue pourtant par le système hollywoodien, elle s’installe à Madrid et rompt son contrat avec la MGM avec un dernier film, « Le Soleil se lève aussi » (1957).

Rien que pour l’argent

La quarantaine n’altère pas la beauté d’Ava Gardner : elle continue d’illuminer de nombreux films tels que la grosse production « Les Cinquante-Cinq Jours de Pékin » (1963) ou le drame « La Nuit de l’iguane » (1964), son dernier grand rôle.

En 1968, Ava Gardner interprète une impératrice d’Autriche Élisabeth (Sissi) vieillissante face à une juvénile Catherine Deneuve qui tient le rôle principal de « Mayerling » réalisé par Terence Young (1968).

La suite de sa carrière est moins intéressante, si ce n’est sa participation au western « Juge et hors-la-loi » (1973). Elle avoue elle-même qu’à partir des années 70, sa seule motivation est l’argent : elle déménage de Madrid suite à des problèmes fiscaux pour s’installer à Londres. On la retrouve ensuite dans des films catastrophes pas vraiment renommés, comme « Tremblement de terre » (1974) ou « Le Pont de Cassandra » (1977), puis à la télévision dans quelques épisodes de la série « Côte Ouest ».

Elle prend ensuite officiellement sa retraite. Malade, à moitié paralysée, Ava Gardner décède seule d’une pneumonie en 1990 dans son appartement londonien. Aucun de ses ex-époux ne fut présent à son enterrement. Ava Gardner, nom empreint de mythe, est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes stars jamais vue sur grand écran.

Homosexualité d’Ava Gardner (?)

Ava Gardner aurait déclaré que c’est lors d’un déplacement à New York en 1940 pour voir la comédie musicale de Cole Porter « Du Barry Was a Lady » qu’elle réalisa qu’elle pouvait être attirée par une autre femme :

‘Dès qu’elle entra sur scène, [Betty Grable] me coupa le souffle. Je n’arrivais pas à détacher mon regard de cette splendide créature et j’ai commencé à réaliser avec embarras que je la trouvais attirante physiquement. Elle avait une façon très sexuelle de chanter son texte, avec cette petite bouche en avant qui faisait que chaque mot semblait un baiser au public.’ (…)

linternaute + Lesbiennes d’Hollywood – résumé par roijoyeux

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2 commentaires pour Joyeux… Ava Gardner

  1. Dubédat dit :

    Bonjour,
    Ayant lu l’autobiographie d’Ava Gardner, je pense qu’elle érait attirée par la beauté féminine mais n’était pas homosexuelle ou bisexuelle pour autant.

    Jean-Christophe

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