Solution de la porte miroir

Mon énigme est …

Glenn Close !! … dans …

« Les liaisons dangereuses » captivant drame américano-britannique réalisé par Stephen Frears sorti en 1989, adapté de la pièce de Christopher Hampton, elle-même adaptée du célèbre roman épistolaire français « Les Liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos. Le film remporta trois Oscars, notamment celui du Meilleur Scénario adapté pour Christopher Hampton.

Meilleure adaptation au grand écran du roman de Laclos, ce bijou de Stephen Frears offre des rôles en or à son trio de vedettes.

avoir-alire.com

  • Oscars 1989 : Meilleure scénario adapté – Meilleurs décors – Meilleures costumes
  • British Academy Awards 1990 : Meilleure actrice dans un second rôle pour Michelle Pfeiffer – Meilleur scénario adapté
  • César 1990 : Meilleur film étranger

L’argument : Deux aristocrates brillants et spirituels, la marquise de Merteuil et le séduisant Vicomte de Valmont, signent un pacte d’ »inviolable amitié » à la fin de leur liaison. C’est au nom de celui-ci que la marquise demande à Valmont de séduire la candide Cécile de Volanges qui doit prochainement épouser son ex-favori, M. de Bastide. Mais Valmont a entrepris de séduire la vertueuse Mme de Tourvel…

Notre avis : C’est sans doute la meilleure adaptation à l’écran du roman de Choderlos de Laclos, si l’on excepte une remarquable dramatique télévisée de Claude Barma réalisée en 1980 avec Claude Degliame, Jean-Pierre Bouvier et Maïa Simon. Œuvre littéraire majeure de la littérature française du XVIIIe siècle, ce récit épistolaire a ici fait l’objet d’une fructueuse collaboration entre Stephen Frears et Christopher Hampton, le second adaptant sa propre pièce tirée du roman.

On aurait pu penser que cette coproduction internationale mettant en scène des aristocrates français joués par des acteurs américains, sous la direction d’un cinéaste britannique, présenterait les signes d’un académisme compassé, et que Frears aurait perdu son âme dans cette commande de studio. Il n’en est rien. Jamais le film n’est écrasé par ses (somptueux) costumes et décors, et la beauté de la photo de Philippe Rousselot n’est pas le signe d’un produit culturel soigné et esthétisant.

Le film de Frears a une grâce dans la mise en scène et le réalisateur a opté pour un traitement singulier, passant allègrement de la comédie noire au ton de polar. Femmes fatales, intrigues de salon, manipulations : les auteurs utilisent des archétypes qui auraient pu très bien inspirer [les cinéastes] Billy Wilder ou Hawks à l’âge d’or hollywoodien. Ces « Liaisons dangereuses » s’inscrivent alors dans la meilleure tradition du cinéma classique américain, revisité par une certaine insolence européenne.

Jusqu’alors connu pour ses comédies sociales anglaises, Stephen Frears reste fidèle à lui-même en portant un regard ironique et incisif envers les membres d’une classe sociale, les nobles de la période pré-révolutionnaire remplaçant ici les prolos du Royaume-Uni qu’il affectionne.

(…)

On pourra être agacé par les rictus et grimaces de Merteuil et Valmont, comme si les auteurs avaient voulu surligner leur veulerie et hypocrisie auprès du grand public. Mais le jeu des acteurs s’accorde plutôt bien avec le dispositif. Glenn Close trouve ici son meilleur rôle. Les agissements de sa Merteuil sont gros comme une montagne, mais l’actrice abandonne ses airs de perfide fermière du Wyoming pour impressionner et même émouvoir dans la dernière séquence.

John Malkovich est un Valmont convaincant et Michelle Pfeiffer parfaite en pieuse créature détruite par les feux de la passion. Le film fut un succès planétaire et consolida la place de Frears dans l’industrie hollywoodienne, même si c’est en Angleterre qu’il signera ses plus brillantes réussites, dont « The Queen ». Quant au public, il devait découvrir quelques mois après la sortie de ce bijou une autre version des « Liaisons », intitulée « Valmont », réalisée par Milos Forman.

Bien vu manU (médaille d’or), Nic (argent) et Laurence (bronze), et Rory !!

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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6 commentaires pour Solution de la porte miroir

  1. Nina dit :

    Je suis voisine du château où vit michelle pfeiffer (dans le film): photo de la grande salle de réception. ;))

    • roijoyeux dit :

      coool !! tous chez Nina !!! 😉
      mon encyclopédie me dit : le château de Maisons-Laffitte, ou Champs-sur-Marne ou du Saussay !!! … Nina n’est pas une fille facile … et toujours énigmatique !!! 😉

  2. Nina dit :

    Maisons-Laffitte. Agréable château ,peu fréquenté, à cause de Versailles. Je m’y sens comme chez moi 🙂

  3. Nina dit :

    John ? Je prend :))

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