Joyeux… Andrew Sean Greer

Le grand écrivain américain Andrew Sean Greer est le héros du 344è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite.

Andrew Sean Greer, grand talent de la littérature américaine

Andrew Sean Greer, né le 5 novembre 1970 à Washington, est un romancier et nouvelliste américain.

Jumeau d’un couple de scientifiques, il fait des études universitaires en écriture créative à l’université Brown de Providence (Rhode Island) dans les classes des [grands écrivains] Edmund White et Robert Coover. Il entreprend aussi des études en arts à l’université du Montana.

Après avoir enchaîné les petits boulots notamment chauffeur de taxi à New York, il enseigne en 2012-2013 (à l’âge de 22 ans) à l’université libre de Berlin, puis au Iowa Writers’ Workshop. L’année d’après, il devient journaliste pour les magazines Esquire et The New Yorker

Plusieurs de ses nouvelles, d’abord parues dans les pages de prestigieux magazines, dont Esquire, The Paris Review et The New Yorker, ont été reprises dans le recueil de nouvelles How It Was for Me (2000) et dans l’anthologie collective The Book of Other People (2008). Sa nouvelle intitulée Darkness est lauréate du O. Henry Award 2009.

Son premier roman, The Path of Minor Planets, paraît en 2001, mais ce sont Les Confessions de Max Tivoli (The Confessions of Max Tivoli), roman publié en 2004, devenu un best-seller qui lui vaut une large notoriété. Ce récit d’un homme qui rajeunit au lieu de vieillir est inspiré à la fois par la chanson My Back Pages de Bob Dylan et par la nouvelle L’Étrange Histoire de Benjamin Button de F. Scott Fitzgerald (…)

Les droits de son roman « Les Vies parallèles de Greta Wells » (2014), publiés en France aux Editions de l’Olivier, ont récemment été acquis pour adaptation cinématographique. La chanteuse Madonna, qui a coécrit le scénario, en assurera la réalisation.

Andrew Sean Greer obtient le Prix Pulitzer de la fiction en 2018 pour [son dernier roman à ce jour] « Les Tribulations d’Arthur Mineur » (« Less : A Novel ») paru en France début 2019 et qui le révèle au grand public français. Prose généreuse, drôle et musicale, tout est réuni dans l’oeuvre d’Andrew Sean Greer pour offrir une lecture à la fois savoureuse et subtile (…)

Mais… Andrew est-il joyeux ?? …

La réponse est dans l’article ci-dessous :

Andrew Sean Greer : 5 livres qui l’ont inspiré à l’époque de son coming-out

Washington Post – 19 juin 2018 – par Ron Charles

Andrew Sean Greer est l’auteur de « Less » (« … Arthur Mineur »), un des romans les plus drôles de mémoire récente, brillant et plein d’esprit, gagnant du Prix Pulitzer [2018] ayant pour héros un écrivain qui se voit invité au mariage d’un ex-amoureux et qui pour échapper à l’événement, se lance dans un tour du monde des festivals et salons littéraires.

Lors d’un récent passage à la librairie Politics & Prose Bookstore de Washington, Greer a expliqué qu’il y a un problème dans la façon de catégoriser les romans. Selon lui, arrivera un jour où « avoir une section ‘fiction gay’ dans une librairie semblera n’avoir aucun sens : il y a des lecteurs aujourd’hui qui ne se considèrent ni comme gay ni comme hétéro (…) et je suis excité par un tel futur. » Mais il a reconnu que nous n’en sommes pas encore là.

En l’honneur du mois de la [Gay] Pride, j’ai demandé à Greer quels livres ont été importants pour lui quand il était jeune homme.

Voici sa réponse :

Ces livres ont été très importants pour moi quand je suis sorti du placard, mais rappelez-vous que c’était en 1989 ! Nous pensions alors que la pire chose au monde était [le Président] George Bush père. Alors pardonnez moi cette liste très centré sur les hommes [gay] et ne la prenez pas trop au sérieux :

« Blue Heaven » de Joe Keenan (1988)

C’est le premier livre que j’ai lu où être gay semble être une joie. Personne n’y est en crise existentielle (…) c’est ainsi que je voulais que soit ma vie ! Et jusqu’à présent je m’en suis bien approché. Merci à Joe Keenan!

« Giovanni’s Room » de James Baldwin (1956)

Un autre classique au style littéraire élevé s’attaquant au sujet de l’amour entre hommes. Merveilleusement déprimant à lire quand on vient de se faire larguer (…)

« Tales of the City » d’Armistead Maupin (1978)

un [grand classique de la littérature gay] que j’ai prêté à mon premier chéri, qui ne m’a jamais dit une seule fois qu’il m’aimait. Il m’a rendu ce livre très longtemps après notre rupture, et je l’ai relu environ un an après. Il avait écrit à l’intérieur dans une marge : « Je voulais te dire ici, car je suis trop timide, combien je t’aime. » Ce livre, je l’ai toujours.

« Love in the Time of Cholera » de Gabriel García Márquez (1985)

Les livres n’ont pas besoin d’être « gay » pour être inspirants – ce roman est magnifique et plein de passion, sur un amour qui dure sur plusieurs décennies d’attente. J’ai ainsi appris sur l’amour dans des livres écrits par des hétérosexuels. Donc cela ne me surprend pas quand les hétérosexuels en apprennent sur l’amour grâce à nous.

L’article entier est sur le site du Washington Post

… Bonus …

Comme ses romans n’ont jamais eu (jusqu’à maintenant) comme sujet principal un homosexuel ou l’homosexualité, Andrew Sean Greer n’a jamais été étiqueté « romancier gay » … mais il a été critiqué par la communauté LGBT pour n’avoir jamais écrit de personnage gay.

Lorsqu’il a commencé à écrire « Less », il pensait y parler sérieusement du fait d’être gay et de vieillir. A la place, il a trouvé que l’humour – « se moquer de moi-même » comme il l’a expliqué au Washington Post [en avril 2018] – le rapprochait davantage de l’émotion vraie.

C’est la première fois que Greer fait d’un homme gay le personnage principal d’un de ses romans, lui qui en 2009 parla en détail dans un article du New York Times de son emploi du temps des dimanches, avec son époux David Ross et leur chien Olive, et avec son frère jumeau Mike et le fils de celui-ci, à l’époque bébé, prénommé Arlo.

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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