Joyeux… Rod McKuen

Le grand poète, musicien et chanteur américain Rod McKuen est le héros du 358è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Rod McKuen, grand poète populaire américain… francophile

Rod McKuen est un poète, compositeur et parolier américain né le 29 avril 1933 à Oakland, Californie (États-Unis), et mort le 29 janvier 2015 à Beverly Hills, Californie. Il fut également chanteur et acteur. Ses recueils de poèmes se sont vendus à des millions d’exemplaire aux USA dans les années 60 et 70, période où il a contribué à la revitalisation de la poésie populaire outre Atlantique.

Il a aussi obtenu un succès considérable en tant qu’auteur de chansons, compositeur de musiques de films et chanteur. De plus, ses traductions ont aidé à faire connaître l’oeuvre du légendaire Jacques Brel dans les pays anglo-saxons. Rod McKuen a aussi traduit, adapté ou travaillé avec beaucoup d’artistes français/francophones importants, notamment Léo Ferré, Barbara, Francis Lai, Gilbert Bécaud, Michel Sardou, Eddy Marney, Pierre Delanoe, Georges Moustaki, Michel Fugain, Serge Lama…

Jeunesse

Né à Oakland en Californie, il quitta sa famille très jeune pour fuir un beau-père alcoolique. Après une série de petits boulots à Oakland et dans l’Ouest des USA (dont DJ, chanteur de club ou musicien dans l’orchestre de Lionel Hampton…) et avoir participé à la Guerre de Corée en tant que militaire de l’armée des états-Unis, il commença, dès le milieu des années 1950, à se faire connaître du grand public pour ses poèmes, avec d’autres grands poètes de la « Beat Generation » (*) comme Jack Kerouac et Allen Ginsberg.

(*)
Les œuvres les plus marquantes de la littérature « Beat » sont « Howl » d’Allen Ginsberg (1956), « Sur la route » de Jack Kerouac (1957) et « Le Festin nu » de William S. Burroughs (1959). L’homosexualité affichée de certains membres de ce mouvement artistique fit scandale dans l’Amérique puritaine. « Howl » et « Naked Lunch » furent l’objet de procès en obscénité qui marquèrent la libération du monde de l’édition aux États-Unis avant de devenir des références pour le mouvement gay et la libération sexuelle de la génération suivante…

Rod McKuen + Jacques Brel – Arrivée du succès

Après s’être installé à New York en 1959, Rod McKuen rencontra un immense succès dans les années 60 grâce à ses chansons et poèmes. Admirateur et grand ami de Jacques Brel, il a passé beaucoup de temps en France à travailler avec Brel et adapter son oeuvre en anglais pour la faire connaître au public anglophone.


Rod McKuen – Seansons in the Sun (Le moribond)

De Jacques Brel, Rod McKuen a notamment adapté (et chanté) « Ne me quitte pas » sous le titre « If you go away » et « Le Moribond » devenu en anglais « Seasons in the Sun »; la version enregistrée par le chanteur canadien Terry Jacks se classa en tête du Billboard Hot 100 (Top 50 américain) en 1974.

A la fin des années 60, McKuen parvint à exprimer en vers les sentiments de la jeunesses étudiante opposée à la Guerre du Vietnam et ses one man shows (où il récitait ses oeuvres) attiraient des foules dignes de concerts de rock.

Postérité

Rod McKuen a écrit des centaines de chansons (paroles et musiques), dont deux albums pour Frank Sinatra.


Frank Sinatra – A Man Alone and other songs of Rod McKuen

Il a travaillé avec des illustres compositeurs de musiques de films comme Henry Mancini ou John Williams.

En 1969, son disque « Lonesome Cities », dans lequel il récite des poèmes qu’il a écrits, remporta un Grammy Award dans la catégorie « Best Spoken Word Album ».

Il a lui-même vendu des millions d’albums et composé des musiques pour orchestre et pour le cinéma; il fut nommé à deux reprises aux Oscars, pour « Jean », chanson du film « Les Belles Années de miss Brodie » (1969) et pour « A Boy Named Charlie Brown », générique du film « Un petit garçon appelé Charlie Brown » (1970).

Dans les années 80, Rod McKuen a souffert d’un épisode dépressif majeur qui le fit se retirer un temps de la lumière des projecteurs. Après sa guérison, il est redevenu actif de manière plus discrète, et se mit à utiliser le pouvoir d’Internet pour diffuser son oeuvre vers le public.

Tout au long de sa vie, Rod McKuen fut un artiste engagé : après avoir élevé sa voix contre la Guerre du Vietnam, il a combattu l’apartheid (politique de ségrégation raciale de l’Afrique du Sud) puis participé à la lutte contre le SIDA.

Homosexualité

Rod McKuen était ouvertement homosexual. Il a vécu avec le même partenaire de 1966 à son décès en 2015 à l’âge de 82 ans.

« It doesn’t matter who you love, or how you love, but that you love. » – Rod McKuen
(« Peu importe qui vous aimez, ou comment vous aimez, l’important c’est que vous aimiez »)

No Limit Boy + wikipedia – traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

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