Joyeux… Raymond Burr

Le grand acteur canadien Raymond Burr est le héros du 371è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite.

Né le 21 mai 1917 à New Westminster au Canada (Colombie-Britannique) et mort le 12 septembre 1993 à Sonoma (Californie), il a joué dans près de 150 films et séries TV ou téléfilms au cours d’une carrière qui s’étendit des années 40 aux années 90 et lui valut deux Emmy Awards ainsi qu’une étoile sur le Hollywood Walk of Fame.

Il restera dans l’histoire pour avoir été le héros des séries télévisées « Perry Mason » et « L’Homme de fer » et ses apparitions dans des classiques du cinéma comme « Une place au soleil » de George Stevens (1951), « La femme au gardénia » de Fritz Lang (1953) » ou « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchock (1954).

… Mais …

… Raymond Burr était-il joyeux ?? …

… ??? …

Voici la réponse :

Raymond Burr, légende d’Hollywood vraiment généreux mais … faussement hétéro

Gay Influence – 27 novembre 2011

Beaucoup de comédiens gay dépensent une énergie considérable pour que leur homosexualité ne s’ébruite pas, mais peu ont monté des impostures aussi alambiquées que Raymond Burr (1917-1993), célèbre pour avoir incarné « Perry Mason » sur le petit écran sur plusieurs décennies.

L’acteur né au Canada pensait qu’il pouvait dissimuler son homosexualité en s’inventant une vie imaginaire; en particulier pour cacher sa relation amoureuse de longue durée avec son partenaire Robert Benevides, Raymond Burr racontait à tout le monde qu’il avait été marié trois fois et avait eu un fils mort d’une leucémie à l’âge de 10 ans… Mais, la soeur de Raymond Burr avoua, après la mort de son frère, que celui-ci n’avait été marié qu’une seule fois (mariage qui fut annulé après quelques mois) et n’eut jamais aucun enfant.

Raymond Burr était gay et menait une vie privée homosexuelle, à une époque où être ouvertement gay pouvait tuer une carrière d’acteur à Hollywood; il se fabriqua donc une vie personnelle tragique d’époux et de père au coeur brisé. Il fit même courir dans les années 50 des rumeurs sur une liaison amoureuse entre lui et la très jeune Natalie Wood, sa cadette de 21 ans.

Perry Mason

Dans les années 60 au sommet de sa gloire, Raymond Burr fit plusieurs discours devant l’American Bar Association (l’association du Barreau des états-Unis) car il était admiré de la profession pour son incarnation de l’avocat Perry Mason gagnant tous ses procès. Mais lorsqu’il apprit qu’un des membres de cette association avait fourni des documents aux FBI prouvant qu’il était un « déviant sexuel notoire », Raymond Burr s’enfonça dans le mensonge, discutant constamment des femmes qu’il trouvait attirantes…

… Mais cela ne l’empêcha pas d’être poursuivi par le succès…

… Perry Mason, le personnage que Raymond Burr incarnait, était un avocat de la défense, héros de romans policiers écrits par le célèbre écrivain Erle Stanley Gardner. Raymond Burr joua ce rôle avec brio sur pas moins de 5 décennies; « Perry Mason » lui apporta la gloire, la fortune et de nombreuses récompenses : la série dura 9 saisons, et fut suivie de 26 téléfilms spéciaux.

Pourtant, lorsque le magazine « TV Guide  » lui demanda peu avant son décès en 1993 de citer un seul regret dans sa vie, il répondit : « Avoir accepté le rôle de Perry Mason. Cela a dominé ma vie. Perry a pris le dessus, et c’est devenu un fardeau. »

Heureusement, Raymond Burr avait d’autres centres d’intérêts : il fut un éleveur d’orchidées novateur, un viticulteur célébré, un marchand d’art respecté de Beverly Hills, et le père adoptif généreux de plus d’une vingtaine d’enfants qu’il sortit du ruisseau.

Jeunesse de Raymond Burr

Lui-même issu d’une famille aisée mais ruinée par la Grande Dépression, le futur acteur de 1.89 m avait commencé à travailler dès l’adolescence comme chanteur de cabaret. Puis il fut engagé comme acteur de radio, ce qui le conduisit à jouer au théâtre. A l’âge de 20 ans, Burr devint membre d’une troupe de comédiens de théâtre basée à Toronto, mais ce fut le cinéma et la télévision qui allaient lui assurer le succès puis la gloire.

En 1954, il fut remarqué par le grand public dans le rôle de Lars Thorwald, homme inquiétant qui a assassiné sa femme dans « Fenêtre sur cour » d’Alfred Hitchcock. Deux ans plus tard, le grand et imposant Raymond Burr joua dans « Godzilla: King of the Monsters », le premier film de la série « Godzilla » … la même année (1956) il passa une audition pour devenir le héros en titre de la nouvelle série de CBS, « Perry Mason »; lorsque Erle Stanley Gardner, qui avait inventé le personnage de Perry Mason, visionna l’audition de Raymond Burr, il s’exclama : « Perry Mason, c’est lui ! »

Dès la diffusion du premier épisode en 1957, Raymond Burr devint du jour au lendemain une grande vedette puis l’un des acteurs les mieux payés de la télévision. Il consacra une grande partie de sa fortune à des causes humanitaires : il ouvrit les portes de sa maison et son portefeuille à des comédiens sans emploi; il adopta plus de vingt enfants étrangers; et, sans publicité, sur ses propres deniers, il se rendit en Corée puis au Vietnam, lorsque ces pays étaient en guerre contre les états-Unis, pour soutenir et parler aux soldats américains servant en première ligne…

La générosité de Raymond Burr se manifesta aussi autrement : lorsque l’acteur William Talman, qui jouait l’avocat général Hamilton Burger dans « Perry Mason », fut attrapé lors d’une descente de police tout nu à une soirée « marijuana », il fut renvoyé par CBS pour immoralité. Mais Raymond Burr travailla sans relâche à le faire réengager, refusant qu’on retire le mug de Talman de l’étagère du studio, interdisant que sa loge soit vidée et que sa place de parking soit attribuée à quelqu’un d’autre. Finalement les grands pontes de CBS cédèrent et Talman reprit sa place dans la série.

Neuf saisons, 271 épisodes et deux Emmy Awards du meilleur acteur plus tard, la série « Perry Mason » tira sa révérence. Mais Raymond Burr fut engagé dans la foulée sur une autre série à succès, « Ironside » (« L’homme de fer ») où il joua le détective paralysé Robert Ironside.

Vie personnelle et autres activités professionnelles

Ce fut sur le plateau de « Perry Mason » en 1959 que Burr (âgé alors de 42 ans) rencontra Robert Benevides, alors jeune acteur de 29 ans qui devint rapidement son amant et compagnon dans la vie privée, et son partenaire dans ses activités professionnelles hors show business. Leur relation allait durer 34 ans, jusqu’à la mort de Raymond Burr en 1993.

En plus de la passion qu’ils avaient l’un pour l’autre, Burr et Benevides se découvrirent une passion en commun pour l’hybridation des orchidées et créèrent ensemble une pépinière avec des variétés d’orchidées de Fidji, Hawai, des Açores et Californie du Sud. Sur une période d’à peine 20 ans, ils créèrent par hybridation plus de 1500 nouvelles sortes d’orchidées qui furent ajoutées au catalogue mondial.

Egalement avec Benevides, Raymond Burr ouvrit et géra avec succès une galerie d’art sur Rodeo Drive (Beverly Hills).

Au milieu des années 80, le corpulent comédien et ses co-vedettes de « Perry Mason » firent leur retour pour le premier de 26 nouveaux téléfilms de deux heures chacun.

A la même époque, Burr et Benevides devinrent viticulteurs dans le Comté de Sonoma (Californie). Leurs premières bouteilles furent commercialisées en 1990. Aujourd’hui, Robert Benevides est toujours à la tête des « Vignobles Raymond Burr » (« Raymond Burr Vineyards ») qui produisent des bouteilles de Chardonnay et Cabernet qui ont gagné plusieurs médailles d’or au cours des années ainsi qu’un prix à la San Diego Wine Competition en 2008.

Décès

En 1992, Raymond Burr apprit qu’il était en phase terminale d’un cancer du pancréas. Il se retira avec Robert Benevides dans leur ranch de la vallée de Sonoma, où la légende du petit écran passa ses derniers jours à distribuer sa fortune à son compagnon et ses enfants adoptifs, mais sa fortune étant considérable, il fit aussi de très généreux dons à des organisations caritatives, pour le développement de programmes humanitaires et des cadeaux à ses amis.

Dans ses deux dernières semaines, Raymond Burr organisa des pots pour dire adieu à ses enfants adoptifs et ses amis. Il repose à New Westminster, la ville où il est né, qui abrite désormais la salle de spectacle « Raymond Burr Performing Arts Center ».

Gay influence – traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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