Joyeux… Zelim Bakaev

Le chanteur russe Zelim Bakaev est le héros du 412è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêcha pas la réussite…

Zelim Bakaev, star de la pop devenu symbole de l’homophobie tchétchène

Zelimkhan Bakaev, dit Zelim Bakaev, né le 23 avril 1992 à Grozny en Tchétchénie (Russie) et disparu le 8 août 2017 pendant les persécutions des homosexuels tchétchènes, est un chanteur russe d’origine tchétchène. Il chantait principalement en tchétchène.

Biographie expresse

Zelim Bakaev naît en 1992 à Grozny, capitale de la Tchétchénie.

Passionné de musique pop, il commence à chanter professionnellement dès l’adolescence, se produisant surtout en Tchétchénie, mais aussi au Daghestan, en Ingouchie et à Moscou.

En 2013, il participe au concours musical tchétchène-ingouche « Assa » dans la catégorie « Découverte de l’année ».

En 2015, sa chanson « Мичахь хьо лела безам » obtient un très gros succès en Tchétchénie où il devient très populaire et enchaîne les tubes.

En 2017, il s’inscrit au casting de l’émission « New Star Factory » de la chaîne Muz-TV, à Moscou, espérant percer sur toute la Russie (…)

… Mais le sort va en décider autrement …

Tchétchénie: l’inquiétante disparition de Zelimkhan Bakaev, pop star gay

lexpress.fr – 24 octobre 2017

Zelimkhan Bakaev, âgé de 25 ans, est un jeune chanteur très populaire en Tchétchénie.

Disparu depuis le 8 août, l’artiste de 25 ans aurait été assassiné par les autorités tchétchènes en raison de son homosexualité. Une version fermement démentie par le pouvoir.

Qu’est-il exactement arrivé à Zelimkhan Bakaev? Depuis presque trois mois, le plus grand mystère entoure le sort de ce chanteur russe, très populaire en Tchétchénie. Le jeune homme de 26 ans, disparu le 8 août, aurait été assassiné par les autorités tchétchènes en raison de son homosexualité, selon le site LGBT américain « NewNowNext ». L’artiste aurait été torturé à mort dans un camp en Tchétchénie où une chasse aux homosexuels s’opère depuis plusieurs mois.

Dans cette petite république russe tenue d’une main de fer par Ramzan Kadyrov, protégé de Vladimir Poutine, une centaine de personnes soupçonnées d’être des homosexuels ont été enlevées, enfermées puis torturées à l’électricité et avec des tessons de bouteille en mars. Ces faits, auxquels auraient pris part le président du parlement en participant aux interrogatoires, ont été révélés dans une enquête du « Novaïa Gazeta », journal d’investigation indépendant. Le chanteur Zelimkhan Bakaev a-t-il, lui aussi, été victime de cette violente répression?

Aperçu aux côtés d’hommes en uniforme?

Le 8 août, Zelimkhan Bakaev quitte Moscou pour rejoindre Grozny, la capitale tchétchène, afin d’assister au mariage de sa soeur. Très populaire depuis 2013 en Tchétchénie, où plusieurs de ses titres pop, un brin mélancoliques, ont rencontré le succès, Zelimkhan Bakaev cherchait depuis à percer en Russie. Il s’était installé dans la capitale russe pour tenter de s’y faire un nom.

Selon « Novaïa Gazeta », le jeune homme compte aussi profiter de ce séjour à Grozny, sa ville natale, pour rencontrer les producteurs d’une émission télé en vue d’une éventuelle participation.

Mais à peine arrivé sur place, Zelimkhan Bakaev disparaît.

Selon konbini :

(…) Le chanteur homosexuel aurait été arrêté par les autorités dans les trois heures suivant son arrivée sur le sol tchétchène, et assassiné dans les dix heures. Les autorités ont déclaré ne pas savoir où se trouvait le jeune homme de 26 ans et suggéré qu’il avait tout simplement quitté le pays.

Ses amis ont témoigné anonymement auprès de la chaîne « Dozhd TV5 », rapportant que de fausses traces de vie auraient été données pour dissimuler le meurtre du chanteur. Il y a environ une semaine, Zelimkhan Bakaev aurait ainsi écrit à sa mère et sa tante sur WhatsApp pour leur dire qu’il était vivant et allait bien, et avait l’intention de voyager. Avant d’immédiatement quitter l’application et d’éteindre son téléphone.

Ses amis doutent donc que le chanteur ait écrit ces messages, d’autant que, selon eux, il comptait construire sa carrière musicale à Moscou et n’avait pas les moyens financiers de voyager. D’après eux, Zelimkhan Bakaev était notamment parti vivre à Moscou parce qu’il n’avait pas le droit de se produire en Tchétchénie à cause de « sa musique trop différente de celle qui est comprise dans la République ». Le jeune homme était par ailleurs sujet à des crises de panique quand il se trouvait en Tchétchénie.

Son compte Instagram a également été fermé immédiatement après sa disparition, mais un faux compte aurait publié une photo le 15 août, destinée à faire croire que le chanteur se trouvait dans un restaurant de Grozny, sauf que la photo avait manifestement été prise un an auparavant.

Enfin, le média tchétchène contrôlé par le gouvernement a mis en avant une vidéo YouTube d’un jeune homme ressemblant au chanteur et affirmant être lui le mois dernier. L’homme y disait être en Allemagne, mais les meubles et la boisson énergétique russe, non vendue en Allemagne qui se trouvaient près de lui démentent ses affirmations, et l’authenticité de la vidéo est largement contestée.

De plus, interrogée par des défenseurs des droits humains, la Commission européenne a indiqué que Zelim Bakaev n’était jamais entré sur le territoire de l’Union européenne.

Une nouvelle vague de détentions, tortures et exécutions

Le 16 octobre 2017, lors d’une conférence de presse dans les locaux de « Novaïa Gazeta », Igor Kochetkov a expliqué que le sort du chanteur ne faisait aucun doute : « Nous avons eu la confirmation de notre supposition que Bakayev était détenu par les autorités tchétchènes à cause d’une suspicion d’homosexualité. » Selon le fondateur de Russian LGBT Network, le chanteur a été capturé dans le cadre d’une nouvelle vague d’emprisonnement visant spécifiquement les homosexuels de l’industrie du spectacle (…)

Fin octobre 2017, la presse LGBT internationale a relayé des déclarations de sources sur place selon lesquelles le jeune chanteur a été torturé puis tué par des membres des services de sécurité tchétchènes dans le cadre de la répression contre les homosexuels.

lexpress.fr + konbini

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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