Joyeux… Robert Baden-Powell

Le général Robert Baden-Powell, grand officier de l’armée britannique et fondateur du scoutisme, est le héros du 423è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homo- ou bisexualité n’empêcha pas la réussite…

Robert Baden-Powell, général de corps d’armée … pédéraste (et homosexuel)

Lord Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell (22 février 1857, Paddington, Londres, Royaume-Uni – 8 janvier 1941 Nyeri, Kenya) est un militaire britannique, fondateur du scoutisme.

Ci-dessous, quelques uns des points les plus intéressants de sa vie

Enfance

Robert Stephenson Smyth Baden-Powell of Gilwell, plus connu sous le nom de « BP » ou Lord Baden-Powell, est né le 22 février 1857 dans le quartier de Paddington à Londres, dans une famille de neuf enfants, du révérend Baden-Powell, professeur de mathématiques à l’université d’Oxford, et d’Henriette Grace Powell.

Son père meurt alors qu’il n’a que trois ans. Un de ses frères, Baden Fletcher Smyth Baden-Powell, sera un inventeur, connu notamment pour son vélo pliable, un cerf volant opérationnel en TSF et un projet de télévision.

Baden-Powell fait ses études à Charterhouse, collège réputé pour sa discipline. Il est adepte de l’école buissonnière et se cache souvent dans le bois derrière l’établissement scolaire. Il y développe son sens de l’observation. Ses frères l’emmènent régulièrement explorer la campagne, camper et naviguer.

Intelligent mais dilettante dans ses études, il n’a jamais été très bon élève et rate ses examens d’entrée à l’université. Il se présente alors à l’école militaire obtenant la seconde place au concours d’entrée, à dix-neuf ans (1876).

Carrière militaire

Il intègre le 13e hussards, un régiment de cavalerie. En 1877, il est envoyé comme sous-lieutenant en Inde (alors colonie britannique). C’est pendant ses loisirs qu’il s’intéresse plus particulièrement au travail des éclaireurs, et qu’il se rend compte de leur importance dans les opérations militaires.

À l’âge de vingt-six ans, il est promu capitaine. Son régiment est déplacé en Afrique du Sud, où il a l’occasion d’entrer en contact avec des « éclaireurs » indigènes pour lesquels il a beaucoup d’admiration. Il se perfectionne ainsi dans l’art de l’approche et de l’exploration.

C’est en Afrique qu’il a pour la première fois la possibilité de former des éclaireurs militaires selon ses méthodes : il les forme en petites unités ou patrouilles, chacune sous les ordres d’un chef, et attribue aux plus méritants un insigne dont le dessin s’inspire du point Nord de la boussole, très similaire à ce qui deviendra le badge du scoutisme mondial.

Il a une brillante carrière militaire, respecté et obéi parce qu’il est un chef qui donne l’exemple. Outre les Indes et l’Afrique du Sud, il passe par l’Afghanistan, les Balkans, Malte, la Russie (comme agent de renseignement).

En 1896, le major américain Frederick Russell Burnham, surnommé le « Roi des éclaireurs », lui enseigne des techniques de survie, ce qui aura une grande influence plus tard sur la création du scoutisme.

Dans l’armée britannique, Robert Baden-Powell est remarqué pour ses talents d’éclaireur mais aussi ses talents artistiques. En effet, il organise régulièrement, dans sa garnison, des spectacles de théâtre et des comédies, y interprétant à sa façon des pièces de Shakespeare et chantant.

Robert Baden-Powell, héros de guerre

L’événement qui le rend célèbre dans tout l’Empire britannique est le sauvetage de la petite ville de Mafeking (Afrique du Sud) en 1899, durant la seconde Guerre des Boers. Avec beaucoup d’astuce et de courage communicatif, il réussit à sauver la ville qui est assiégée pendant 217 jours par des troupes ennemies quatre fois plus nombreuses. Il utilise les jeunes de la ville comme estafettes (pour transmettre des messages à pied et à vélo), comme observateurs, sentinelles ou éclaireurs.

À la libération de la ville, le 16 mai 1900, il est acclamé comme un héros et nommé major-général. Il prouva que des jeunes étaient tout à fait capables de réussir une mission, pourvu qu’on leur fasse confiance. Il publie ses observations sous le nom de « Scouting » (« L’art des éclaireurs ») dans un petit fascicule destiné aux militaires appelé : « Aids to scouting ». Promu au rang de lieutenant-général en 1907, il prend le commandement d’une unité de l’armée territoriale britannique, alors en cours de formation.

Robert Baden-Powell, créateur du scoutisme

En 1910, il a 53 ans, quand sur les conseils du roi d’Angleterre Édouard VII, il fait valoir ses droits à la retraite et démissionne de l’armée pour prendre la direction du scoutisme, mouvement qu’il vient de lancer et que le Roi tient en très haute estime.

Le mouvement prend vite beaucoup d’importance, et se développe dans de nombreux pays du monde.

En 1927, il est anobli par le roi George V. Il prend le nom de Lord Baden-Powell of Gilwell, du nom d’une propriété qu’il a reçue de la famille McLaren pour en faire un centre de formation des chefs.

En 2020, il y a plus de 50 millions de scouts dans le monde entier.

… Mais …

… Robert Baden-Powell était-il joyeux ?? …

Vie privée et homosexualité

Lors du siège de la ville sud-africaine de Mafeking, Baden-Powell a eu l’idée d’utiliser des gamins locaux en éclaireurs (en anglais, scouts) pour transmettre les messages à ses troupes à travers les lignes ennemies ou pour monter la garde. Beaucoup de ces jeunes garçons furent tués en service commandé.

Cette initiative gagnante mais discutable avait été dictée au colonel célibataire non par des raisons de stratégie militaire (a priori, des hommes adultes auraient aussi bien pu faire l’affaire) mais par son goût pour les garçons. D’anciens scouts ont témoigné de la pédérastie active de Baden-Powell.

Occultant complètement les mobiles sexuels de son créateur, les Britanniques vont faire un triomphe au mouvement scout qui naît en 1910 et va rapidement devenir international, gagnant notamment la France, où Pierre de Coubertin encourage les Eclaireurs de France et où, en 1921, l’Eglise catholique crée la Fédération des scouts de France.

Baden-Powell a puisé dans « Le Livre de la jungle » de son ami Rudyard Kipling les thèmes majours du scoutisme : la vie au grand air, le goût de la nature et des animaux, l’art de suivre une piste.

Ce mouvement, qui forme depuis plus d’un siècle des millions de jeunes du monde entier, a été créé par un homme qui aimait les garçons, qui n’a jamais eu d’aventure féminine et qui s’est marié sur le tard pour faire taire les rumeurs courant sur son compte.

(Baden-Powell s’est marié en 1912, à l’âge de 55 ans, avec une jeune femme de 23 ans, Olave Saint Claire Soames qui lui donna trois enfants : Peter, Heather et Betty.

wikipedia + Dictionnaire Historique des homos célèbres – résumé par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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2 commentaires pour Joyeux… Robert Baden-Powell

  1. clodoweg dit :

    Ça me rappelle les romans « scouts » de la collection Signe de Piste.
    Tant que tu es dans les militaire n’oublie pas de dire un mot du Maréchal Lyautey.

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