Joyeux… Andrew Scott

Le très talentueux acteur irlandais Andrew Scott (Jim Moriarty dans « Sherlock ») est le héros du 430è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêche pas la réussite.

Andrew Scott, acteur caméléon

Andrew Scott est un acteur irlandais né le 21 octobre 1976 à Dublin. Il a commencé sa carrière très jeune, avec une première apparition à la télévision dans une publicité pour une marque de porridge à l’âge de 6 ans.

Son talent est reconnu très largement depuis qu’il a joué Jim Moriarty, « le Napoléon du crime », dans la série TV policière « Sherlock » produite par la BBC, rôle qui lui valut le BAFTA (Oscar britannique) du meilleur second rôle en 2012.

Andrew Scott fut encore couvert d’éloges pour son interprétation du rôle-titre de la pièce « Hamlet » en 2017 au Théâtre Almeida de Londres, qui lui valut une nomination pour le Laurence Olivier Award du Meilleur Acteur.

Au cours de sa carrière, son talent a été récompensé par divers autres prix dont un Laurence Olivier Award pour la pièce « A Girl in a Car with a Man » qui se joua à Londres au Royal Court Theatre en 2004

Il est aussi connu pour avoir joué le rôle du Prêtre dans la série « Fleabag » qui lui fit décrocher une nomination aux Golden Globes et gagner un Critics’ Choice Television Award en 2019.

Voici un article détaillant sa vie, ses succès et son homosexualité.

Andrew Scott, du criminel irrésistible au prêtre qui doute

Cinéma

Psychopathe magistral dans la série TV “Sherlock” en 2011, Andrew Scott a conquis le cœur de nombreux fans jusqu’à devenir une véritable star, parmi les plus recherchées sur le moteurs de recherche Internet. Début 2019, on le retrouve en prêtre en plein doute dans “Fleabag” ou en conducteur de taxi excédé par les Smartphones dans “Black Mirror”. Il sera bientôt à l’affiche de “1917”, film de guerre signé Sam Mendes, aux côtés de Colin Firth, Mark Strong et Benedict Cumberbatch.

Par Juliette Cardinale – numero.com – 09 juillet 2019

La puissance d’Andrew Scott réside dans sa palette de jeu des plus envoûtantes. À 42 ans, l’acteur a tendance à bouder les grosses productions mais a pourtant séduit le public, des fans de la série « Sherlock » à ceux de la série « Fleabag » : il est tour à tour émouvant et terrifiant. Fin 2019, il sera (au cinéma) à l’affiche de « 1917 », le prochain film de Sam Mendes, oscarisé en 2000 pour « American Beauty ». Il y retrouvera Benedict Cumberbatch, son ennemi juré dans la fameuse série de la BBC (Sherlock) sur le détective privé le plus célèbre de Grande-Bretagne, ainsi que Colin Firth et Mark Strong.

Débuts … au théâtre

Né à Dublin (Irlande) en 1976, Andrew Scott est éduqué au sein d’une école privée pour garçons. Très jeune, il s’essaie au théâtre et décroche son premier rôle dans un long-métrage à 17 ans, « Korea » de Cathal Black, en 1995. Puis il intègre la classe de théâtre du Trinity College de Dublin pendant six mois avant de rejoindre la troupe du Abbey Theatre (Londres). Andrew Scott se transcende sur les planches et reçoit de nombreuses récompenses : il se fait une place parmi les comédiens les plus respectés du Royaume-Uni. En 2017, son interprétation d’Hamlet à Londres ravit la critique.

Andrew Scott crève l’écran … et coming-out

Pendant longtemps, Andrew Scott enchaîne les seconds rôles à l’écran, notamment un soldat anonyme sur la plage d’Il Faut Sauver le Soldat Ryan de Steven Spielberg. En 2010, son interprétation de Jim Moriarty dans la série télé « Sherlock » le révèle au grand public. Psychopathe jouissif, tantôt glaçant, tantôt hystérique, l’ennemi juré de Sherlock Holmes n’est motivé que par l’ennui et sa fascination pour le célèbre détective. Andrew Scott séduit les créateurs de la série – Steven Moffat et Mark Gatiss – car il est capable d’être “réellement terrifiant, un psychopathe complet” – loin de l’image traditionnellement chic et ennuyeuse de l’adversaire de Sherlock Holmes. L’acteur envoûte les téléspectateurs et décroche le BAFTA du Meilleur Acteur dans un second rôle en 2012 (les Césars anglais) pour la deuxième saison de la série évènement.

Mais Andrew Scott évite d’être cantonné aux personnages machiavéliques. C’est pour cela qu’il rejoint rapidement un nouveau projet : la mini-série télé « The Town » (2012), où on le suit en architecte qui revient dans sa ville natale. Plus tard, il est (sur grand écran) le témoin qui organise un enterrement de vie de garçon dans la comédie irlandaise « The Stag » (2013).

En filigrane, sa carrière est marquée par son engagement en faveur de la cause LGBTQ+. Andrew Scott fait son coming-out lors d’une interview en 2013 et incarne, l’année suivante, dans « Pride », Gethin Roberts, le propriétaire de la librairie dans laquelle se regroupaient les membres de l’association LGSM (Lesbians and Gays Support the Miners) qui a collecté des fonds pour soutenir les mineurs britannique en grève à l’époque du gouvernement Thatcher, en 1984. Plus récemment, il retrouve les productions irlandaises et interprète un professeur d’anglais dans le film « Handsome Devil » (2017), récit initiatique de deux jeunes garçons homosexuels dans une école unisexe irlandaise.

Suite de carrière

Il se laisse cependant tenter une nouvelle fois par des rôles de méchants dans « Docteur Frankenstein » (2015) ou « Alice de l’autre côté du miroir » (2016). Il interprète aussi un personnage malveillant dans le James Bond « 007 Spectre » (2015), qui marque sa deuxième collaboration avec Sam Mendes : le cinéaste britannique, également metteur en scène de théâtre, l’avait dirigé une première fois sur les planches en 2006 dans « The Vertical Hour », une pièce signée David Hare. Andrew Scott (alors âgé de 29 ans) y incarnait le fils de Bill Nighy et petit ami de Julianne Moore.

En 2019, il séduit une nouvelle fois les fans de séries télé. Dans la seconde saison de « Fleabag », la série irrévérencieuse de Phoebe Waller-Bridge, il interprète “le Prêtre”. Boisson, cigarette et remise en cause de sa foi… renommé “Hot Priest” (“le prêtre sexy”) par les internautes, il fait chavirer les cœurs des téléspectateurs.

Quelques semaines plus tard, il est le personnage principal d’un épisode de la saison cinq de « Black Mirror » (2019). Dans cette série d’anthologie, il interprète un chauffeur de taxi, exaspéré par l’addiction de la société aux téléphones et applications. Il y met une nouvelle fois à profit son don et son magnétisme pour incarner un homme dérangé. numero.com

Homosexualité

C’est en novembre 2013, qu’Andrew Scott révéla son homosexualité, lors d’une entrevue pour le quotidien britannique « The Independent », tout en précisant qu’il n’en jouait pas dans son métier :

« Heureusement, de nos jours, les gens ne perçoivent pas l’homosexualité comme un défaut. Mais ce n’est pas non plus une qualité, comme la gentillesse. Ou un talent, comme de savoir jouer du banjo. C’est simplement un fait (…) Bien sûr, cela fait partie de ce que je renvoie, mais je ne veux pas en jouer. Je n’en fais pas la publicité ; je pense que c’est important quand on est acteur. Mais il y a une différence entre l’intimité et le secret, et je ne suis pas quelqu’un de secret. Tout ce que je veux vraiment, c’est continuer à faire mon métier, qui est de faire semblant d’être tout un tas de personnes différentes. C’est aussi simple que cela. »

Pendant sa préparation pour jouer un agent du KGB dans le thriller « Legacy » (2013) produit par la BBC, il apprit initialement à imiter l’accent russe en regardant des vidéos du président Vladimir Poutine (parlant anglais) … « Mais après que Poutine ait instauré les lois homophobes en Russie, » expliqua l’acteur au quotidien britannique The Independent, « comme je suis gay, j’ai regardé à la place (de Poutine) Rudolf Noureev. »

wikipedia

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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3 commentaires pour Joyeux… Andrew Scott

  1. J’adore dans Sherlock ! bon week-end, bisous

  2. manU dit :

    Je l’ai découvert dans Sherlock et vu dans plein d’autres films depuis.

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