Joyeux… Richard Cromwell

Le très sexy et talentueux acteur américain Richard Cromwell est le héros du 434è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêcha pas la réussite.

Richard Cromwell, jeune premier du Hollywood des années 30

Biographie express

Richard Cromwell, né LeRoy Melvin Radabaugh le 8 janvier 1910 à Long Beach (Californie) et mort le 11 octobre 1960 à Hollywood, était un acteur américain.

Sa carrière atteignit son zénith à la fin des années 30 lorsqu’il partagea la vedette de films prestigieux comme « Jezebel » (« L’insoumise ») de William Wyler (1938) avec Bette Davis et Henry Fonda, ou « Young Mr. Lincoln » (« Vers sa destinée ») de John Ford (1939) également avec Henry Fonda.

Il restera aussi dans l’histoire du cinéma grâce à « The Lives of a Bengal Lancer » (« Les Trois Lanciers du Bengale ») (1935), formidable film d’aventures réalisé par Henry Hathaway, où il partageait le haut de l’affiche avec Gary Cooper et Franchot Tone.

« Les Trois Lanciers du Bengale », adaptation sur grand écran d’un roman populaire de Francis Yeats-Brown et première grande oeuvre dirigée par le célèbre cinéaste Henry Hathaway, fut nominé pour l’Oscar du Meilleur film de l’année 1935.

Jeunesse

Avant de devenir acteur, la futur star, qui s’appelait encore Roy Radabaugh, avait commencé dès l’adolescence à faire divers petits boulots pour subvenir aux besoins de sa famille (il était le 2è d’une fratrie de 5 enfants) après le décès prématuré de son père, Ralph R. Radabaugh, emporté par la pandémie de grippe espagnole en 1918 (Ralph était inventeur et avait conçu une attraction de fête foraine toujours populaire de nos jours, les chaises volantes).

A la même époque, le jeune homme suivit les cours de l’Institut artistique Chouinard (où une des ses camarades était rien moins qu’Edith Head, la future grande costumière de cinéma) et il ouvrit une boutique de décoration à Hollywood où il concevait et vendait des abat-jours et des papier peints pour la maison, ainsi que des tableaux.

Il développa ainsi un talent pour la peinture à l’huile et la création de masques réalistes, si bien qu’il lia des amitiés dès la fin des années 20 avec diverses starlettes de cinéma qui posaient pour lui et collectionnaient ses oeuvres, notamment les futures vedettes Tallulah Bankhead, Joan Crawford, Greta Garbo, Claire Dubrey et Ann Sothern (…)

En 1930, il apparut comme figurant dans le film « King of Jazz » (1930) pour se faire un peu d’argent supplémentaire. Sur un coup de tête, ses amis l’encouragèrent à auditionner pour jouer le héros en titre du film « Tol’able David » (1930), remake d’un succès du cinéma muet ; Roy fut choisi parmi plus de 1000 candidats et comme dans un conte de fées, Harry Cohn, le grand patron du studio Columbia le rebaptisa Richard Cromwell et lança sa carrière en l’associant avec la jolie actrice Joan Peers.

Postérité

Le critique et historien de cinéma Leslie Halliwell a bien cerné le succès durable de Richard Cromwell : « un doux jeune premier, le héros délicat des premiers films américains parlants. »

Vie privée et homosexualité

Richard Cromwell n’eut pas d’enfant et ne fut marié qu’une seule fois, en 1945 à la fin de la seconde guerre mondiale, avec l’actrice Angela Lansbury (« Arabesque »), qui avait alors 19 ans, alors que lui en avait 35. Le mariage ne dura que 9 mois au bout desquels elle rompit après avoir compris qu’il était bisexuel.

Angela Lansbury déclara bien des années plus tard (2017) qu’elle était « trop jeune » et n’avait « soupçonné à aucun moment être en train d’épouser un homme gay, car il était tellement attirant » (…) Elle précisa : « C’est lui qui a voulu se marier, je le fascinais, mais en fait, il était juste fasciné par ce qu’il avait vu de moi à l’écran [l’innocente chanteuse de cabaret dans « Le portait de Dorian Gray »]

Malgré un mariage malheureux et leur divorce, ils restèrent amis jusqu’au décès de l’acteur en 1960.

Richard Cromwell ne fit qu’une seule déclaration publique sur son ex-épouse : « Partout dans la maison, des sachets de thé. En plein milieu de la nuit, elle se levait pour boire du thé. Cela me rendait presque fou »

Selon d’autres sources, Richard Cromwell était gay (et non bisexuel). Parmi ses amis intimes, il y avait le cinéaste ouvertement homosexuel James Whale, qui l’avait dirigé dans « Après » (« The road back ») (1937), ainsi que George Cukor, une autre grand cinéaste gay qui l’invitait souvent à ses soirées « entre hommes » (…)

wikipedia + Baklol – traduit et résumé par roijoyeux

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