Joyeux… Tony Richardson

Le talentueux cinéaste anglais Tony Richardson est le héros du 439è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêcha pas la réussite.

Tony Richardson, grand réalisateur de cinéma anglais

Cecil Antonio « Tony » Richardson, est un producteur, réalisateur et scénariste britannique, né le 5 juin 1928 à Shipley (Angleterre) et mort le 14 novembre 1991 à Los Angeles (Californie).

Il fut l’un des fondateurs et animateurs du « Free cinema » anglais avec ses collègues Karel Reisz et Lindsay Anderson.

Voici les détails les plus intéressants de sa vie.

Jeunesse et débuts professionnels

Fils d’Elsie Evans (femme au foyer) et de Clarence Richardson, chimiste, Tony Richardson étudie les lettres à l’université d’Oxford où, passionné de théâtre, il est à la fois Président de l’Oxford University Dramatic Society et de l’Experimental Theatre Club ETC), ainsi que critique pour « Isis » le magazine de l’Université.

A sa sortie d’Oxford, il est engagé comme critique à la revue cinématographique anglaise « Sequence », spécialisée dans le cinéma d’auteur engagé. Il y rencontre en 1955 Karel Reisz avec lequel il se lie d’amitié. La même année, il signe pour la BBC sa première oeuvre en tant que réalisateur, une adaptation de « L’Apollon de Bellac » de Jean Giraudoux.

En 1956, il imagine avec Karel Reisz et Lindsay Anderson le concept du « Free cinema », un cinéma hors des sentiers battus, plus « authentique » et reflétant une réalité sociale autre que celle des productions britanniques traditionnelles ; ce « cinéma libre », dont il va être le chef de file, est l’équivalent anglais de la Nouvelle Vague française qui voit le jour quelques années plus tard.

À la fin des années 1950, Richardson travaille pour le Royal Court Theatre à Londres et y révèle l’œuvre du dramaturge John Osborne dont il adapte deux pièces au cinéma : « Les Corps sauvages » (« Look Back in Anger ») (1959) et « Le Cabotin » (« The Entertainer ») (1960), interprétées respectivement par Richard Burton et Laurence Olivier. Malgré sa méfiance envers l’industrie cinématographique américaine, il accepte la proposition du studio 20th Century Fox de mettre en scène sur grand écran le classique de William Faulkner « Sanctuaire », avec Yves Montand et Lee Remick (1961).

Retour en Angleterre et consécration

Déçu par les contraintes du système hollywoodien, il revient au Royaume-Uni où il s’impose comme l’une des figures les plus marquantes d’un nouveau cinéma éloigné des pressions commerciales. Ses films traitent sans détour de problèmes sociaux et moraux, et des aléas d’une jeunesse en quête d’émancipation.

« Un goût de miel », évoquant le cas d’une jeune fille enceinte d’un marin noir et qui se met à vivre avec un jeune homosexuel, est un triomphe récompensé au Festival de Cannes et aux British Academy Awards en 1961.

En parallèle, Tony Richardson produit le premier long métrage de son ami Karel Reisz : « Samedi soir, dimanche matin » qui marque l’apogée du Free cinema.

« La Solitude du coureur de fond » (« The Loneliness of the Long Distance Runner ») (1962), véritable appel à la révolte, raconte l’histoire d’un jeune délinquant qui s’évade de son morne quotidien en rêveries pendant ses courses de fond en solitaire.

En 1963, Richardson réalise l’adaptation du roman d’Henry Fielding « Histoire de Tom Jones, enfant trouvé », contant les aventures picaresques d’un bâtard atterri dans le milieu noble anglais du XVIIIe siècle; « Tom Jones : de l’alcôve à la potence », avec Albert Finney dans le rôle-titre, truculente comédie qui ne recule pas devant les allusions grivoises, apporte à son réalisateur la reconnaissance internationale et les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Revenu aux États-Unis, il réalise pour la M.G.M. une comédie noire : « Le Cher Disparu » (The Loved One) (1965), sur le business des pompes funèbres. Il met ensuite en scène deux longs-métrages avec en vedette Jeanne Moreau : le film noir « Mademoiselle » (1966) et « Le Marin de Gibraltar » (1967), adaptation d’un roman de Marguerite Duras.

Suite de carrière et dernières années

Peu à peu, il abandonne ses exigences conceptuelle et artistique mais signe encore quelques réussites comme « La Charge de la brigade légère » (un réquisitoire contre les actes d’héroïsme) (1968) et « Ned Kelly » (1970) biopic sur le Robin des bois australien Ned Kelly avec Mick Jagger dans le rôle-titre. Cependant, il ne retrouve jamais l’originalité et l’acuité du style de ses débuts. Sa biographie filmée de « Vaslav Nijinski » (1969), reste inachevée.

Dans les années 1980, Richardson tourne beaucoup pour la télévision mais revient ponctuellement au cinéma où il dirige des stars telles que Jack Nicholson dans « Police frontière » ou encore Jodie Foster et Nastassja Kinski dans « L’Hôtel New Hampshire », d’après John Irving.

Tony Richardson meurt le 14 novembre 1991 à Los Angeles atteint du SIDA … Avant son décès, il a le temps d’achever le drame romantique « Blue Sky », qui ne sort qu’en 1994 en raison des difficultés financières de la société productrice Orion Pictures, mais vaut à Jessica Lange l’Oscar de la meilleure actrice (1995).

Vie personnelle

Tony Richardson a été marié de 1962 à 1967 à Vanessa Redgrave, actrice qu’il a dirigée à plusieurs reprises et avec laquelle il eut deux filles : Natasha Richardson (1963-2009) et Joely Richardson (née en 1965) également comédiennes. Il a quitté son épouse pour vivre avec (l’actrice française) Jeanne Moreau, qu’il quitta ensuite pour un jeune marin (…) Tony Richardson était bisexuel mais ne le reconnut publiquement qu’après avoir attrapé le SIDA dans les années 80.

wikipedia + Baklol

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