Joyeux… Sydney Guilaroff

Le génial coiffeur styliste Sydney Guilaroff, créateur de quelques unes des plus légendaires et inoubliables coiffures de stars des années d’or Hollywood, est le héros du 441è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêcha pas la réussite.

Sydney Guilaroff, coiffeur de légende du cinéma américain

Sydney Guilaroff (2 novembre 1907, Londres – 25 mai 1997, Beverly Hills) est possiblement le plus grand coiffeur de l’Histoire du cinéma américain. Ce fut le premier coiffeur à voir son nom figurer au générique d’un film. Il coiffa les plus grandes stars hollywoodiennes, participa à d’innombrables films légendaires et créa des coiffures qui devinrent les looks caractéristiques de nombreuses vedettes de cinéma.

Chef coiffeur du studio Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) de 1934 à la fin des années 1970, il travailla sur plus de 1000 films et pièces de théâtre. Ses services étaient demandés par des stars comme Greta Garbo, Greer Garson, Elizabeth Taylor, Joan Crawford, Norma Shearer, Zsa Zsa Gabor, Liza Minelli, Hedy Lamarr, Ava Gardner, Shirley MacLaine, Natalie Wood, Lana Turner, Lena Horne, Grace Kelly, Debbie Reynolds, Kathryn Grayson, Ann-Margret, Marilyn Monroe et Marlene Dietrich …

… ainsi que Frank Sinatra, Clark Gable, Tyrone Power, Marlon Brando, Robert Wagner et Robert Taylor…

Voici les points les plus intéressants de la vie de Sydney Guilaroff.

Jeunesse

Sydney Guilaroff est né en 1907 à Londres (Angleterre) de parent immigrés russes juifs, qui s’installèrent quelques années plus tard au Canada. A l’âge de 14 ans, le petit Sydney quitta Montréal pour New York afin d’y travailler comme assistant dans un salon de beauté, dont il nettoyait le sol. A peine deux ans plus tard, il était si doué et créatif en tant que coiffeur qu’il avait déjà établi sa propre clientèle et à 18 ans, presque toutes les clientes du salon demandaient à être coiffées par lui.

(L’actrice) Claudette Colbert découvrit « Mr. Sydney » (tel était son surnom) alors qu’il avait 21 ans et travaillait chez « Antoine », un élégant salon de coiffure de la 5è Avenue Saks de New York. Elle en sortit avec la frange particulière qu’on lui connut pour le reste de sa vie.

De même, Sydney créa la légendaire coiffure « Playmobil » de Louise Brooks qu’elle conserva toute sa carrière ; quelques mois après l’avoir coiffée ainsi, le jeune Sydney la vit au cinéma avec cette coupe, c’était la première fois qu’il voyait une vedette porter à l’écran une coupe de cheveux qu’il avait créée.

Joan Crawford l’appréciait tellement qu’elle insista pour qu’il n’y ait que lui qui la coiffe. Avant le tournage de chaque nouveau film, elle demandait à ses patrons (MGM) la permission de se rendre en avion à New York pour s’y faire coiffer par Guilaroff, aussi décidèrent-ils qu’il était plus rapide et moins cher d’installer le merveilleux coiffeur à Hollywood.

Le plus grand coiffeur d’Hollywood

C’est ainsi que Guilaroff commença à travailler pour l’industrie du cinéma (dès 1934). Il allait devenir l’homme qui transforma la blonde Lucille Ball en rousse (…) la coiffure pétillante qu’il créa pour Ingrid Berman dans « Pour qui sonne le glas » (1943) fit sensation dans le monde entier et fut copiée par des millions de femmes (…) et c’est lui qui eut l’idée, pour garder impeccables les coiffures de l’actrice-sirène Esther Williams, d’y appliquer un peu de Vaseline.

Parmi les oeuvres majeures du cinéma auquel il a participé :

“The Wizard of Oz” :

… … … … …

« Camille » :

… … … … …

« The Misfits” :

… … … … …

“Gone with the Wind” :

… … … … …

“North by Northwest” :

… … … … …

“Rosemary’s Baby” :

… … … … …

Mais, de son propre aveu, son plus grand challenge fut la production du film historique « Marie Antoinette » (1938) pour lequel il dessina 2000 perruques spectaculaires (dont certaines contenaient des oiseaux vivants en cages !!) pour les nobles et les courtisans, quelques 3000 perruques moins sophistiquées pour les figurants, et la monumentale création emplumée et incrustée de bijoux de la star en titre du film, Norma Shearer.

“Marie Antoinette » :

Le confident des stars

Mais pour les stars de cinéma, Guilaroff était bien plus qu’un coiffeur talentueux. Charmant et élégant, il était adoré d’elles, et pas juste car il était réputé discret. Dans une position où il était au courant des commérages, ragots et secrets intimes du tout-Hollywood, les vedettes pouvaient compter sur lui pour garder confidentiel ce qui devait l’être. Comme l’a expliqué Debbie Reynolds : « Sydney connaissait tout le monde et leurs secrets, et on n’hésitait pas à se confier à lui car il était totalement digne de confiance. »

Ainsi il fut le confident que Grace Kelly appela à Monaco pour la coiffer pour son mariage avec le Prince Rainier … C’est lui qui tint compagnie à Joan Crawford clouée au lit le soir où elle gagna un Oscar pour « Mildred Pierce » … Il fut aussi le père de substitution vers lequel Liz Taylor se tourna pour la réconforter lorsque son mari Mike Todd fut tué dans un accident d’avion … et l’ami qu’une Marilyn Monroe désemparée appela le soir de sa mort en août 1962 (il fut quelques jours après l’un des porteurs de son cercueil).

Vie privée et homosexualité

Sydney Guilaroff ne se maria jamais et ne conçut pas d’enfant.

Indépendamment de sa carrière, il devint, en 1938, le premier homme célibataire aux états-Unis à être autorisé à adopter un enfant, petit garçon de un an qu’il prénomma Jon, en hommage son amie Joan Crawford. L’état de Californie s’opposa à cette adoption et essaya de l’empêcher, néanmoins, c’est Guilaroff qui l’emporta et par la suite, il allait adopter un autre fils, Eugene (prénommé ainsi en hommage à son père décédé), et quelques années plus tard, il adopta (adulte) un troisième fils, qui avait été son employé.

Dans son autobiographie, « Crowning Glories » (1996), il raconte que dans ses jeunes années, il essayait de faire croire qu’il était hétérosexuel et avait mis dans son lit ou avait eu des liaisons avec les plus grandes stars féminines d’Hollywood – Greta Garbo, Ava Gardner.

A Hollywood, l’image prime et Sydney tenait absolument à ce que personne ne sache qu’il était homosexuel ou juif.

Esther Williams révéla néanmoins qu’il était gay (et non bisexuel) dans son autobiographie, et Scotty Bowers, célèbre pourvoyeur de partenaires sexuels pour clients gays, hétéros et bisexuels du monde hollywoodien, reporte qu’il eut une liaison homosexuelle avec Sydney Guilaroff lorsqu’ils étaient jeunes dans les années 40.

Sydney avait si à coeur de garder son orientation sexuelle secrète qu’il faisait passer ses amants pour des membres de sa famille.

Après avoir pris sa retraite en 1973 (à 66 ans), il mena une vie longue et heureuse et s’éteignit paisiblement dans son palais de Beverly Hills, quelques mois avant son 90è anniversaire.

Son héritage lui survit dans quelques uns des plus grands films jamais réalisés dans toute l’Histoire du cinéma.

Gay influence + wikipedia – résumé et traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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