Joyeux… Lana Turner (?)

Lana Turner, mythique actrice des années d’or d’Hollywood, est l’héroïne du 469è épisode de ma série sur les personnes extraordinaires dont l’homosexualité n’empêcha pas la réussite.

Lana Turner, reine du cinéma américain des années 1940 à 60

Lana Turner, de son vrai nom Julia Jean Turner, est une actrice américaine de cinéma, née le 8 février 1921 à Wallace dans l’Idaho et morte le 29 juin 1995 dans le quartier de Century City à Los Angeles (Californie).

Elle fait partie de la mythologie hollywoodienne. Incarnation du glamour hollywoodien, elle fut pendant près de 20 ans une des stars du studio Metro-Goldwyn-Mayer. Côté vie privée, elle détient un record avec sept mariages à son actif et elle eut de multiples amants célèbres dont Tyrone Power.

Voici les points les plus intéressants de sa vie.

Enfance chaotique

Avant même sa naissance, la destinée de Lana Turner fut aussi mouvementée que les scénarios de ses films.

Sa mère, Mildred Frances Cowan, se maria à 16 ans avec un autre adolescent nommé Virgil Turner, et donna naissance à 17 ans à la future star hollywoodienne. Ses parents étant jeunes et instables, la petite habitait régulièrement chez sa grand-mère maternelle très stricte. Elle n’avait que dix ans lorsque son père, Virgil Turner, fut assassiné le 14 décembre 1930, dans une rue de San Francisco, après une partie de poker. Lana, alors prénommée Julia, fut alors placée dans une institution religieuse avant de rejoindre sa mère, devenue esthéticienne, à Los Angeles.

La Sweater girl

Selon la légende, un responsable de la revue « Hollywood Reporter », Billy Wilkerson, la remarqua en 1935 (âgée de 14 ans) dans un drugstore en train de déguster une glace, en face de la Hollywood Highschool, où elle suivait depuis peu des cours de dactylographie. Il lui suggéra de se lancer dans le cinéma et l’envoya se présenter à l’agence de chercheurs de talents de Zeppo Marx.

La jeune fille commença à faire de la figuration dans « Une étoile est née » (1937) de William A. Wellman, mais surtout elle y rencontra le cinéaste Mervyn LeRoy. Le réalisateur détecta son immense potentiel et lui donna un second rôle marquant dans le drame social « La ville gronde » (1937). À la demande de Mervyn LeRoy, la jeune fille changea son prénom en Lana, se faisant surtout remarquer dans ce film car elle y portait un sweater qui moulait remarquablement ses formes. Grâce à ce pull-over, trop étroit pour elle, elle devint du jour au lendemain une idole pour la jeunesse, surnommée la « sweater girl » (…)

La bombe fatale

Lana Turner était liée par un contrat spécial à Mervyn LeRoy et en 1938, lorsque le réalisateur quitta la firme Warner Bros. pour la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM), il emmena avec lui sa jeune protégée. C’est alors que commença la longue et prestigieuse carrière de Lana à la MGM. On lui fit suivre des cours de diction, d’art dramatique et de danse à la Little Red School House, l’école de la MGM, en même temps que deux élèves célèbres : Judy Garland et Mickey Rooney.

Lana tourna son premier film MGM, « L’amour frappe André Hardy » (« Love finds Andy Hardy ») (1938) aux côtés de ces deux enfants stars

Mais, très vite, Louis B. Mayer comprit que sa nouvelle recrue avait tout pour remplacer la star Jean Harlow, qui venait de mourir tragiquement à 26 ans, et devenir le nouveau sex-symbol de la compagnie.

Après avoir participé à plusieurs films de série B, elle éclata dans « La Danseuse des Folies Ziegfeld » de Robert Z. Leonard qui fut l’un des plus grands succès de 1941. Superproduction, ce film marqua un véritable tournant dans la carrière de Lana et elle y éclipsa ses partenaires : Judy Garland, Hedy Lamarr et James Stewart. Son salaire monta à 1500 USD par semaine et la MGM se mit à lui offrir des rôles plus étoffés.

La Reine Lana

Lana tourna avec les stars les plus prestigieuses du studio, comme Spencer Tracy dans « Dr. Jekyll and M. Hyde » (où elle devait interpréter le rôle de la prostituée, avant qu’Ingrid Bergman ne le réclame), Robert Taylor dans « Johnny, roi des gangsters » de Mervyn LeRoy, Walter Pidgeon dans « Week-end au Waldorf » et surtout Clark Gable dans « Franc Jeu » (« Honky Tonk ») western de 1941 où l’alchimie du couple est explosive; du coup ils furent à nouveau associés sur trois autres films dont « Je te retrouverai » et « Le Retour », triomphes au box-office.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lana Turner fut une des pin-up les plus populaires auprès des G.I. et elle participa activement aux spectacles destinés à entretenir le moral des troupes. En 1942 elle fit la connaissance du comédien/restaurateur Stephen Crane qui devint son second mari et donna à Lana son unique enfant, Cheryl, née le 25 juillet 1943.

Ce fut en 1946, avec le sulfureux « Le facteur sonne toujours deux fois », qu’elle marqua à jamais la mémoire des cinéphiles. La MGM, pourtant peu habituée aux films noirs, lui y donna le rôle de la femme fatale. Sa première apparition dans le film, toute de blanc vêtue, est inoubliable, et elle y révèle enfin l’étendue de son talent.

Lana poule aux oeufs d’or

Lana Turner était alors l’une des actrices les plus rentables de la MGM, comme le prouvèrent ses succès suivants, le spectaculaire film « Le Pays du dauphin vert », « Le Retour » où elle retrouvait Mervyn LeRoy et Clark Gable (…) et deux films signés George Sidney, « Éternel Tourment » avec Spencer Tracy, et « Les Trois Mousquetaires » (1948) où elle incarnait la vénéneuse Milady de Winter aux côtés de Gene Kelly.

En 1953, elle trouva l’un de ses meilleurs rôles dramatiques dans « Les Ensorcelés » (« The bad and the beautiful »), satire du milieu hollywoodien, sous la direction de Vincente Minnelli, nommée six fois aux oscars et qui reçut cinq trophées.

Par la suite pourtant, elle joua surtout des personnages romanesques, comme la maîtresse du roi Henri II de France, « Diane de Poitiers » (1956) son dernier film pour MGM après dix-huit ans de règne.

« Après en avoir fini avec Diane », avoua Lana Turner, « je me revois encore quitter le studio sans un regard en arrière. Il était étrange de voir ces plateaux désormais vides. Ils avaient été ma seconde demeure, peut-être ma maison la plus stable pendant dix-sept ans. Je me souviens combien j’étais excitée lorsque j’ai vu ces visages fameux à l’époque de l’âge d’or de la MGM et le bonheur d’en faire bientôt partie. Mais désormais, cette glorieuse époque était révolue. »

Le second souffle

Libérée de la MGM, Lana Turner accepta l’offre du producteur Jerry Wald de tourner le mélodrame « Les Plaisirs de l’enfer » (« Peyton Place ») (1957) aux côtés de l’acteur-réalisateur Lee Philips. Le film, adapté du best-seller « Peyton Place », eut un succès extraordinaire et donna un second souffle à la carrière de Turner. Il recueillit neuf nominations aux Oscars, dont celui de la Meilleure Actrice pour Lana Turner.

Le scandale

A la même époque malheureusement, une ombre surgit dans la vie privée de la star. Le 4 avril 1958, la fille unique de Lana Turner, Cheryl Crane, alors âgée de quatorze ans, fut témoin d’une violente dispute entre sa mère et son amant de l’époque, le gangster Johnny Stompanato, avec qui la star entretenait une relation tumultueuse et qu’elle n’arrivait pas à quitter. Voulant défendre sa mère terrorisée par celui-ci qui menaçait de la tuer, Cheryl le poignarda. Accusée d’homicide légitime, Cheryl quitta libre le tribunal, après 18 jours d’emprisonnement, l’enquête ayant établi qu’elle avait agi pour protéger sa mère; elle fut ensuite confiée à sa grand-mère. Le tout Hollywood se demanda si la carrière de la star n’était pas finie.

Retour triomphal

Malgré le scandale, Lana effectua un retour triomphal l’année suivante avec le flamboyant mélodrame de Douglas Sirk, « Mirage de la vie » (1959). Les énormes recettes générées par le film remirent à flots les studios « Universal » alors en proie aux plus graves difficultés financières, et mirent également Lana Turner à l’abri du besoin : ayant négocié 50 % des profits nets du film, elle perçut onze millions de dollars pour sa seule première année d’exploitation mondiale.

Dans les années suivantes, Lana tourna peu et ces films étaient loin d’être inoubliables. Elle fut cependant encore remarquable dans « Madame X », son dernier grand rôle, aux côtés du jeune Keir Dullea.

Elle travailla ensuite pour le petit écran, notamment dans le luxueux soap opera « Falcon Crest » en 1982-1983.

Grande fumeuse avec un penchant pour la boisson, elle s’éteignit des suites d’un cancer de la gorge le 29 juin 1995.

Postérité

Lana Turner est l’exemple même de la femme fatale hollywoodienne qui inspira les générations ultérieures, notamment Marilyn Monroe ; De plus, c’est de Lana Turner que vient le prénom de la chanteuse américaine Lana Del Rey, la suite faisant référence à une voiture des années 1950.

Mais …

… Lana Turner était-elle joyeux ?? …

Homosexualité

Lana Turner n’était pas homosexuelle. Elle eut 7 maris différents dont le plus célèbre est probablement Lex Barker (m. 1953, d. 1957)

Elle coonut en sus d’innombrables amants notamment les célèbres Howard Hughes, Tyrone Power, Tony Martin, Fernando Lamas, Peter Lawford, Errol Flynn, Rory Calhoun, Robert Taylor, Mickey Rooney et Frank Sinatra…. A ce sujet, elle a déclaré :

« Les hommes c’est terriblement excitant … les femmes qui ne trouvent pas les hommes excitants sont, soit des vieilles filles anémiques, soit des dames qui font le trottoir, soit des saintes. »

… Mais, comme souvent, tout n’est pas ni tout noir, ni tout blanc : (selon les rumeurs de l’époque reprises par les historiens du cinéma) Lana Turner goûta aussi aux plaisirs entre femmes, avec sa meilleure amie Ava Gardner.

wikipedia + arte.tv (« La vie rêvée de Lana Turner ») – résumé et traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
Cet article, publié dans Carnet royal, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s