Solution de la table cassée

Mon énigme est …

« Gone Girl » ou « Les Apparences » au Québec, captivant thriller américain réalisé par David Fincher, sorti en 2014. Il s’agit de l’adaptation cinématographique du best-seller américain « Les Apparences » (« Gone Girl ») de Gillian Flynn, qui en est également la scénariste.

Satire du mariage et des médias, le film est une dénonciation de l’hypocrisie d’une société américaine idolâtrant les apparences.

Synopsis :

5 juillet 2012. Voici près de 2 ans que Nicholas « Nick » Dunne et son épouse Amy ont quitté New York pour s’installer dans une petite ville du Missouri. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy disparaît mystérieusement et Nick retrouve la table de salon pulvérisée.

En conférence de presse, il est incapable de jouer le rôle conventionnel que l’on attend de lui. Il ne paraît pas affecté outre mesure par la disparition de son épouse. Il ne souligne pas combien elle était merveilleuse, combien elle était semblable à « l’épatante Amy », personnage à peine fictif héros des best-sellers écrits par la jeune femme.

Nick semble peu préoccupé par cette affaire qui suscite une profonde émotion dans tout le pays. Une animatrice télé à scandale a tôt fait de le désigner comme le meurtrier de sa femme. Or, la peine de mort est en vigueur dans le Missouri.

Les révélations des uns et des autres vont fissurer peu à peu les apparences, au gré des points de vue, accréditant d’abord la culpabilité de Nick…

Critique :

Le film a été bien reçu par les critiques notamment en France :

  • Jean-Baptiste Herment, Mad Movies : « On craignait un thriller propret et on se retrouve avec un film de machination retors et barré. »
  • Cécile Mury, Télérama : « Tout se dédouble et se contredit […] Le film entier est une incursion au pays du toc et des identités mouvantes, incertaines, où la réalité abdique devant sa représentation. Rien n’échappe à cet examen jouissif et glacé. Première cible, les médias tout-puissants, qui, juges et parties, remodèlent le réel à leur convenance. Mais, à travers eux, c’est l’hypocrisie de toute une société que le film épingle. »
  • Jacky Goldberg, Les Inrockuptibles : « Frisant souvent la farce, Fincher y fait le portrait joyeux d’une Amérique comme fabrique à monstres et réaffirme son credo : le monde est une mise en scène, une illusion, à laquelle rien n’échappe et certainement pas le mariage, avec sa promesse absurde — ou sublime, c’est selon — de garder, tout au long de sa vie, les yeux grand fermés. »

Box office :

« Gone Girl » a rapporté au cours de son exploitation en salles de cinéma un total (mondial) de 356 800 000 dollars (au 1er janvier 2015).

Polémique :

Dans un entretien en 2013 avec Novid Parsi de Time Out qui jugeait le dénouement du film « clivant », la scénariste Gillian Flynn a déclaré qu’elle a voulu prendre à rebours la notion que les femmes sont naturellement bienfaisantes. Dans le New York Times en 2014, elle ajoute qu’elle s’est posé la question de la misogynie :

« J’ai passé 24 heures à hésiter et à me dire « j’ai tué le féminisme. Pourquoi ai-je fait ça ? Zut ! Ce n’est pas ce que je voulais ». Et puis très vite je me suis sentie très à l’aise avec ce que j’avais écrit. »

Elle récuse les accusations de misogynie sur son roman et sur le film, et argue que quand des hommes créent des personnages masculins malfaisants, on appelle ça des antihéros.

Bien vu manU et oth67.

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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