Joyeux… Claude Cahun

Claude Cahun, écrivaine, photographe et résistante française, est l’héroïne du 556è épisode de ma série sur les personnes non-hétérosexuelles qui ont réussi.

Claude Cahun, extraordinaire auteur et photographe

Claude Cahun, née Lucy Schwob le 25 octobre 1894 à Nantes et morte le 8 décembre 1954 à Saint-Hélier (Jersey), est une écrivaine et plasticienne-photographe française.

Sa vie est étroitement liée à celle d’une autre artiste d’origine nantaise, Suzanne Malherbe (nom d’artiste : Marcel Moore), sa compagne.

Liée au mouvement surréaliste, Claude Cahun s’est aussi engagée dans la vie politique de l’entre-deux-guerres et dans la Résistance pendant l’occupation allemande de Jersey.

Voici les détails les plus intéressants de sa vie :

Google lui rend hommage ce lundi [25 octobre 2021] : qui était Claude Cahun ?

SUD OUEST le 25 octobre 2021 – par Cathy Lafon

Ce lundi 25 octobre 2021, le doodle du jour de Google met à l’honneur l’écrivaine Claude Cahun. Cette artiste nantaise, célèbre pour sa participation à la Résistance, est née il y a 127 ans, le 25 octobre 1894. Méconnue, elle a laissé une œuvre considérable, entre surréalisme et réflexion sur l’identité de genre.

Vous avez peut-être remarqué l’image qui s’affiche sur la barre de recherche de Google, ce lundi, à l’effigie de Claude Cahun.

Née il y a 127 ans jour pour jour à Nantes, dans une famille bourgeoise juive, sous le nom de Lucy Schwob. Elle est la fille de Maurice Schwob, propriétaire, directeur et rédacteur du journal républicain de Nantes « Le Phare de la Loire », acheté en 1876 par son grand-père George Schwob. Malgré son milieu aisé, celle qui sera par la suite écrivaine et plasticienne-photographe, a connu une enfance difficile entre la maladie de sa mère et un antisémitisme virulent dans le lycée pour filles où elle étudie, en pleine affaire Dreyfus.

Sa vie est étroitement liée à celle d’une autre artiste d’origine nantaise, Suzanne Malherbe, sa compagne, qu’elle a rencontrée au lycée, en 1908-1909. Tombées amoureuses l’une de l’autre, les deux jeunes filles vont entretenir une relation clandestine avant de rejoindre Paris ensemble, en 1918.

Surréalisme et politique

Une fois installée à Paris, Claude Cahun, connaît ses premiers succès et enchaîne représentations théâtrales et publications littéraires. Écrivaine et photographe, elle se met à fréquenter le poète André Breton, l’écrivain René Crevel ainsi que d’autres surréalistes parisiens. À leurs côtés, Claude, et sa compagne Suzanne, peintre, graveuse et collagiste qui connaît le succès sous le nom d’artiste de Marcel Moore, adhèrent à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR), concrétisant un engagement intellectuel et politique à gauche des convictions qui remontaient déjà à leur jeunesse nantaise.

En 1934, Claude Cahun fait paraître un tract « Les paris sont ouverts » aux Éditions José Corti dans lequel elle dénonce la position de Louis Aragon, qui vient de quitter le mouvement surréaliste pour se fondre dans la doctrine du Parti communiste français. En 1935, aux côtés d’André Breton et de Georges Bataille, elle participe au groupe (éphémère) « Contre Attaque ». En 1936, elle expose à la première « Exposition surréaliste d’objets » (Galerie Charles Ratton à Paris, du 22 au 29 mai) et, à Londres, à l’»International Surrealist Exhibition » (New Burlington Galleries).

Résistante à Jersey

En 1937, après plus de quinze ans de vie commune à Paris, les deux femmes font l’acquisition d’une ferme à Jersey, où elles s’installent définitivement en 1938. C’est cet exil sur les côtes de la Manche qui va les pousser dans les bras de la Résistance. L’île britannique est, en effet, occupée par les forces allemandes entre 1940 et 1945. Pendant toute la guerre, Claude et Suzanne rédigent et diffusent des tracts antimilitaristes et pacifistes en allemand à destination des soldats de la Wehrmacht, signés « Le soldat sans nom. » Arrêtées tardivement le 25 juillet 1944, les deux femmes sont condamnées à mort le 16 novembre, quelques mois après la libération de la France et alors que les îles britanniques sont toujours occupées.

Le 9 mai 1945, elles retrouvent finalement la liberté. Très affaiblie par les années de guerre et son incarcération, la santé de Claude Cahun se dégrade. Elle meurt sur l’ile de Jersey, à Saint-Hélier, quelques années plus tard, le 8 décembre 1954, à l’âge de 60 ans. À sa mort, en 1972, Suzanne sera enterrée à ses côtés.

Droits des homosexuels

Étant elle-même lesbienne, Claude Cahun s’est battue pour les droits des hommes homosexuels et des femmes lesbiennes. En effet, elle participe à la rédaction des revus « Inversions », créée en novembre 1924, et « Amitié », publiée en 1925.

SUD OUEST + wikipedia

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

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