Joyeux… Chris Colfer

Pour fêter ses 32 ans, revoici mon article sur le très talentueux acteur et chanteur américain Chris Colfer.

Chris Colfer, artiste et écrivain prodige…

Christopher Paul Colfer est un acteur/chanteur et écrivain américain né le 27 mai 1990 à Fresno (Californie). Il a obtenu la reconnaissance internationale dès l’âge de 19 ans grâce à son rôle de Kurt Hummel dans la série TV musicale à succès « Glee » (2009 – 2015).

Son rôle dans « Glee » lui a valu l’éloge des critiques et de nombreuses récompenses dont un Golden Globe en 2011 et trois People’s Choice Awards d’affilée (en 2013, 2014 et 2015).

En avril 2011, il a été inclus dans la liste des 100 célébrités les plus influentes du monde établie par le magazine « Time ».

Chris Colfer est aussi doué pour l’écriture. Très attiré par la littérature, c’était un enfant prodige qui écrivit en 1997 son premier roman à l’âge de 7 ans (!) inspiré par les contes de fées que lui racontait sa grand-mère. Ce premier roman fut le point de départ de ce qui allait plus tard devenir « The Land of Stories, » une série de 6 livres dont le premier tome fut publié en 2012.

Ce livre, intitulé « The Land of Stories: The Wishing Spell » (sorti en France sous le titre « Le Pays des Contes : Le Sortilège Perdu ») fit de Chris Colfer un écrivain à succès, classé dans la liste des best sellers du New York Times.

C’est aussi lui qui a écrit le scénario de son premier film « Struck by Lightning » une comédie dramatique présentée en avant-première au Festival de Tribeca en 2012, qu’il a produite et dont il est le héros.

En juin 2017, il a annoncé sur son compte Twitter l’adaptation cinématographique de sa série de livres « Le Pays des contes » dont il écrira le scénario et réalisera et dont le tournage doit commencer en 2018.

Vie privée et homosexualité

Au collège Chris Colfer était le souffre douleur des autres élèves, se faisant frapper et harceler tous les jours à tel point que ses parents furent obligés de le scolariser à domicile en cinquième et en début de quatrième. Au lycée, il devint président du club d’écriture et du club de théâtre et gagna des prix d’excellence, mais le harcèlement persista jusqu’à l’obtention de son diplôme en 2008.

Il a confié qu’Elton John l’a inspiré pour répondre aux personnes homophobes et haineuses par de l’amour, de la bonté et du respect plutôt que par de la colère ou de la rancoeur.

Depuis l’enfance, il utilise l’écriture et la comédie (et le chant) à la fois pour fuir la réalité et distraire les gens.

Ouvertement gay, il n’a jamais eu de problèmes avec ses parents à ce propos et s’est engagé dans plusieurs causes comme la lutte contre le harcèlement à l’école au travers de la campagne « It Gets Better Project ».

Il est également membre de l’organisation « Uprising of Love » qui lutte pour la reconnaissance des gays, lesbiennes et transgenres russes.

Il a participé à plusieurs manifestations caritatives pour les fondations Make-A-Wish (réalisant les voeux d’enfants gravement malades), Let Girls Learn (pour la scolarisation des petites filles des pays pauvres) et la Elton John AIDS Foundation. Il s’implique aussi dans la protection des animaux.

Il est en couple depuis janvier 2013 avec Will Sherrod (acteur et assistant de production).

wikipedia – résumé et traduit par roijoyeux

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Enigme du vendredi (31)

… Quelle actrice, dans quel film ??? …

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Joyeux… Louis Bouilhet

Pour fêter son 201è anniversaire de naissance, revoici mon article sur l’écrivain français Louis Bouilhet.

Louis Bouilhet, bon génie et ami particulier de Gustave Flaubert

Louis Hyacinthe Bouilhet, dit Louis Bouilhet, né à Cany (Seine-Maritime, arrondissement de Dieppe), le 27 mai 1821 et mort à Rouen le 18 juillet 1869, est un poète et dramaturge français, chevalier de la Légion d’honneur par décret du 15 août 1859.

Biographie sommaire

Il est le condisciple de Gustave Flaubert au collège royal de Rouen, puis devient un de ses amis intimes. Après l’abandon de ses études de médecine, Louis Bouilhet exerce les métiers de professeur de littérature et de conservateur de la Bibliothèque de Rouen. En tant qu’écrivain, il appartient aux mouvements littéraires romantique et parnassien.

De son vivant, Louis Bouilhet fut remarqué pour des oeuvres telles que « Melaenis, conte romain » (1857), poème historique en cinq chants, décrivant les mœurs romaines sous l’empereur Commode, et le recueil de poèmes intitulé « Fossiles » où il essaie d’utiliser la science comme sujet de poésie (…) Sa poésie cultive une grande recherche dans la pureté, qui est spécialement appréciée dans le Parnasse.

Comme dramaturge il obtient un certain succès avec sa première pièce, « Madame de Montarcy » (1856), jouée pendant soixante-dix-huit soirées au théâtre de l’Odéon à Paris ; « Hélène Peyron » (1858) et « L’Oncle Million » (1860) furent aussi favorablement reçus (…)

Postérité

Mais l’histoire littéraire moderne se souvient moins de Louis Bouilhet pour ses propres écrits que pour le rôle essentiel qu’il a joué auprès de Flaubert, car c’est lui qui fit à ce dernier les recommandations de la plus grande rigueur pour l’écriture de ses œuvres. Il est aussi celui qui lui souffla l’idée de s’inspirer du fait divers de Delphine Delamarre pour créer « Madame Bovary ».

Flaubert lui faisait chaque semaine la lecture des nouvelles pages de ce roman durant les années de sa gestation. De belles pages furent écrites sur l’amitié entre les deux auteurs et leur relation littéraire – cf « Gustave Flaubert et ses amis » d’Antoine Albanat (1929). Bouilhet fut un critique impitoyable mais toujours juste.

A propos de la mort de son ami en 1869 à l’âge de 47 ans, Flaubert écrivit : « En perdant mon pauvre Bouilhet, j’ai perdu mon accoucheur, celui qui voyait plus clairement que moi-même. Sa mort m’a laissé un vide dont je m’aperçois chaque jour davantage. »

A la mort de Louis Bouilhet, Maupassant écrivit quant à lui un émouvant poème, dont voici les quatre premiers vers et les quatre derniers :

« Il est mort, lui, mon maître ; il est mort, et pourquoi ?
Lui, si bon, lui, si grand, si bienveillant pour moi.
Tu choisis donc, Seigneur, dans ce monde où nous sommes,
Et pour nous les ravir, tu prends les plus grands hommes.
(…)
Et puis le voilà mort et parti pour jamais
Vers ce monde éternel où le génie aspire.
Mais de là-haut, sans doute, il nous voit et peut lire
Ce que j’avais au cœur et combien je l’aimais. »

Louis Bouilhet est chevalier de la Légion d’honneur. Il repose à quelques pas de son ami d’enfance, Gustave Flaubert, au cimetière monumental de Rouen.

Homosexualité

Louis Bouilhet n’était pas qu’un ami platonique pour Flaubert. Leur amitié très particulière est prouvée notamment par quelques mots que Flaubert lui envoya le 1er décembre 1849 : « Nous t’embrassons, pioche raide. » Bouilhet avait la réputation d’être un joyeux Priape et de l’avoir plutôt costaude. Totale amitié qui vient fouiller ses preuves jusque dans le creux des pantalons !

Flaubert en Orient entre 1849 et 1852 lui écrivit des lettres grivoises relatant ses expériences dans des bordels de garçons ; Louis Bouilhet resté en France lui envoya des vers chantant l’homosexualité, tel « Étude antique » qui met en scène un éphèbe dont sont amoureux d’autres jeunes gens et des hommes plus mûrs :

Il est jeune, il est pâle

et beau comme une fille.

Ses longs cheveux flottants d’un noeud d’or sont liés,

la perle orientale à son cothurne brille,

il danse-et, secouant sa torche qui pétille,

à l’entour de son cou fait claquer ses colliers.

Tout frotté de parfums et la tête luisante,

il passe en souriant et montre ses bras nus.

Un lait pur a lavé sa main éblouissante,

et de sa joue en fleur la puberté naissante

tombe aux pinces de fer du barbier Licinus.

(…)

Pour lui, le proconsul épuisera l’empire ;

le prêtre comme aux dieux lui donnerait l’encens ;

le poète l’appelle ou Mopsus ou Tytire,

et lui glisse en secret, sur ses tables de cire,

le distique amoureux, aux dactyles dansants.

Par la ville, en tous lieux, autour de lui bourdonne

l’essaim des jeunes gens aux regards enflammés…

et le sage lui-même, en s’arrêtant, frissonne

quand son ombre chancelle et que son luth résonne

au fauve soupirail des bouges enfumés.

Louis Bouilhet

wikipedia + Mémoire culturelle gaie – résumé par roijoyeux

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Joyeux… John Gray

Le fameux poète anglais John Gray est le héros du 602è épisode de ma série sur les personnes non-hétérosexuelles qui ont réussi.

John Gray, le « vrai » Dorian Gray

John Gray était un poète anglais et prêtre catholique né le 2 mars 1866 à Londres et mort le 14 juin 1934 à Edimbourg. En tant qu’auteur, ses oeuvres les plus connues sont le recueil de poème « Silverpoints » et les romans « The Long Road » et « Park: A Fantastic Story ».

Il restera aussi dans l’Histoire car, selon des rumeurs persistantes, il est l’homme qui aurait inspiré à Oscar Wilde son fascinant « Dorian Gray ».

Voici les détails les plus intéressants de sa vie.

Jeunesse

Né en 1866 dans le Sud-Est de Londres dans une famille de la classe ouvrière, il était l’aîné d’une fratrie de 9 enfants. Il quitta l’école à l’âge de 13 ans et commença à travailler comme apprenti ouvrier métallurgiste au Royal Arsenal [usine fabriquant des armes de guerre] à Londres, tout en continuant son éducation générale avec des cours du soir où il étudia le français, l’allemand, le latin, la musique et l’art.

En 1882, il réussit à 16 ans les examens pour devenir fonctionnaire de la Couronne (…) et intégra le Ministère des Affaires étrangères où il devint bibliothécaire.

Mouvement uranien

Aujourd’hui, on se souvient surtout de John Gray pour ses oeuvres en tant que poète Uranien [Uranien est un terme de la fin du XIXe siècle, très peu utilisé sinon par les Anglo-saxons, pour désigner les homosexuels masculins]; il faisait ainsi partie du mouvement littéraire des années 1890 qui célébrait l’amour entre hommes, et avait pour confrères et amis Ernest Dowson, Aubrey Beardsley et Oscar Wilde.

John Gray était de plus un traducteur de talent, grâce auquel le public anglophone découvrit les oeuvres d’écrivains symbolistes français comme Stéphane Mallarmé, Paul Verlaine, Jules Laforgue et Arthur Rimbaud.

Dorian Gray

D’autre part, John Gray aurait [en partie] inspiré un des personnages les plus célèbres de la littérature, le héros en titre du roman « Le portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde paru en 1890, oeuvre infiniment fascinante dont le héros conserve sa beauté juvénile à travers les années alors que son portrait vieillit et se décrépit en portant les stigmates de sa vie dissolue.

Il est difficile d’évaluer exactement dans quelle mesure John Gray a inspiré Dorian Gray, mais il ne fait aucun doute que John a donné son nom de famille au personnage du roman. Ce qui est le plus remarquable, c’est que Oscar Wilde a écrit la plus grande partie de son livre avant de rencontrer John Gray pour la 1ère fois en 1889, il semble ainsi avoir anticipé cette rencontre, convoquant Gray en un acte d’imagination aussi magique et extraordinaire que la jeunesse éternelle de Dorian.

Au début, Gray qui fut un ami proche d’Oscar Wilde de 1891 à 1893, était flatté de la comparaison et dans l’entourage d’Oscar Wilde, on l’appelait souvent « Dorian » bien que, contrairement à son richissime avatar, il était d’origine modeste; mais le surnom lui convenait car (dans sa jeunesse) John Gray était aussi beau que son double de fiction, qui « semblait fait d’ivoire et de pétales de roses » et cette beauté suffit à lui ouvrir des portes dans le Londres des années 1890 où il devint un personnage emblématique du mouvement uranien.

Malgré sa jeunesse, John Gray se rendit compte avant la plupart de ses amis que le comportement ouvertement homosexuel Oscar Wilde allait causer sa perte et il coupa les ponts avec le mouvement uranien plus de deux ans avant que celui-ci ne sombre et disparaisse suite à l’arrestation et au procès puis à l’emprisonnement d’Oscar Wilde en 1895.

Le seul lien qui unit les première et seconde parties de la vie de John Gray est son partenaire sentimental André Raffalovich, riche et charmant poète français [et un des premiers défenseurs des homosexuels] qui provoqua la jalousie d’Oscar Wilde et inspira une de ses fameuses acerbes remarques : « Le pauvre André était venu à Londres pour y fonder un salon [littéraire], mais il a juste réussi à y ouvrir un saloon. »

Catholicisme et vie personnelle

Comme beaucoup des jeunes artistes de cette période [fin du XIXè siècle], John Gray se convertit au catholicisme : il fut baptisé le 14 février 1890 [à 24 ans] mais très vite ne pratiqua plus. Le procès d’Oscar Wilde semble cependant avoir intensément remué son âme et il revint au catholicisme en 1895.

En 1896, il donna une forme poétique à sa foi renouvelée en publiant un recueil de « Spiritual Poems », puis il quitta son poste au Ministère des Affaires étrangères le 28 novembre 1898, âgé de 32 ans et intégra le Scots College à Rome pour devenir prêtre.

Il fut ordonné prêtre par le Cardinal Pietro Respighi le 21 décembre 1901 à Rome. Il exerça son métier de prêtre à partir de 1902, d’abord en l’église St Patrick d’Edimbourg, ensuite en l’église St Peter toujours à Edimbourg, sur une paroisse qu’il avait fondé.

Son amant, et soutien le plus important, était donc André Raffalovich, rencontré à Londres en 1890. Raffalovich (à l’origine de confession juive) se convertit au catholicisme en 1896 et intégra le tiers-ordre dominicain à Toulouse.

Lorsque Gray partit s’installer à Edimbourg, Raffalovich le suivit. Il finança la construction de l’église St Peter dans le quartier de Morningside, église dans laquelle Gray officia comme curé tout le reste de sa vie. Le deux hommes restèrent ensemble jusqu’à la mort soudaine de Raffalovich le 14 février 1934. Un John Gray dévasté le suivit exactement 4 mois plus tard, après une brève maladie. Ils furent enterrés l’un à côté de l’autre.

Strange Flowers + wikipedia – résumé et traduit par roijoyeux

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Joyeux… Vincent Price

Pour fêter son 111è anniversaire de naissance, revoici mon enquête sur l’acteur américain Vincent Price (27 mai 1911 – 25 octobre 1993) qui restera dans l’Histoire pour sa voix envoûtante et ses inoubliables prestations dans des films d’horreur…

… De plus, il avait un registre très étendu et apparut aussi dans des films noirs, des drames, des thrillers et des comédies, une filmographie riche de plus de cent films, notamment « Le chant de Bernadette » biopic sur Sainte Bernadette où il joue le procureur qui enquête sur les apparitions de la Vierge, ou « Les trois mousquetaires » d’après Alexandre Dumas où il joue Richelieu, et surtout les classiques films noirs « Péché mortel » et « Laura » avec Gene Tierney,

La carrière de Vincent Price s’étendit sur 60 ans où il joua aussi au théâtre, la télévision et la radio. Il a deux étoiles sur le « Hollywood Walk of Fame » une en hommage à l’acteur de cinéma et l’autre de télévision. Né et élevé à Saint Louis (Missouri) il a aussi une étoile sur le St. Louis Walk of Fame.

De plus Vincent Price était collectionneur d’oeuvres d’art, diplômé en histoire de l’art (il commença à travailler à 22 ans comme professeur d’histoire de l’art pendant un an avant d’attraper le virus de la comédie). Il était aussi expert en littérature, poésie et en cuisine gastronomique, c’était un fin cordon bleu qui écrivit plusieurs livres de cuisine.

Voici les détails les plus intéressants de sa vie.

Vincent Price … comédien aux multiples talents

Jeunesse

Vincent Leonard Price Jr. est né le 27 mai 1911 à Saint-Louis dans le Missouri. Son père, Vincent Leonard Price Sr., était le président de « The National Candy Company » et son grand-père le docteur Vincent Clarence Price, inventeur de la poudre à lever « Dr. Price’s Baking Powder, » la première poudre à lever à base de crème de tartre, qui fit la fortune de la famille Price.

Vincnt Price est scolarisé à la St. Louis Country Day School, puis étudie l’histoire et l’art à Yale. Il devient membre de l’Institut Courtauld en Angleterre. Il s’intéresse au théâtre à partir des années 1930 et monte sur scène en tant que professionnel pour la première fois en 1935 dans la pièce « Victoria Regina » au Broadhurst Theater de Broadway. Il jouera au total dans une douzaine de pièces entre 1935 et 1978.

Star de cinéma

Il restera dans l’histoire du cinéma pour son physique de dandy inquiétant, à la voix caressante dans des chefs d’oeuvre hollywoodiens comme « Laura » d’Otto Preminger (1944), avant de devenir dans les années 50 et 60 un acteur emblématique de films d’horreur, sous la direction récurrente de Roger Corman (« La Chute de la Maison Usher », « Le Corbeau », « L’Empire de la Terreur », …), mais également d’André De Toth dans « L’Homme au masque de cire » (« House of wax », 1953), qui fut le premier film en 3D. Il apparaît sous les traits du Cardinal de Richelieu aux côtés de Gene Kelly dans l’adaptation en 1948 des « Trois Mousquetaires » par George Sidney.

Acteur indissociable du cinéma d’épouvante, il incarne « L’Abominable Docteur Phibes » de Robert Fuest (1971) et quelques films d’horreur britanniques comme « Théâtre de sang » de Douglas Hickox (1973), à la lisière de l’auto parodie. Il prête sa voix au court-métrage hommage, « Vincent », que lui consacre Tim Burton qui lui donnera par ailleurs l’un de ses derniers rôles dans « Edward aux mains d’argent » en 1990.

Autres talents

En 1975, il prête sa voix à l’album « Welcome to My Nightmare » de son ami Alice Cooper pour le monologue d’introduction de la chanson « The Black Widow » et apparaît régulièrement sur scène lors de ses concerts : il s’agira de la première association de l’univers du cinéma d’horreur à celui du rock.

Dans les années 80, il prête sa voix à « Thriller » chanson à succès de Michael Jackson (…) Dans les années 90, il prêtera sa voix pour la scénographie de la célèbre attraction « Phantom Manor » de Disneyland Paris.

Grand collectionneur d’art contemporain et fin cordon bleu, il a consacré plusieurs ouvrages à ces passions.

Décès

Très gros fumeur, Vincent Price est mort d’un cancer du poumon à Los Angeles, le 25 octobre 1993. Selon Tim Burton, qui s’était lié d’amitié avec lui, il s’est laissé mourir de tristesse à la suite du décès de sa femme, Coral Browne, deux ans auparavant.

Vie privée et homosexualité

Vincent Price a eu trois épouses. Il a eu un fils, Vincent Barrett Price (né en 1940), de son premier mariage avec l’actrice Edith Barrett (1938-1948). De son second mariage avec Mary Grant (1949–1973), créatrice de costumes, il eut une fille Victoria née en 1962. Son troisième mariage (1974-1991) fut avec l’actrice australienne Coral Browne qui décéda d’un cancer 2 ans avant lui.

Victoria, la fille de Vincent Price, a déclaré en 2015 qu’elle est « presque certaine que (son père) avait des relations physiques intimes avec d’autres hommes » …

… un fait confirmé par Scotty Bowers, célèbre pourvoyeur de partenaires sexuels pour des clients gays, hétéros et bisexuels dans le monde hollywoodien des années 1940 et 1950 ayant lui-même eu des relations sexuelles payantes avec plusieurs personnalités du cinéma; Scotty, qui était un ami intime de Vincent Price et appelait l’acteur « Vinny », a écrit dans son autobiographie :

« A l’époque où je l’ai rencontré, Vinny avait 38 ans et venait d’épouser sa 2nde femme, Mary Grant (…) Elle lui donna une fille mais il était décidément gay et le mariage ne marcha pas. Malgré son homosexualité il se remaria en 1974 avec l’actrice Coral Browne. Bien qu’elle était (bisexuelle) (…) le couple était très lié. Leur vie sexuelle était quasi inexistante mais ils s’adoraient.

J’ai été l’amant de Vinny pendant des années. Le sexe avec lui était agréable, doux, sans précipitation. Il y avait une sorte de raffinement dans les rapports sexuels avec lui. C’était érotique, captivant, épanouissant, satisfaisant, gratifiant. La grande classe de bout en bout. Que dire de plus ? (…)

wikipedia + « Full Service – my adventures in Hollywood and the secret sex lives of the stars » de Scotty Bowers – traduit par roijoyeux

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