Joyeux… Rudi Gernreich

Le fabuleux styliste américain Rudi Gernreich, dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite, est le héros de ce jour sur « roijoyeux » à l’occasion de son 98è anniversaire de naissance …

Rudi Gernreich, l’inventeur du monokini pour femmes

Rudolf « Rudi » Gernreich (08 août 1922 – 21 avril 1985) était un créateur de mode américain d’origine autrichienne dont les créations vestimentaires sont considérées comme les plus innovantes et dynamiques dans la mode des années 60. Il révolutionna la mode en utilisant délibérément ses créations dans le but de faire avancer la liberté sexuelle des femmes, avec des habits qui épousaient les formes naturelles du corps féminin, les libérant des contraintes de la haute couture.

Il fut le premier à utiliser des découpes et les matières plastique et vinyle. C’est lui qui dessina le premier string de bain et lui qui inventa la notion de mode « unisexe » (habillant les hommes de jupes), ainsi que le premier maillot de bain sans soutien-gorge, pour lequel il gagna en 1956 le American Sportswear Design Award décerné par Sports Illustrated, et le monokini – mot dont il est le créateur.

Rudi Gernreich a remporté à quatre reprises le Coty American Fashion Critics Award et de nombreux autres prix d’excellence. En décembre 1967, il a fait la couverture du magazine Time, chose rare pour un styliste.

Sa carrière dans la création de mode fut longue, révolutionnaire et avant-gardiste.

Vie personnelle et homosexualité

Rudi Gernreich était le fils d’un fabricant de lingerie. Juste avant la Seconde guerre mondiale (1938), sa mère emmena le jeune Rudi (16 ans) avec elle aux états-Unis et ils s’installèrent à Los Angeles (Californie) afin d’échapper aux persécutions des nazis. Rudi obtint la nationalité américaine en 1943.

En 1950, il rencontra (à 28 ans) Harry Hay, un avocat communiste de 10 ans son aîné, futur pionnier des droits LGBT, et les deux hommes devinrent amants. Harry Hay lui montra « The Call », un document expliquant son plan pour créer une organisation de soutien pour les homosexuels; Rudi Gernreich lui déclara : « Je suis un réfugié juif autrichien. Ceci est le projet le plus dangereux que j’ai lu de toute ma vie. Mais oui, je suis pour à 100%. »

Gernreich devint ainsi un des membres fondateurs et un soutien financier généreux de la Mattachine Society, la première organisation politique gay de l’histoire.

En 1951, il fut piégé et arrêté par un policier en civil dans des toilettes publiques pour hommes et condamné pour attentat à la pudeur – ces pièges tendus par la police contre les homosexuels était très fréquent dans la région de Los Angeles à cette époque.

Gernreich rompit sa liaison avec Harry Hay en 1952 après deux ans de vie commune.

En 1953, Gernreich fit la connaissance d’Oreste Pucciani, professeur de français et de philosophie, et futur président du département « enseignement du français » à l’Université UCLA, qui fit découvrir Jean-Paul Sartre aux enseignants américains (…)

Jamais de toute sa vie, Gernreich n’annonça son orientation sexuelle. Peggy Moffit, son mannequin fétiche, a expliqué : « c’est parce qu’il pensait que son homosexualité était évidente. »

Dans la 2è partie de sa vie, Rudi portait une perruque, des mocassins Gucci et des combinaisons à fermeture éclair, et se déplaça en Bentley blanche dans West Hollywood [quartier gay de Los Angeles] où il vécut jusqu’à sa mort le 21 avril 1985 d’un cancer du poumon à l’âge de 62 ans laissant derrière lui Oreste Pucciani (68 ans) qui était son partenaire depuis 31 ans.

Out.com + wikipedia – résumé et traduit par roijoyeux

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Joyeux… Daniel Cordier

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous repropose, à l’occasion de son 100è anniversaire, un article sur Daniel Cordier, ancien secrétaire particulier de Jean Moulin et compagnon de la Libération au parcours exceptionnel que j’ai découvert en 2018 en écoutant Hélène Jouan sur Europe 1.

Daniel Cordier, héros de la Résistance … gay

Daniel Cordier est né à Bordeaux le 10 août 1920.

Après avoir été Camelot du roi [militant d’extrême droite], il s’engage dans la France libre dès juin 1940, à 19 ans. Secrétaire de Jean Moulin en 1942-1943, au contact de qui ses opinions ont évolué vers la gauche, il lui a consacré une biographie en plusieurs volumes de grande portée historique. Il a été, après la guerre, marchand d’art, critique, collectionneur et organisateur d’expositions, avant de se consacrer à des travaux d’historien.

Jeunesse

Ses premières années se déroulent en Aquitaine. Né à Bordeaux en dans une famille royaliste, il grandit dans un internat catholique d’Arcachon (le pensionnat Saint-Elme) puis s’installe à Pau avec sa mère remariée là-bas. Une existence privilégiée auprès de sa grand-mère puis sa mère. Influencé par sa famille, il est militant à l’Action française mais, révolté à l’annonce de l’armistice par le maréchal Pétain, il quitte la France car il refuse la défaite.

Espérant que l’Empire français continuera la guerre, il embarque le 21 juin 1940 à Bayonne sur un navire belge, le cargo Léopold II, qui devait aller en Algérie. Le bateau fait finalement route vers l’Angleterre. C’est ainsi que Daniel Cordier se retrouve à Londres où il s’engage dans les Forces françaises libres du général De Gaulle le 28 juin 1940.

La rencontre de sa vie

Devenu membre des services secrets de la France Libre, il est parachuté en 1942 près de Lyon et rencontre Jean Moulin à Lyon, la rencontre qui bouleverse sa vie :

« Quand il m’a embauché comme secrétaire je ne savais pas que c’était Jean Moulin. Pour moi c’était Rex. C’était un homme très élégant et très exigeant. Je relevais le courrier et distribuais les lettres pour les mouvements de la résistance. Je distribuais aussi de l’argent, beaucoup d’argent.


La nuit je vidais et décidais les messages. Pour ne pas éveiller les soupçons, quand il y avait trop de monde qui aurait pu nous écouter, il se mettait à me parler d’art. Je n’y connaissais rien, mais lui était grand amateur d’art contemporain. »

L’art est ce qui les réunira au-delà de la guerre et de la mort de Jean Moulin :

« [Il faisait comme si] l’art était notre vie à tous les deux (…) Il voulait être artiste peintre quand il avait 17 ans, c’est son père qui l’a obligé à être préfet. »

Daniel Cordier entre dans le quotidien et un peu dans la vie de Jean Moulin qu’il côtoie pendant un an, en tant que secrétaire particulier. Il sera son plus proche collaborateur jusqu’au guet-apens de Caluire le 21 juin 1943 (Caluire fût le théâtre du tragique épisode qui devait jeter Jean Moulin dans les griffes de Klaus Barbie et mettre un terme à son activité héroïque).

Daniel Cordier n’apprendra la mort de Jean Moulin que bien plus tard, à l’automne 1944. La suite de sa vie se retrouve guidée par son parcours aux côtés du grand résistant qui lui avait dit lors de leurs nombreuses discussions autour de l’art :

« Quand ce sera fini, je vous emmènerai au Prado [musée de Madrid] et vous verrez ce que c’est que de la peinture… Et je suis allé au Prado, je n’étais jamais entré dans un musée, la peinture ne m’intéressait pas, mais j’ai découvert que c’était quelque chose de miraculeux. »

Daniel Cordier deviendra marchand d’art de premier plan, ouvrant des galeries à Paris, New York et Francfort, exposant des artiste majeurs comme Dubuffet dont il deviendra le marchand officiel.

Une infaillible fidélité à Jean Moulin

Un vie tournée vers l’art mais en 1977, ses années de résistance ressurgissent. Il sort de son silence lorsqu’un livre de Henri Frenay décrit Jean Moulin comme un agent soviétique. Choqué par ce qu’il considère comme des calomnies, Cordier entreprend des recherches historiques pour défendre la mémoire de son ancien patron.

Le voilà qui se lance dans l’exploration méthodique de documents, un immense travail sur les archives. Lui le marchand d’art se fait historien-témoin de cette période pour son premier livre, une colossale biographie de Jean Moulin, « Jean Moulin. L’Inconnu du Panthéon ».

« Avoir été antisémite tout d’un coup, j’ai eu le sentiment que c’était un crime »

Il revient aussi avec sincérité sur son antisémitisme de jeunesse qu’il a fini par combattre. Il raconte la première fois qu’il a vu un homme portant une étoile jaune. C’était à Paris en 1943 :

« Un homme et son fils avec l’énorme pancarte « juif ». Là… ces hommes… ce père et son fils qui étaient des Français comme moi, comme nous tous…

Quand je me souviens de ça j’ai envie de les embrasser tous les deux. J’ai les larmes aux yeux, ça a été le plus grand choc de ma vie. Avoir été antisémite tout d’un coup, j’ai eu le sentiment que c’était un crime, que c’était horrible ! »

Toute sa vie, Daniel Cordier a été fidèle à la mémoire de Jean Moulin, celui qui lui a ouvert les yeux.

(…)

Etre en règle avec soi même et avec la vérité, c’est ce qui fait de lui assure-t-il un « vieux monsieur très très heureux ».

Il y a des leçons à écouter dans le témoignage de Daniel Cordier : son humilité, son optimisme, comme il fait du bien son optimisme : « Aujourd’hui n’est pas pire qu’hier et même quand tout parait bouché, il peut rester un espoir », dit-il.

Sa liberté surtout : celle d’un homme qui a vécu selon ses valeurs, affranchi de son héritage familial et culturel, capable de parler avec pudeur de son homosexualité, « parce qu’on fait ce qu’on veut de son corps, cela va avec l’idée de liberté ».

Un grand homme libre, et … homosexuel

Il nous apprend qu’il n’y a pas d’engagement petit ou grand, sinon celui pour la liberté justement, qu’il faut faire ce qu’on attend de soi-même.

Daniel Cordier n’a pas la prétention de faire l’Histoire, parce qu’il n’avait pas pour dessein de la faire, mais l’Histoire le retiendra, comme un Français libre. Oui il y des leçons à écouter de cet homme qui ne souhaite pas en donner.

(—)

Aujourd’hui installé à Cannes (Alpes-Maritimes), Daniel Cordier continue de travailler à ses mémoires, dont le premier volume, consacré à la période allant jusqu’à l’arrestation de Jean Moulin, a connu un grand succès lors de sa sortie, en 2009 (« Alias Caracalla », Gallimard).

En 2014 est paru « Les Feux de Saint-Elme », le récit de son éveil sentimental et sexuel au collège lycée Saint-Elme d’Arcachon, pensionnat religieux de garçons dans lequel il passa son adolescence. Il y subit les influences contradictoires d’André Gide et des enseignements de l’Église catholique en la personne de son confesseur, qui le persuade de renoncer à son amour pour un garçon du nom de David Cohen. Cet épisode devait marquer sa vie entière.

Daniel Cordier n’a révélé son homosexualité qu’en 2009 à l’occasion de la sortie du tome I de ses mémoires, et a annoncé que ce serait un thème du tome II.

A 100 ans (il est né le 10 août 1920), il est l’un des sept derniers compagnons de la Libération (sur 1 038) encore en vie.

Postérité

Daniel Cordier a reçu les plus hautes décorations françaises :

  • Grand-Croix dans l’ordre national de la Légion d’honneur, le 31 décembre 2017 ;
  • compagnon de la Libération, le 20 novembre 1944 ;
  • Croix de Guerre 1939-1945.

Vous pouvez découvrir l’intégralité de son témoignage émouvant recueilli par Marie-Pierre d’Abrigeon, Didier Bonnet et Nicolas Titonel sur le site de France 3

Christine Le Hesran (France 3) 10 mai 2018 + wikipedia


Information complémentaire :

Macron et Castex célèbrent les 100 ans du résistant Daniel Cordier

AFP, publié le lundi 10 août 2020 à 21h34

Emmanuel Macron et Jean Castex ont rendu hommage lundi au résistant Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, à l’occasion de son centième anniversaire, le chef de l’Etat le remerciant pour « l’exemple donné ».

« Une nation se nourrit de vies exemplaires. C’est pourquoi, au nom de tous les Français, le chef de l’Etat a souhaité un bon anniversaire à Daniel Cordier et l’a remercié pour l’exemple donné », a indiqué la présidence de la République, en précisant qu’Emmanuel Macron avait téléphoné à Daniel Cordier.

« L’engagement, le courage, la générosité, la soif de liberté et l’amour de la France dont ont fait preuve les 1.038 Compagnons de la Libération doivent, plus que jamais, continuer de nous inspirer et de nous guider en tant que nation et en tant que peuple », a poursuivi l’Elysée dans un communiqué.

Le Premier ministre Jean Castex a pour sa part salué le « compagnon de la libération » et « cette singulière histoire qui devint l’Histoire ».

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Joyeux.. Reynaldo Hahn

D’innombrables prodiges du monde du spectacle, sportifs exceptionnels, rois, capitaines d’industrie, scientifiques, politiciens, chefs cuisiniers et autres héros – sont gays ou bisexuels…

… J’ai décidé de raconter leurs histoires afin de montrer aux personnes qui ont été brimées à cause de leur orientation sexuelle qu’il y a des gays admirables dont l’homosexualité n’a pas empêché la réussite…

Aujourd’hui je vous repropose, à l’occasion de son 126è anniversaire de naissance, un article sur Reynaldo Hahn, compositeur prodige, officier de la Légion d’honneur et … amant de Marcel Proust.

Reynaldo Hahn, grand talent musical de la Belle Epoque … gay

Reynaldo Hahn, né à Caracas le 9 août 1874, et mort à Paris le 28 janvier 1947, est un compositeur français d’origine vénézuélienne, chef d’orchestre, chanteur et critique musical.

Jeunesse

Né d’une mère vénézuélienne d’origine basque, Elena Maria de Echenagucia (1831-1912), et d’un père allemand d’origine juive, Carlos Hahn (1821-1886), Reynaldo Hahn est le cadet de quatre frères et de cinq sœurs. Les enfants sont élevés dans la religion catholique. Leur père, Carlos Hahn, venu au Venezuela pour faire fortune, devient ami et conseiller du président Antonio Guzmán Blanco. Au terme du septennat de ce dernier, se sentant menacé par les ennemis du président, Carlos part pour Paris en 1878 avec toute sa famille; Reynaldo n’a que quatre ans. La famille Hahn, installée au 6 rue du Cirque, se crée rapidement des relations dans la société parisienne.

Montrant des dispositions pour la musique, Reynaldo Hahn entre au Conservatoire de Paris en octobre 1885 (à l’âge de onze ans) et devient l’élève d’Albert Lavignac et de Jules Massenet pour la composition. Il n’a que treize ans en 1887 lorsqu’il compose une célèbre mélodie sur un poème de Victor Hugo, « Si mes vers avaient des ailes ». Trois ans plus tard, il écrit la musique de scène de « L’Obstacle » pièce de théâtre d’Alphonse Daudet (…)

Dans les salons parisiens les plus huppés (chez la princesse Mathilde, la comtesse de Guerne, Madeleine Lemaire), le tout jeune Reynaldo Hahn chante ses mélodies en s’accompagnant au piano. Il s’illustrera brillamment dans ce genre musical [la mélodie française] durant la première partie de sa vie. Il rencontre de grands noms comme Stéphane Mallarmé ou Edmond de Goncourt.

Chez Madeleine Lemaire, en 1894, alors qu’il est invité pour chanter son oeuvre « Les Chansons grises », il fait la connaissance de Marcel Proust dont il devient l’amant, jusqu’en 1896. Il entretiendra cette amitié jusqu’à la mort de l’écrivain dont il sera l’un des rares proches à pouvoir se rendre chez lui sans devoir se faire annoncer.

Selon le journaliste et historien Emmanuel Berl : « Reynaldo Hahn a été sans doute un des êtres que Proust a le plus aimés. Quiconque a pu approcher un tant soit peu Reynaldo Hahn le comprend sans peine. Sa conversation avait un grand charme qui ne tenait pas seulement à son talent de musicien et de chanteur, mais à l’étendue de sa culture, à son usage du monde, à un enthousiasme généreux et narquois, dont on subissait aussitôt la contagion, à une disponibilité qui est à la fois un attribut de l’intelligence et une forme de la bonté. »

(…)

Maturité et postérité

Ayant été naturalisé français en 1912, lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale en 1914, il est envoyé à sa demande au front jusqu’en 1916, pour ensuite travailler au ministère de la Guerre. Cela ne l’empêche pas de continuer à composer (« Le Ruban dénoué », pour deux pianos). La guerre terminée, Reynaldo va faire une carrière éblouissante de compositeur (avec notamment l’opérette « Ciboulette », 1923) et de critique musical. Il est promu officier de la Légion d’honneur en 1924, et sera élevé au grade de commandeur du même ordre quelques jours avant sa mort le 28 janvier 1947.

(…)

Toute son œuvre est marquée par un véritable don de l’invention mélodique alliée à un raffinement harmonique certain. Cependant, sa musique restant tournée vers le passé, il est, pour beaucoup, le musicien de la Belle Époque, l’auteur de charmantes mélodies et d’opérettes. Mais une grande partie de son œuvre reste à découvrir, présentant bien d’autres facettes du personnage.

« […] cet « instrument de musique de génie » qui s’appelle Reynaldo Hahn étreint tous les cœurs, mouille tous les yeux, dans le frisson d’admiration qu’il propage au loin et qui nous fait trembler, nous courbe tous l’un après l’autre, dans une silencieuse et solennelle ondulation des blés sous le vent. »
– Marcel Proust, Le Figaro, 11 mai 1903

Homosexualité

Lorsque Reynaldo Hahn rencontre Marcel Proust, c’est le coup de foudre; il a vingt ans, Marcel en a vingt-trois. Du 18 août au 15 septembre 1984, au château de Réveillon (Marne), propriété de [l’artiste peintre et découvreuse de talents] Madeleine Lemaire, qui a lancé leurs carrières, les deux amants passent leur lune de miel (…) Tout comme Proust, Reynaldo s’emploie à cacher son homosexualité à sa mère, et la vie du couple n’en est pas facilitée.

De plus, la fidélité n’est pas dans le caractère de Reynaldo et il supporte difficilement la jalousie de Proust. La rupture est consommée en 1896, mais jusqu’à sa mort, Proust conservera une grande amitié pour Reynaldo.

En 1914, Reynaldo s’engage, peut-être par patriotisme, mais sûrement pour rejoindre un jeune soldat, et le commandant de la compagnie ne manque pas d’être surpris par l’attitude ambigüe des deux recrues.

La guerre terminée, Reynaldo va faire une carrière éblouissante de compositeur (« Ciboulette », 1923) et de critique musical. Il mourra en 1947 (à 72 ans), directeur de l’Opéra de Paris, portant perruque, monocle et corset, et ne faisant plus mystère de son goût pour les hommes.

wikipedia + Dictionnaire historique des homosexuels célèbres

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Grimace du lundi

… Antoine Griezmann …

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Olivia de Havilland / Montgomery Clift

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