Joyeux… John Cheever

Le grand écrivain américain John Cheever, gagnant du Prix Pulitzer en 1979, est le héros du 644è épisode de ma série sur les personnes non-hétérosexuelles qui ont extraordinairement réussi.

John Cheever, le Tchekhov des faubourgs

John Cheever, né le 27 mai 1912 à Quincy, dans le Massachusetts, mort à Ossining, dans l’État de New York, le 18 juin 1982 (à 70 ans), est un écrivain américain.

John Cheever est surtout renommé pour ses nouvelles. Il en a écrit plus de deux cents, parues d’abord dans des magazines (principalement « The New Yorker ») avant d’être publiées en sept recueils, de 1942 (« The Way Some People Live ») à 1973 (« The World of Apples »).

Ses nouvelles les plus applaudies sont « The Enormous Radio » et « Torch Song » (pour leur côté fantastique), « Goodbye, My Brother » (1950), « The Country Husband » (1954) et surtout « The Swimmer » (1964) adapté au cinéma en 1968 par le cinéaste Frank Perry avec Burt Lancaster dans le rôle-titre.

« The Stories of John Cheever » (1978), regroupant une cinquantaine de nouvelles, a obtenu le prix Pulitzer de la Fiction et le National Book Critics Circle Award en 1979. L’un des recueils les plus vendus de l’histoire, il a non seulement établi la réputation de son auteur mais ranimé l’intérêt des éditeurs et des lecteurs pour le genre de la nouvelle, le rendant commercialement viable et littérairement respectable.

L’œuvre de John Cheever compte aussi cinq romans. « The Wapshot Chronicle » (1957) lui fait gagner le National Book Award en 1958. Suivent « The Wapshot Scandal » (1964), « Bullet Park » (1969), « Falconer » (1977) et « Oh What A Paradise it Seems » (1982).

Ses écrits se déroulent principalement dans les banlieues blanches, anglo-saxonnes et protestantes autour de New York et plus particulièrement dans le comté de Westchester, dont il se fait le premier et fidèle chroniqueur. C’est la description de ce monde de cocktails, de pelouses fraîchement tondues, de liaisons extraconjugales, de gares de banlieue et de gueules de bois du dimanche qui lui a valu d’être surnommé « le Tchekhov des faubourgs » – mais Scott Fitzgerald, Faulkner, Flaubert et, spécialement Hemingway influencent aussi fortement son œuvre.

Il est en effet considéré, aux États-Unis, comme l’un des auteurs ayant, avec Updike et Yates, le mieux dépeint la vie des classes moyennes américaines durant l’après-guerre, avec un humour ironique qui adoucit sa vision généralement sombre de ce milieu et le thème principal de son oeuvre, qui est le vide émotionnel et spirituel de la vie… La Nouvelle-Angleterre et l’Italie servent aussi de décor à une série de nouvelles.

Admiré par Hemingway ou Nabokov, [le grand écrivain américain] Philip Milton Roth parle de « réalisme magique » pour qualifier l’étrangeté qui se dégage constamment de l’œuvre de Cheever, dont le plus grand talent est sans doute la capacité d’allier cynisme et générosité, de voir qu’absurdité et profondeur peuvent coexister, de les reconnaître tous deux, sans minimiser l’autre. Lui-même décrivait l’écriture (de fiction) comme une « expérimentation … On ne termine jamais une phrase sans avoir le sentiment qu’elle n’a jamais été couchée comme ça auparavant, et que peut-être la substance même de la phrase n’a jamais été ressentie… La finesse de sentiment et la vélocité m’ont toujours paru terriblement importantes. »

Il est moins connu hors de son pays natal et, notamment, en France où son œuvre n’a été traduite que vingt ans après sa mort, à de rares exception près. « Le ver dans la pomme », « L’Ange sur le pont », « Insomnies » et « Déjeuner de famille », quatre recueils de nouvelles issus de « The Stories of John Cheever », de même que quatre de ses romans sont désormais disponibles en français.

Mais … John Cheever était-il joyeux ?? …

Voici la réponse :

Vie privée

Lettres et journaux intimes de John Cheever publiés après sa mort en 1982 révèlent sa bisexualité – malgré un long mariage avec une femme qui lui donna trois enfants, il eut de nombreuses liaisons extra-conjugales avec des hommes et des femmes.

Son attitude envers sa propre bisexualité se reflète dans ses romans et nouvelles, ambigüe et stéréotypée dans ses premières oeuvres, et ensuite plus sereine et en acceptation de soi.

wikipedia + Gay for Today – traduit par roijoyeux

… Revenez pour de nouvelles enquêtes, prochainement sur roijoyeux !!! … Et vous pouvez lire l’histoire des autres héros joyeux ici

A propos roijoyeux

... Soyons... Joyeux !!!
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